‹ Les finances de la TurquieChapitre 3 sur 49 · VI AVANT-PI<OI»()S · texte numérisé non relu

VI AVANT-PI<OI»()S

appoiulemeiils des i'oncLionnaircSf en a imaginé, en 1834, un (|ua< Irièine dalanl également de l'Hégire, mais comprenant, comme l'année chrétienne, 365 jours.

Mômes doutes, mêmes incertitudes quand il s'agit de la détermination d'unt' somme : l'un vous l'indiquera en livres, sans ajouter si ce sont des livres sterling ou des livres turques; un autre vous parlera de piastres, sans dire si ce sonl des piastres or ou argent; un troisième vous désignera le montant en sous-entendant des francs. Demandez-vous à plusieurs contribuables quel est le taux de l'impôt foncier? l'un vous indiquera 4 p. 1000, un autre 4 p. 100 de la valeur de l'immeuble, un autre encore tanl pour 100 du prix du loyer. Notez qu'ils auront peut-ôtre raison lous les trois, parce (jue la taxe nesl pas la môme dans toutes les provinces, et que l'application d'une seule et môme taxe, uniforme sur le papier, varie d'après l'usage local ou suivant le caprice du fonctionnaire chargé de la perception.

Malgré ces obstacles, l'auteur de cet ouvrage a tenté de présenter un tableau aussi exact que possible de l'administration financière de la Turquie.

Après une rapide revue historique de la période antérieure à la grande réforme réalisée, il y a vingt ans environ, par le décret de Mouharrem, il a abordé l'examen de la situation actuelle, en divisant cette tâche en deux parties principales.

La première de ces parties concerne les recettes et les dépenses gérées par le ministère des Gnances. Afin d'y apporter un certain ordre, l'auteur a suivi, article par article, le dernier budget publié par le Gouvernement ottoman, sans attachera ce document plus d'importance qu'il ne convient el en l'utilisant seulement comme une sorte de fil conducteur. Il s'est trouvé amené ainsi à passer en revue toutes les branches de l'administration ottomane et à aborder des sujets qui, comme la justice, les cultes, etc., ne touchent que par un de leurs côtés à une étude financière et sont trop vastes pour que ces aperçus sommaires puissent avoir d'autre prétention que de présenter les grandes lignes du labhiau.

La seconde partie traite de ce domaine séparé qui a élé c onslitué par le décret de Mouharrem et qui lorme, en quelque sorte, un ministère des finances spécial sou< la direction du Conseil de la Délie, ayant ses ressources j)r(>|)res et ses charges déterminées.

AVANT-PKOPOS. Vil

Un chapitre spécial a élé consacre ensuite à la descriplion dn régime des chemins de fer, régime que Ton ne saurait se dispenser «l'étudier de près si Ton veut porter un jugement sur Tétat présent et l'avenir des finances ottomanes.

Sur ces différents sujets, l'auteur est loin d'avoir la prétention téméraire d'avoir fait une œuvre complète et exempte d'erreurs. H a indiqué plus haut les difficultés de son entreprise. Il sait qu'il est loin de les avoir surmontées toutes; mais il a tenté consciencieusement de lutter contre elles, et se borne à demander quelque indulgence pour le résultat de cette tentative.

« Nous apprécions les choses, dit Maxime Gorki, d'après les efforts qu'il nous a fallu déployer pour les obtenir. Celui qui a apporté une pierre du sommet du mont Ararat Testime à l'égal d'un diamant. >> L'auteur n'a pas l'illusion de croire que la pierre mise au jour par ses recherches est une pierre précieuse : il souhaite seulement qu'on ne la trouve pas trop lourde.

Vienne, mai 1902.

VI AVANT-l»l<OI>()S.

appoialemciils de^^ roncLiotinaires, en a imaginé, en 183 i, un (|uatrièrae datant également de l'Hégire, mais comprenant, comme Tannée chrétienne, 365 jours.

Mômes doutes, mêmes incertitudes quand il s'agit de la détermination d'une somme : l'un vous l'indiquera en livres, sans ajouter si ce sont des livres sterling ou des livres turques; un autre vous parlera de piastres, sans dire si ce sont des piastres or ou argent; un troisième vous désignera le montant en sous-entendant des francs. Demandez- vous à plusieurs contribuables quel esl le taux de l'impôt foncier? l'un vous indiquera 4 p. 1000, un autre 4 p. 100 de la valeur de l'immeuble, un autre encore tant pour 100 du prix du loyer. Notez qu'ils auront peut-être raison tous les trois, parce que la taxe nesl pas la môme dans toutes les provinces, et que Tapplicalion d'une seule et môme taxe, uniforme sur le papier, varie d'après l'usage local ou suivant le caprice du fonctionnaire chargé de la perception.

Malgré ces obstacles, l'auteur de cet ouvrage a tenté de présenter un tableau aussi e.vact que possible de l'administration financière de la Turquie.

Après une rapide revue historique de la période antérieure à la grande réforme réalisée, il y a vingt ans environ, par le décret de Mouharrem, il a abordé l'examen de la situation actuelle, en divisant cette tâche en deux parties principales.

La première de ces parties concerne les recettes et les dépenses gérées par le ministère des finances. Afin d'y apporter un certain ordre, l'auteur a suivi, article par article, le dernier budget publié par le Gouvernement ottoman, sans attachera ce document plus d'importance qu'il ne convient et en l'utilisant seulement comme une sorte de fil conducteur. Il s'est trouvé amené ainsi à passer en revue toutes les branches de l'administration ottomane et à aborder des sujets qui, comme la justice, les cultes, etc., ne touchent que par un de leurs côtés à une étude financière et sont trop vastes pour que ces aperçus sommaires puissent avoir d'au Ire prétention que de présenter les grandes lignes du tableau.

La seconde partie traite de ce domaine séparé qui a élé ( onslitué par le décret de Mouharrem et qui forme, en quelque horte, un ministère des finances spécial sous la direction du Conseil de la Délie, ayant ses ressources propres el ses charges déterminées.

AVANT-PHOPOS. VII

Un chapitre spécial a été consacré ensuite à la description du régime des chemins de fer, régime que l'on ne saurait se dispenser d'étudier de près si Ton veut porter un jugement sur l'état présent et l'avenir des finances ottomanes.

Sur ces différents sujets, l'auteur est loin d'avoir la prétention téméraire d'avoir fait une œuvre complète et exemple d'erreurs. Il a indiqué plus haut les difficultés de son entreprise. Il sait qu'il est loin de les avoir surmontées toutes; mais il a tenté consciencieusement de lutter contre elles, et se borne à demander quelque indulgence pour le résultat de cette tentative.

« Nous apprécions les choses, dit Maxime Gorki, d'après les efforts qu'il nous a fallu déployer pour les obtenir. Celui qui a apporté une pierre du sommet du mont Ararat l'estime à l'égal d'un diamant. » L'auteur n'a pas l'illusion de croire que la pierre mise au jour par ses recherches est une pierre précieuse : il souhaite seulement qu'on ne la trouve pas trop lourde.

Vienne, mai 1902.

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