Les finances de la province de Québec [microforme]
CONFERENCE DE VANT LE CLUB NATIONAL DE ST. HYA- CINTHE, LE 17 4 VRIL 1879, PAR J. N. BIENVENU.
M. le Président et Messieurs,
Appelé à prendre part aux travaux du Club National de St. Hyacinthe j'ai cru de mon devoir de réporüre par ma présence, ce soir, à votre flatteuse invitation. Tout en regrettant pour vous que la . tâche n’ait pas été dévolue À une personne plus habile et plus digne de vw .re patriotique institution, je ne dissimulerai pas le sentiment de satisfaction que j'éprouve en venant me ranger à l’ombre de votre drapeau. Ce sentiment est inspiré par la confraternité qui unit les deux elubs libéraux de St. Hyacinthe et de Montréal.
On cvuncoit cet esprit d'union. Les deux associations sont unies par les liens d’un patriotisme éclairé ; elles ont les mêmer aspirations ; elles veulent le triomphe des principes qui font le bonheur de l’huma- ‘nité ; elles décernent côte à côte des couronnes à la liberté,
Amis de St. Hyacinthe, qui awez si noblement marché sur les brisées des jeunes libérarx de Montréal, recevez mes. plus sincères félicitations. Votre club a été une concenticn généreuse dans son dessein et fertile dans ses résultats. Sur l'arbre. vigoureux du libéralisme vous avez greffé un rameau d’or qui porte des fruits en abondance.
Sachant joindre l’utile à l'agréable votre club doit parfois parcourir des sentiers rocailleux aussi bien que des pelouses verdoyantes.. Ce que vous recherchez ce sont les résultats pratiques. Aussi je comprends les motifs qui vous ont porté à me demander de faire une conférence sur les affaires financières de la Province de Québec, Ce sujet n'est pas de nature à égayer ou à amuser, mais à défaut de charme-et d'éclat, il emprunte aux circonstances une actualité très appréciable.
Pour bien comprendre la position financière de la Province de Québec, il faut remonter à l’époque de l'union fédérative, suivre les phases et le développement de notre politique financière, et passant des causes aux effets arriver à des conclusions logiques.
—Dée
Cette conférence étant un travail de comparaison je ne me crois pas tenu d’adhérer strictement, aux règles que la rhétorique impose à une œuvre didactique. Je n'énoncerai pas de propositions, mais je procéderai méthodiquement en parlant successivement de nos revenus, des dépenses, de la dette provinciale, des déficits, des divers résultats comparatifs de la politique financière suivie par les différents trésoriers de la Province.