PRÉFACE
Le titre du livre que nous présentons aujourdhui au public français « les Finances bi la France » est susceptible d'une double inierpré talion j et il nous appartient de dire laquelle nous préférons. Les unSf en effets pourraient nous attribuer Fintention de faire connaître la situation financière de la Fratice, question d'un haut intérêt pour t Europe entière; d'autres pourraient nous attribuer le désir d'exposer le système financier de ce grand pays, c'est-à-dire de faire connaître la nature des sources de revenu et Forganisation dû mécanisme qui en entretient F abondance et le bon emploi.
Nous avouerons que nos préférences ont quelque peu varié. Ce qui nous a donné la première idée d^ entreprendre ce grand travail, c'est le tableau d^une prospérité remarquable dans un pays qui venait de subir un véritable désastre; c'était le rapide et brillant relèvement que nous voulions étudier. Mais en travaillant, nous éprouvions le besoin i approfondir les causes du phénomène, du moins celles qui proviennent de t organisation des services financiers et de la nature des impôts. C'est cette seconde tendance qui ta finalement emporté, mais sans nous faire jamais perdre de vue la première.
VI PRÉPAGB.
On voit que nous avom eu la prétention, peut-être téméraire^ de faire un livre (Pune utilité ou (Cun intérêt durable. Ce n'est pas seulement la situation daujourd^hui^ aussi approfondie que possible, que nous donnons^ c'est celle d'une série d'années. C'est, de plus, un commentaire et une appréciation économique de la législation. Nous vouions mettre chacun en état de comprendre le système financier de la France assez A fond, pour qu'il puisse le juger lui-même, pour qu'il sache classer et grouper les chiffres des budgets futurs. C'est donc un traité des finances de la France que nous avons voulu faire.
Un coup d^ œil suffira pour convaincre le lecteur que nous avom toujours puisé aux sources^ cest^à-dire que nos matériaux sont français; seulement^ pour les mettre en œuvre, nous nous sommes inspiré autant de la scietice allemande que de la science frmiçaise^ qui sont identiques sur certains points et se complètent sur d'autres; nous espérons que ce double concours aura été profit table à notre œuvre.
Les deux tables font connaître le plan et le contenu de F ouvrage^ nous nous bomom à y renvoyer. En parcourant r ouvrage, on y trouvera, nous fespérotis, dans beaucoup de chapitres, des faits peu connus et des arguments nouveaux. Que la critique leur soit bienveillante! Parmi les choses que nous voudrions signaler, nous mentionnerons surtout le classement méthodique des recettes (page 433) et celui des dépetises (page 487), l'exposé des causes de r accroissement des recettes et des dépenses {page 525) et les comparaisons réunies dans le dernier chapitre. Nous insisterons cependant sur ce point, que si nous avons donné des classifications scientifiques, nous n'avons nullement négligé les classifications pratiques ou administratives en usage. Bien au contraire, nous leur avons laissé le premier rang; nous avons, en effet,, avant touty voulu faire tm ouvrage essentiellement pratique.
PRtPACB. VII
// fious sera peut-être permis d ajouter que d'éminents savants allemands et des publidstes de différents pays ont honoré notre ouvrage de leur approbation; mais ce sont surtout les suffrages venus de France, qui nous ont encouragé à consentir à la présente traduction^ que nous avons mise, aidant que possible, à jour. C'est avec confiance que nous la soumettons à nos nouveaux juges.
Richard ds Kaufmann.