Tebt. Pap
ser que le principe de l'impôt ait différé entre les diverses espèces de terres, mais beaucoup de détails devaient les distinguer.
Impôts fonciers sur la ciTo^opoç
Le caractère le plus remarquable des impôts de ce genre est qu'ils se paient en blé. Quelle que soit la culture, l'impôt est perçu en froment, du moins en principe, et nous avons vu plus haut que, le plus souvent, il en était ainsi dans la pratique ^ Le mode de tenure des terres tenait une grande place lorsqu'il s'agissait d'établir la cote de l'impôt. Primitivement, il n'y avait que deux cotes d'impôt, l'une frappant la terre èv àoéaii, et l'autre la terre royale; cette règle s'était conservée jusqu'à la fin du if siècle, du moins au Fayoum, d'où nous viennent nos renseignements; mais, vers cette époque, on augmenta les contributions de certaines catégories de propriétaires.
Il semble que la Y^ èv à^psast ait eu d'abord à payer un impôt uniforme de 1/2 artabe de froment par aroure. Dans la suite, il survint des changements- : en 114, les clérouques i'cpoSot
1. Voy. ci-dessus, chap. i, où ce qui s'applique aux loyers de la terre atT^çopoç est vrai pour l'impôt foncier.
2. Tebt. Pap., 98, Introd., p. 430. C'est d'après les éditeurs la seule manière d'expliquer les bizarreries de celte taxe.
sous LES LAGIDES. 97
furent élevés à I artabe par aroure*; entre cette année et l'an 111 -, les xocToixot uzizd;,^ montèrent à I artabe et les i-rr-àpoupot à 3/4 artabe. Il y eut même des augmentations plus fortes, mais nous ne savons pas quelles classes de clérouques elles frappèrent. Les biens du clergé, pendant ce temps, restaient toujours taxés au même taux de 1/2 artabe; pour les autres propriétaires de yr, £v oL'^i'jii, nous n'avons aucun renseignement.
On trouve ainsi la série des taxes suivantes de 1/2! à 2! artal)cs par aroure :
To yju'.au àp-:àor,;^, taxe de 1/21 artabe, perçue sur les prêtres.
TO rja'.GU TixapTOv àpTaCr,^^, taxe de 3/4 artabe, perçue sur les â-Tâpo'jpoi.
r^ àoTaotsia'"', ou r^ àpTao''rja (?)', ou enfin yj a àpTa^r,'^, taxe d' 1 artabe, payée par les è'ço^ot et les xaTOixoi ir.T.iiç.
y; ^ ip-à^r,^, ou peut-être r, oiap-a^^Uia'", taxe