‹ Les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 12 sur 16 · UE | LORS · texte numérisé non relu

UE | LORS

SERA : 1877-78 (ler. mai)... 482,661 92

sion de 1

es par- k 1,298,975 70

lèrent h . in A à

AT l Si on retranche les charges pour l'administration de la dette et

\ refusa 3 le fonds d'amortissement on constate que nous avons déboursé rh 4 91,223,226.45 pour les intérêts seulement.

be idée Voilà un millivn et un quart qui serait dans le trésor provincial

minis-

si le cabinet de Boucherville n’eût pas contracté la dette qui pèse sur Province.

Le premier résultat de l'entrée de l’Hon. M. Bachand au ministère des finances fut la réduction du taux de l'intérêt de la dette publique. Dans son exposé budgétaire M. Bachand disait :

Je saisis cette oczasion pour donner à l'honorable député. de Pontiac l'information qu'il désire obtonir sur cet emprunt, Le seul changement fait dans les conditions de l'opération est le taux de l'intérêt ; c'est-à-dire que le taux a été réduit de 7 à 6 p.100. On remarquera que je no parle que pour l'avenir de l'intérêt à 6 p. 100 sur le premier demi million aussi bien que sur le second parce que je no veux pas quo la province paie un intérêt de % p. 100. Comme tous l'almettent il est préjudiciable au crédit de la province de payer un intérêt aussi élevé et de plus je doute que nous ayons le droit de payer un taux plus élevé que 6 p. 100.

F On voit que le changement de régime faisait renaître la confiance. 010.96 | L RL x sa à jte M. Bachand avait à remplir les obligations contractées par son prédé-

cesseur, et d'une situation difficile, il s’est tiré le mieux possible. Ne pouvant pas répudier ou éteindre la dette publique il a cherché à la rendre moins onéreuse sn faisant réduire le taux de l’intérêt.

Comparons maintenant la conduite de M. Church avec celle de M. Bachand.

En septembre 1877, M. Church fait un emprunt temporaire de 5500,000 de la Banque de Montréal avec promesse d’une autre somme de #500,000 si elie était demandée, La banque offrit le montant au taux de 6 p 100, M. Church négligea de conclure des arrangements, et, en novembre suivant, le taux de l'intérêt s’éleva à 5 p 100 en Angleterre et à 6ket 7 p 100 sur les demandes d'emprunt. Cette hausse se fit sentir ici; elle eut son effet sur le marché canadien, et M. Church fut obligé de payer 7 p. 100.

On voit que la négligence et l’hésitation de M. Church nous ont fait perdre 1 p. 100 ou une somme de $5,000 parannée—ce qui représente un capital de $100,000. L’Hon. M. Starnes a prétendu qu'il aupu emprunter un million au taux de 64 p. 100,

La dette publique qui pèse sur la Province est le couronnement de la mauvaise administration financière sous laquelle a gémi la Province depuis 1867. Cette dette a causé des déficits dont le dernier a pris des proportions alarmantes. En parlant de ces déficits je touche- M rai incidemment le sujet de l'intérêt de la dette publique. Lk

ONTARIO vs. QUÉBEC.

Comme mon travail consiste plutôt À démontrer qu'à critiquer je dois m'en tenir principalement à la comparaison et à l'analyse, et vous me permettrez ici de dire que la Province d’Ontario est dans une condition bien différente de la nôtre. Au lieu de payer un demi milliou par année pour l'intérêt d’une dette publique, Ontario a en M caisse cinq millions. On lui paie des intérêts sur ses économies de onze années et on grossit son revenu.

Cependant la province-sœur est plus populeuse que la nôtre. Pourquoi cette différence dans les résultats financiers ? La raison est facile à saisir. Ontario à fait le contraire de ce que nous avons fait. Dès 1867 cette province commençait à pratiquer l’économie ; elle se dispensait d’une chambre haute ; elle simplifiait les rouages de son

TE dr

ANS A A A ES EN D APT SES DA CRUE rm Fer nièg

ae ES

iblee Ne rché à la

elle de M.

voraire de re somme ontant au ments, et, en Anglehausse se

f. Church

nous ont ui repré- 1 qu'il au-

onnement mi la Prodernier à je touche-

critiquer l'analyse, est dans un demi ario a en

bomies de !

la nôtre.

aison est ons fait.

; elle se es de son

snif

LD ce

administration ; elle confiait la direction de ses affaires à cinq ministre seulement. Par cette sage conduite Ontario a pu faire face aux dépenses publiques, entreprendre de grands travaux et accumuler un capital de cinq millions. Un seul fait établira un contraste frappant entre la conduite d'Ontario et celle de Québec. L'année dernière, la Province d'Ontario n'a dépensé que $2,197,701.34.

La Province de Québec, qui est endettée de plus de onze millions avec la perspective de voir ce chiffre porté bientôt à 13 millions, a dépensé, dans le même espace de temps, $2,514,147.30 à part les montants absorbés par la construction des chemins de fer.

Différence en faveur d’Ontario : $316,645.96 !

Il est bien certain que si Ontario avait suivi l'exemple des cabinets de Québec jusqu’au 2 mars 1878, elle ne serait pas riche aujourd'hui. Si la province-sœur avait dépensé annuellement $40,000 pour un Conseil Législatif, $50,000 pour une police provinciale, $25,000 pour une commission de chemins de fer, $30,000 pour des magistrats stipendiaires, elle serait pauvre et endettée comme la Province de Québec.

Ilne faut pas oublier que le gouvernement d’Ontario a toujours été depuis 1867 sous le contrôle d'amis du peuple comme l’Hon. J. $. McDonald, l’Hon. M. Blake, l’'Hon. M. Mowat.

Page 1