C. — Ministhe des Affaires étrangères
Les fonctions de ce ministère, qui comprend la représentation diplomatique et consulaire vis-à-vis de l'étranger, n'ont pas besoin d'être autrement expliquées. Ce ministre n'exerce généralement qu'une influence peu étendue sur les aOaires de l'intérieur, à moins qu'il ne soit en même temps président du conseil
Au budget de 1882 on a inscrit un crédit de 13,883,300 francs, et en 4881 13,726,800 francs pour les besoins de ses services. Quant à Tannée 1883, voyez le budget reproduit au chapitre XXL
Ce ministère a assez souvent besoin de crédits extraordinaires, parfois plus considérables qu'on ne le croirait (plusieurs millions) ; en 1861, année où les crédits ont été le plus élevés, il en a demandé pou ] 6,964,799 francs.
Les chiffres du tableau suivant, jusqu'à 1877, comprennent aussi les crédits extraordinaires.
Hnnéos.
Sommet.
Années.
Sommes.
Années.
Sommes.
D. — Ministère de t Intérieur.
Le ministère de Tintérieur est de date plus récente que celui des affaires étrangères ; il ne prit de importance qu'avec le développement moderne de l'administration, tandis que le ministre des affaires étrangères existait dès avant 1789.
Les communes et les départements sont devenus des facteurs de plus en plus importants dans la vie de l'État, et occupent beaucoup le gouvernement, malgré la décentralisation administrative.
Le ministre de l'intérieur propose les préfets à la nomination du chef de l'État; récemment encore, il avait également la proposition des maires des grandes villes (1). C'était. là une mission souvent délicate. Il a en outre dans ses attributions la police générale (2).
La gendarmerie dépend comme troupe du ministère de la guerre; mais elle est en rapports constants, tant avec le ministère de Tinté-
(1) Une loi du 28 mai 1882 Ta déchargé do ce soin ; les maires des villes sont a^^oa^ d'hui nommés par les conseils municipaux.
(2) Il y eut pendant quelques années un ministère de la police. * D*après le budget.
LBS MINISTÈRES.
rieur qu*ayec celui de la justice. Le ministère de l'intérieur est chargé de Tassistance publique, de Tadministration des prisons; et, depuis rintroduction du régime constitutionnel ou parlementaire, il lui incombe encore le devoir de diriger les élections, ou, selon les fluctuations de la politique, celui de s'abstenir soigneusement de les influencer.
Nous avons dit plus haut (section G) que le service des Cultes avait été momentanément rattaché à llntérieur. L'Algérie paraissait devoir lui être plus étroitement unie ; mais un décret du 25 août 1881 a relâché beaucoup ces liens. Nous reviendrons plus loin sur les changements qu'a subis l'administration algérienne.
Le tableau suivant donne la somme des dépenses annuelles de ce ministère depuis 1830, y compris les dépenses locales pendant les dix premières années; le compte général ne séparant pas ces dépenses du budget propre du ministère, nous avons dû essayer de faire nousmême la séparation d'après les comptes spéciaux du ministère de l'intérieur, mais nous n'avons pas pu remonter au delà de 1840 (Voy. aussi ch. XVII et XVIII).