‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 164 sur 212 · I. Nantes, a vol., 1898. Emile Grimaud et ûls · texte numérisé non relu

I. Nantes, a vol., 1898. Emile Grimaud et ûls

Les receltes extraordinaires ont été :

t^roduit des centimes (additionnels) affectés au remboursement des emprunts 669,460* » i,o66,5o6^ »

Remboursement par l'État sur divers emprunts contractés pour son

compte 86,334 38 74»7o2 80

Taxes additionnelles et surtaxes d'octroi 235,000 » 282,000 »

Subvention de TÉtat, du département

et de divers 170,260 » 34,294 »

Recettes diverses 29»9i9 55 60,000 »

Total 1,190,963^93 i,5i7,5o3^3o

Les dépenses ordinaires ont été :

Frais d'administration 992,042^41 1,066,477^19

Charges et entretien des biens communaux 169,616 4o 2i8,55o »

Dépenses relatives à la salubrité : '^

grande et petite voirie 660,700 » 1,206,420 »

Sapeurs-pompiers 73,480 » 85, 020 »

Dépenses militaires 34, 200 » 42,5oo »

Assistance publique. — Bienfaisance

et prévoyance 728,090 88 669,698 »

Beaux-arts, sociétés savantes, théâtres. 180,669 ^^ ^ i83,o88 67

Enseignement pour instruction publique 563,293 37 481,1 53 »

Cultes 3,700 » 4^900 »

Dépenses diverses 40,700 » 96,718 20

Total 3,436,492* 11 4*228,524^96

Les dépenses extraordinaires :

Frais extraordinaires d'administration. i2,i4o^ » 13,900^ »

Travaux publics. — Biens communaux. 3B6,845 27 192,194 86

Dépenses militaires 6,5oo » 3, 000 »

— diverses 25, 800 » 25,5oo »

Charge des emprunts (remboursements

et annuités) 869,772 86 1,246,352 95

Total i,28i,o58^i3 1,480,947^81

On voit par ces budgets que, comme à Lyon et comme dans plusieurs autres villes, le service des emprunts est classé aux dépenses extraordinaires. Le motif en est sans doute qu'une partie de ce service est dotée par des centimes extraordinaires ; mais pour Nantes, notamment, une très forte part de la dépense du service des emprunts est tirée de taxes additionnelles ou de surtaxes d'octroi et des ressources du budget ordinaire. La charge des emprunts est prévue en 1898 pour 1,246,352 fr. 90 c, et les centimes extraordinaires ne sont évalués qu'à i,o66,5o6 fr. 5o c. On voit que le classement à l'extraordinaire du service dès emprunts n'est pas absolument logique. Il ne le serait que si le service entier était assuré en dehors des ressources ordinaires et normales du budget. Mais c'est un classement consacré par de vieilles habitudes.

Le Havre. — La superficie du Havre (autrefois dénommé Le Havre de Grâce) est 4e i,o46 hectares Sa ares 89 centiares. C'est l'une des villes de France qui se sont le plus développées depuis un demi-siècle.

Le maire du Havre nous a fait parvenir les renseignements nécessaires à notre enquête et qui sont résumés ci-après :

•• DÉPEIfSKS DinCKSBS •

AM.NKKs. POPULATio:*. ordinaires. extraordinaires. total.

La dette municipale s'élevait, au 3i décembre 1898, au total de 33,390,238 fr. 88 c. et le taux moyen de l'intérêt payé était de 3.86 p. 100.

La charge sur le budget du service de la dette était de 1,839,700 fr. pour 1898. Pour ce même exercice, la charge des principales dépenses normales était :

Pour renseignement 538,072 fr.

— les eaux 132,176

— la police municipale 449>53i

Pour Téclairage des voies publiques 240,200^

— Tentretien des promenades et voies pu-

bliques 372,820 } 8o3,o20 fr.

— le balayage 60,000

— le nettoiement i3o,ooo

— les égouts 55, 000

— l'assistance publique 1,072,619

Rouen. — La ville occupe une superficie de 1,977 ^^^" tares. Elle est divisée en 4^ quartiers.

L^administration municipale nous a fourni les renseignements suivants :

AifioÊES. POPULATION. Ordinaires. extraordinaires. total.

La dette municipale, au 3i décembre 1898, s'élevait au total de 4o,8i 3,335 fr. 54 c. et le taux moyen de l'intérêt et de l'amortisi^ment était: pour l'intérêt, 3.73 p. 100, pour l'amortissement, o fr. 91729905 par an. La charge de la dette était, pour 1899, de i, 938,63 1 fr. 84 c.

La charge des principales dépenses ordinaires était prévue, au budget de 1899, pour les chiffres ci-après:

Enseignement 640,596^80

Eaux 22,750 »

Police 359,175 »

Éclairage public 253,900 »

Entretien des voies publiques 309,425 »

— promenades et jardins 85,960 »

Balayage et arrosage 23, 000 »

Égouts 10,000 »

Assistance publique 855,43o »

Roubaix. — La ville occupe une superficie de i,285 hectares. Son développement a été excessivement rapide depuis une trentaine d'années.

Grâce aux renseignements communiqués par le maire, nous avons pu établir le résumé ci-dessous :

POPULATION

ordinaires.

DEPENSES

extraordinaires.

I,2II,238^8l 1,354,807 28

Ces chiffres représentent les dépenses constatées.

Au 3i décembre 1898, la dette municipale s'élevait à 23,319,21 4 fr. 4o c, savoir: en principal à 14,526,567 fr. 76 c. et en intérêt à 8,792,646 fr. 64 c. Le taux moyen d'intérêt pour cette dette est de 3.89 p. 100.

Pour 1899, ^^ charge de la dette est de 997,696 fr. 3i c, savoir : pour intérêts 584,95o fr. 26 c. et pour amortissement 412,746 fr. o5 c.

La charge des principales dépenses ordinaires a été prévue

au budget de 1899 de la façon suivante :

Eaux (exploitation) 362,3i3^7o| ^

— (épuration) . 139,064 79 1 ' ' ^"

Enseignement 618,547 »

Police 233, 3oo »

Éclairage des rues i58,i5o »J

— des bâtiments 35,3oo » I ^ '*

Voie publique (entretien) 1 75,438 06 J

— (balayage) 3o,ooo »> 36 1,938 »

— (nettoiement) i56,5oo »)

Égouts (curage) i3,o5o »

— (entretien) 20,000 » 54*950 »

— (branchements) 21,900 »

Assistance publique 854,421 »

Reims. — La ville occupe une superficie de 3,998 hectares. Les résumés suivants sont établis d'après les renseignements fournis, en réponse à notre questionnaire, par le maire de Reims.

ANNÉK8.

poPurjL.

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