I. Centimes communaux
L^ FINANCES DE l'aNCIEN PARIS. 89
Le prix de concessions * ou la rémunération des services rendus a produit : «
De 1821 k i83o la somme de 14.028,062^93
Les taxes diverses (grande et petite voirie, actes de l'état civil, taxes des inhumations et recettes diverses annuelles) ont donné :
De 1821 k i83o la somme de 4*828,560^ 72
En résumé, sûr un total de i,i 39,600,000 fr. encaissés par la Ville sous forme de revenus ordinaires pendant ces trente années, on n'a demandé que 22,63o,opo fr. aux impôts directs et le surplus a presque totalement été tiré des impôts communaux de consommation ou de l'exploitation du domaine.
La majeure partie de l'élévation progressive des revenus ordinaires, surtout de i83i à 1800, est imputable au développemeYit de la capitale, à l'accroissement incessant de sa population et à la prospérité de son commerce et de son industrie. L'essor donné par la constitution du réseau des chemins de fer, dont Paris devint le centre, fut très remarquable.
Les recettes extraordinaires ou accidentelles de cette période peuvent se diviser en trois sections : l'exploitation des jeux (dont la ferme-régie a été supprimée en i838), les concours, subventions et remboursements, et les recettes extraordinaires proprement dites : emprunts, ventes d'immeubles et centimes spéciaux extraordinaires.
I. Poids public, mesurage, vente de Tcau, concession dans les cimetières, voirie d'immondices.
4o LES BUDGETS DE PARIS.
La ferme-régie des jeux a produit comme receltes brutes : De i83i k i84o. ...*.... 44,383,020^96
Les concours, subventions et remboursements ont produit :
De i83i k i84o 7,429,328^14
A cette époque, les représentants municipaux de Paris se plaignaient déjà du défaut de concours financier qu'ils trouvaient quand ils s'adressaient à l'Etat, et de la tendance des législateurs à considérer la Ville de Paris comme une inépuisable source de revenus pour le Trésor public.
Des calculs établis pour dissiper l'erreur des Chambres avaient été joints au budget de 1826 et un curieux pamphlet sur ce sujet fut publié en 1829 par le Conseil municipal. Nous devons la connaissance de cette pièce rare — dont nous donnons un extrait aux annexes — à l'obligeance de M. Sauton, conseiller municipal de Paris.
Enfin, les emprunts, les ventes d'immeubles et les centimes extraordinaires ont produit :
De i83i k i84o 4o,o59,5i5^ 53
Dépenses de 1831 à 1850. — Nous allons passer en revue les dépenses de cette période, qui sont résumées dans le relevé suivant, où nous avons inséré, pour faciliter les comparaisons, le total des dépenses de la période décennale précédente.
Tableau.
LES FINANCES DE L A'NCIEN PARIS