I. — Carrières, mines
Le roi étant le propriétaire de toute la terre en possède aussi les produits. Aussi toutes les carrières ou mines étaient-elles un monopole. Le monopole des carrières devait être assez lucratif, car si les Égyptiens ne construisaient guère de maisons en pierre, ils consommaient dès l'antiquité beaucoup de calcaire pour en faire le lait de chaux dont ils blanchissent leurs murs. De plus, la syénite, granité de Syène*, commençait déjà à être fort estimée en Grèce, et les rois d'Egypte ont dû en exporter d'assez grandes quantités. Les Ptolémées exploitaient des mines d'or près de Bérénice, dans le désert, en un lieu
rien ; si Wilcken croit y trouver la preuve que l'impôt de la bière rapportait beaucoup, c'est par suite de son hypothèse, aujourd'hui reconnue fausse, que le rapport du cuivre à l'argent était de 120 à 1. Dans cette hypothèse, 5 talents de cuivre par mois, 60 par an, feraient une grosse somme; en réalité, cela faisait à peine 800 à 1,000 dr. d'argent.
1. Le porphyre de Thébaïde ne fut connu qu'à l'époque romaine; il fut découvert vers le milieu du i^"" siècle et commença de suite à être employé par les architectes. Sa vogue tomba un peu vers la fin du ii^ siècle pour ne reprendre qu'à la fin du ui^, non plus en architecture, mais en sculpture. Voy. Letronne, Recherches sur le gisement et r exploitation des carrières de porphyre et de granit dans le désert, à l'est du Nil [Œui'res choisies, l""^ série, t. I, p. 453 et suiv.).
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que d'An vil le a cru pouvoir identifier avec le Gebel Olakij. L'exploitation était faite par des criminels d'État; l'or était purifié sur place et envoyé à Alexandrie fondu en lingots^. Il y avait des mines de cuivre dans la presqu'île du Sinai; on recueillait les topazes de l'Ile Ephiodès, où aucun navigateur n'avait le droit d'aborder sous peine de mort-; d'autres pierres précieuses se ramassaient près de Coptos^. D'autre part, la célèbre montagne d'émeraude semble n'avoir été connue que du temps des Romains^.