LISTE CIVILE IMPÉRIALE
\u-dessous de lui, le premier secrétaire joue un rôle exlrômement important : il est à la tôle de la chancellerie du Palais, et c'est par ses mains que passent toutes les affaires. Maîtres des cérémonies, maréchaux du palais, aides-de-camp, médecins (au nombre de tJO dont le premier a le rang de maréchal), chambellans, « sedjadedji » (chargé du lapis de prière du Sultan), « cafedji-bachi » [cafetier en chef), etc., sont tous logés, nourris et rétribués aux frais de la liste civile ; un mois de traitement du personnel de Yildiz représente près de Ltq. 30000.
C'est dans la « petite enceinte du palais » que se trouve le groupe de bâtiments formant la résidence parliculière du Sultan et des femmes du Harem. Les quatre épouses du Sultan — celles dont il a eu ses quatre premiers enfants — elles Kadines, les mères de ses autres enfants, y ont leurs « daïrés » particuliers. Leur suite, ainsi que celle des autres femmes, est tellement nombreuse que le chiffre de la population féminine du Harem est évalué à près de 1 200.
Au-dessus des Kadines, au-dessus môme des quatre épousesmltanes, traitées sur un pied de parfaite égalité, est placée la Sultane- Validé « reflet féminin du Sultan », qui règne, puissante îl vénérée, en maîtresse souveraine sur le Harem. Sa tâche est lifGcile. Peresto-Hanoum, la Sultane-Validé actuelle, qui éleva Vbdul-Hamid depuis la mort de sa mère (1), s'en acquitte à merveille. Elle a la réputation de diriger le Harem avec infiniment de act et d'adresse.
L'aîné des membres de la famille impériale et, par suite, l'hé- •itier présomptif du trône, est le frère du Sultan, le prince Rechad, \gé de cinquante-huit ans. En dehors de Rechad-Effendi, le Sultan a encore trois frères, les princes Kemaleddin, Vahdeddin :»t Suleïman, et trois sœurs, les princesses Djémilé, Sénieh et Midié. Il est le père de treize enfants, dont le prince Selim- EfTendi est laine. Ses autres fils sont : Ahmed-Effendi, AbduU Kadir-Effendi, Burhadeddin-Effendi et Abdur-Rahim-Efîendi, le >lus jeune, âgé de sept ans. Ses filles sont : les princesses Zekkié, Vaïmé, Naïlé, Aïché et quatre fillettes en bas âge.
(1) A défaut de mère, c'est la nourrice qui remplit la fonction de Sultane •Validé.
Dette consolidée.
Dépense : 6 064 888 livres turques.
La dette consolidée comprend :
1° Les emprunts garantis par le tribut d'Egypte;
2^ Les emprunts dont le service incombe à Tadministration du Malié;
3° Les emprunts dont le service est efTectué par Tentremise du Conseil d'administration de la Dette publique, et
4° Les emprunts garantis par des revenus gérés directement par ce Conseil.
I. Emprunts garantis par le tribut d'Egypte. — Ce tribut (1) est versé directement par le Gouvernement égyptien aux contractants Dent Palmer et C'^'et Rothschild and Sons à Londres. Le premier des emprunts garantis par le tribut d'Egypte fut émis en 1854 à 80 p. 100. Il était de £ 3 000000 à 6 p. 100 avec 1 p. 100 d'amortissement. En 1855 eut lieu l'émission à 102 5/8 p. 100 de £ 5 000 000 à 4 p. 100, garanties — quant aux intérêts — par la France et l'Angleterre. Cette garantie ne s'appliquant qu'au paiement des intérêts, et non pas à l'amortissement, et la Turquie ayant cessé depuis 1876 le remboursement des titres sortis, £ 3815200 se trouvent encore en circulation. Inutile de dire que les porteurs ont été enchantés de cette situation. Quelle bonne aubaine qu'un litre 4 p. 100 jouissant de la garantie de l'Angleterre et de la France, surtout à l'époque pas très éloignée où les consolidés anglais 2 3/4 p. 100 étaient cotés 113! Depuis la cession de Chypre à l'Angleterre, le service de cet emprunt incombe uniquement à cette dernière Puissance, bien qu'officiellement la
(1) Voir plus haut rarlicle « Tributs ».
France continue à être responsable envers les porteurs du paiement des intérêts. Les £ 250 000 exigées pour le service des intérêts et de ramortissement de cet emprunt étaient assurées à Torigine par £ 72872 prises sur le tribut d'Egypte, el le solde par* les douanes de Smyrne et de Syrie. Depuis la cession de Chypre, l'Angleterre s'applique jusqu'à due concurrence le tribut de Chypre aux lieu et place du produit des douanes de Smyrne et de Syrie.
En 1871, furentémises£ 5700000 6 p. 100 au cours de 73 p. 100. L'emprunt était remboursable par tirages jusqu'en 1905.
En 1877, eut lieu l'émission de £ 5 millions 5 p. 100.
En 1891, il fut créé un emprunt 4 p. 100 de £ 6 316 920 remboursable par tirages annuels jusqu'en 1950 en remplacement de l'emprunt 5 p. 100 de 1877 ; le prix d'émission pour les souscripteurs en espèces fut de 93 1/2, pour les détenteurs des titres de l'emprunt 1877 de 93.
En 1894, émission de £ 8 212 340 rapportant 3 1/2 p. 100 en remplacement de l'emprunt 6 p. 100 de 1854 (réduit en 1877 à 5 p. 100) et de l'emprunt 4 1/2 p. 100 de 1871. Cet emprunt est remboursable au pair par tirages annuels jusqu'en 1955, le Gouvernement s'étant réservé le droit d'augmenter l'amortissement à partir de 1905. L'émission contre espèces eut lieu au cours de 94,25.
De ces différents emprunts restent en circulation au 1/14 mars 1902 :
£ 3 815200 de l'emprunt 4 p. lOi) 1855 £ 5 978 920 4 1891