‹ Les finances de la TurquieChapitre 34 sur 49 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

L'influence des chemins de fer sur les finances publiques est d'une nature double : directe, par suite des emprunts que TÉtat doit contracter lorsqu'il construit lui-môme la ligne, ou des garanties d'intériH ou de recettes kilométriques qui sont accordées dans la plupart des cas, lorsque ce sont des sociétés qui se chargent d'établir les voies ferrées ; indirecte, par suite des raodifica* lions considérables que la ligne apporte aux conditions économiques du pays.

L'influence directe, puisqu'il s'agit de faire des déboursés, est forcément défavorable ; elle l'est surtout en Turquie, où, dans la dernière quinzaine d'années, on est allé un peu vite en besogne en accordant des garanties à plus de 2 200 kilomètres, garanties pour lesquelles le gouvernement, dans les dix dernières années, a déboursé plus de 100 millions de francs. Le trafic portant principalement sur les produits agricoles, la garantie à payer est naturellement plus élevée dans les années de mauvaise récolte et pèse, en conséquence, d'autant plus lourdement sur le Trésor que celui-ci est lui-môme affecté par le faible rendement des impôts.

Pour que les chemins de fer puissent exercer une influence heureuse et donner les résultats qu'ils sont susceptibles de produire et compenser ainsi les sacrifices qu'ils ont coûté, il faut que d'autres entreprises, telles que construction de routes et de ports, etc. viennent à leur aide et en augmentent l'utilité.

En Turquie, ces entreprises, dont nous avons parlé ailleurs séparément (1), ont été, sinon négligées entièrement, du moins développées d'une manière insuffisante. Aussi l'influence indirecte

(1) Voir ci-dessus les détails donnés sur les rouies et les ports.

esl-elle lente à se produire. Dans les contrées de la Turquie d'Europe traversées par les chemins de fer, la population n'est guère devenue plus dense et le trafic est loin d'avoir pris le développement qu'on était en droit d attendre, surtout depuis le raccordement des lignes turques avec le réseau européen. Eu Asie, par contre, la situation s'est beaucoup améliorée grâce aux chemins de fer, et Tétendue des terres cultivées a notablement augmenté.

Nous donnons ci-après le relevé du montant des bons des dîmiers dans plusieurs sandjaks depuis Touverture des lignes traversant ces contrées.

SANDJAKS DE KUTAIUA.

SANDJAKS

SA>DJAK ;

ASMiES.

D ERTHOGHOUL,

DE SALOMQUE

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ET n'A><iOHA.

ET DE MOXASTIH.

DE Dt-DKAGATCH.

Livres turques.

Livres turques.

Livres turques.

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L'absence d'une statistique portant sur un grand nombre d'années avant la création des lignes rend difficile de tirer de ces chiffres une conclusion tout à fait décisive. Ils ne prouvent à l'évidence (fu'une seule chose : c'est que l'importance de la dîme dépend en premier lieu des conditions atmosphériques ; la bonne influence des chemins de fer, toutefois, n'en est pas moins incontestable el il est de fait (jue les dîmes perçues dans le vilayet de Smyme, par exemple, sont hors de toute proportion avec l'importance qu'elles avaient avant la création des lignes de Smyrne-Aïdin et SmjTne- (^assaba. Les chiffres constamment croissants des transports du chemin de fer d'Anatolie sont une preuve du développement rapide de la culture du sol, développement dû aux nouvelles voies de communication.

Nous donnons ci-après quelques détails sur les diverses lignes construites ou projetées dans TEmpire ottoman.

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