GARANTIR
payée.
Francs.
L'on voit qne la proportion est défavorable particulièrement pour les lignes du nouveau réseau de Cassaba et pour la ligne de jonction Salonique-Constantinople; alors que les recettes du chemin de fer d'AnatoIie atteignent plus de 54 p. 100 du montant de la garantie, les receltes des nouvelles lignes du réseau de Cassaba ne représentent que 19 p. 100, celles de la ligne de jonction ne forment que 23 p. 100 du revenu brut garanti. Il est vrai que la ligne d'Alacheir-Karahissar n'est ouverte au trafic que depuis 1897 et que la ligne de jonction Salonique-Constanlinople a été construite uniquement dans un but stratégique; la guerre lurcogrecquo, qui a éclaté peu de temps après sa mise en exploitation, a d'ailleurs pleinement justifié Topportunité de la dépense. Elle a permis au Gouvernement turc d'expédier de très grandes quantités de troupes de Constantinople en Macédoine par la voie de terre, alors qu'il lui eût été impossible de le faire par la voie maritime.
Récapilulaiion des chemins de fer construits depuis 1850,
Les diverses lignes construites depuis 1856 et que nous venons de passer en revue se composent de :
60 kilomètres, à voie normale, actuellement incorpores aux chemins de fer de l'État roumain ;
224 kilomètres, à voie normale, devenus propriété de la principauté de Bulgarie et exploités par elle;
102 kilomètres, à voie normale, situés en Bosnie, exploités par TEmpire d'Auiriche-Hongrie, charge de l'administration de la Bosnie^
2039 kilomètres, à voie normale, en Turquie d'Europe et en Roumélie orientale, dont : ,
46 exploités par TÉtat bulgare; 1993 — des Compagnies;
en outre 2515 kilomètres dont :
390 ù voie étroite; 2125 à voie normale; exploités en Turquie d'Asie par des Compagnies,
ce qui donne en résumé :
En dehors de Tempire turc tel qu'il est depuis le traité de Berlin 284 kilomètres
Dans l'Empire, y compris la Bosnie et la Roumélie orientale 4656 —
Total 4940 kilomètres,
construits depuis 1856.