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Qu'est devenu ce capital ?
Non seulement il a disparu dans l’espace de quatre années, mais on a créé une dette publique de plus de 8 millions de piastres qui,de l’aveu de M. Church, dépassera bientôt treize millions. Pour doter la province de certains travaux publics il a fallu recourir à des emprunts onéreux sur le marché monétaire de Londres. Nouvelle preuve de l’aveuglément est de l’imprévoyance de nos gouvernants : au lieu de diminuer les dépenses courantes en 1874 afin de payer l'intérêt annuel de la dette que l’on commençait à contracter, cette année-là, le
e pour cabinet de Boucherville augmenta ces dépenses de plus de $400,000 en s n'ont 1875, de près de #400,000 en 1876, et de $550,461.61 en 1877. er pu Voyons ce que l’on pensait en Angleterre de nos emprunts et du à crédit de la Province de Québec sous l’ancien régime. itréenu L'un des principaux journaux de Londres, The man of the World, reuglé- disait : | lément “ Si le nouveau ministère obtient la majorité aux polls, il y a espoir ue nos qu’il pourra sauver la Province de Québec de la banqueroute ; mais s’il est raie, et battu ou défait ; si la clique corrompue et inrapable qui vient d’être renversée est renvoyée au pouvoir par te scrutin, alors, nous dirons aux capitalistes anglais : ‘ débarrassez-vous de tous les bons ou débentures de cette province, qu’ils soient émis par son gouvernement ou ses municipalités ; tte ! vendez-les pour ce que vous trouverez et ne souscrivez plus à aucun nou- LE vel emprunt fait par elle, quelque soit l'influence séductrice que pourraient exercer MM.Morton, Rose ot Cie., et la barque de Québec. # Le gouvernement de Québec x emprunté en Angleterre Æ£1,660,000. Quand il a fait son dernier emprunt de £860,000, dans l’automne de 1876, ; le Times de Londres a appelé l'attention du peuple anglais sur le protèt e lien solennel de M. Joly, alors chef de l’opposition parlementaire, protèt contre ente à la manière désastreuse dont le gouvernement conduisait les affaires du à 1873, { pays, protêt prédisant la banqueroute, Le Times conscillait alors aux ement { capitalistes de ne pas souscrire su dernier emprunt et des cfforts furent e obli- faits à la Bourse dans le mème sens pour la raison que le prospectus des { agonts du gouvorngment de Québec ne contenait pas la vérité, et que l’on avions 3 voulait obtenir de l'argent destiné à une autre fin quo celle mentionnée Duédec F dans le prospectus ; or, cela était vrai, et le gouvernement DoBoucherville 8948, - F' a voulu ainsi changer Ia destination de son dernier emprunt par une légis-
lation ex post facto ou une loi ayant un effet rétroactif, annulant des obli-
gations antérieures contractées de bonne foi avec les muni-ipalités."” Un autre journal de Londres disait :
“ Ainsi le gouvernement de Québec a dû résigner, Le gouverneur n’a pas voulu signer l'ARRET DE MORT de son pays.
‘ Comme nous l'avons dit, ils(les ministres conservateurs) conduisaient le pays à la banqueroute. 1’: empruntaient à la Binque de Montréal de l'argent à un taux égal à 8 pour cent et ils déposaient des bons jnsqu'à un montant nominal égal à trois fois celui de l'emprunt; en fuit ils ont été
obligés de donner toutes leuts garanties disponibles qu’ils avaient au mon- &e pour obtenir une somme de £100,000. La banque refusa de leur prêter l'argent à moins quo le gouvernement ne lui passât tous lesbons que le trésor est autorisé à émettre, la banque sachant bien que si quelques-uns des ministres avaient quelques bons à manipuler ils essaieraiont de les passer pour boire au buffet du St. Lawrence Hall. Quelque temps avant l'émission de l'emprunt de £800,000 sur le marché de Londres, quelques personnes parmi lesquelles se trouvait le trésorier de la province de Québec, allèrent diner à Richmond. Nous sommes informé qu'il offrit un des bons comme
paiement du dîner ainsi qu'à la barrière, et que dars les denx cas on refusa respectueusement d'accepter.”
Ce langage tout hyperbolique qu’il soit nous donne une juste idée de ce que l’on pensait, en Angleterre, de notre crédit sous l’administration de Boucherville,
Le passif de la Province, le ler juin 1878, était comme suit :
Emprunt du ler mai 1874,portant intérêt à 5 p.c.
£800,000 sterling ......,....... $3,893,333.33 Emprunt du ler mai 1876,portant intérêt à 5. p.c.
£360,000 sterling... …. 4,185,333.33
| 8,078,666 66 Emprunt à [a Banque de Montréal.du 13 décembre
1877, portant intérêt à 7 par cent... re 8500,000.00 Emprunt à la Banque do Montréal,du 3 avril 1878 portant intérêt à 6 par cent... POP . 300,000.00 —— 800,000.00 Æstim. du mont. requis pour compléter le chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa etOccidenta! e 2,680,876.19 Balance des subsides accordés aux chemins de fer par actes de la législature, non payée... 1,716,010.96
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Le ler juin 1878 nous avions emprunté $3,878,666.66 ou près de neuf millions de piastres, et ce montant était loin d'éteindre toutes les obligations contractées par le cabinet de Boucherville. On voit par erneur … le tableau qui précède qu’il faudra dépasser treize millions pour compléter nos chemins de fer et remplir les promesses que la Province a
Ed à 4 faites à plusieurs compagnies.
u'à un { Les intérêts sur cette dette, les charges pour son administration
ont été 4 et pour le fonds d'amortissement se sont élevés aux sommes sui-
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