‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 181 sur 212 · GROUPE AMÉRICAIN · texte numérisé non relu

GROUPE AMÉRICAIN

Les idées fiscales qui dominent la structure des budgets des grandes villes anglaises exercent encore une influence assez marquée sur l'organisation financière des grandes métropoles des Etals-Unis de l'Amérique du Nord.

Il ne nous a pas été très facile d'obtenir, pour chacune des villes considérées, des renseignements comparables à ceux qui nous ont été fournis par les municipalités anglaises.

Nous nous excusons de ces lacunes, ([u'il n'a pas dépendu de nous de combler.

New- York. — Depuis le 1 " janvier 1 898, au terme d'une loi votée sous l'influence des représentants de la ville de New-York, on a annexé à l'ancienne métropole, outre la ville de Brooklyn, plusieurs communes importantes. C'est ce qu'on

I. Li.'s dépenses du service d'iiiceiidic^ sont supportées : un tiers par la colonie, un tiers par la n.unicipalilé et un tiers par les diverses compagnies d'assurances.

a appelé la constitution du plus grand New-York (greater citij o/New-Yorh).

Cette loi a réuni au territoire de New-York : Brooklyn, tout le comté de Kings, une partie du comté de Queens, comprenant : Long Island City, Newton, Flushing, Jamaïca et une partie de Hempstead; tout le comté de Richmond (Stalen Island) et une partie du comté de Westchester.

La superficie totale du greater New-York couvre maintenant 188,697 acres ou 76,346 hectares 80 ares 62 centiares, peuplée par 3,55o,o53 habitants.

Le premier budget de cette gigantesque agglomération a été dressé, pour l'année 1899, sous une forme qui rend extrêmement difficile un travail de récapitulation des recettes et des dépenses.

Ce budget consiste en évaluations des charges diverses, dressées : i* pour la ville de New- York proprement dite; 2^ pour le comté de New-York, pour le comté de Kings, pour le comté de Queens et pour le- comté de Richmond. Cette division du budget ne correspond pas aux différents arrondissements qui sont : Manhattan, Bronx, Brooklyn, Queens, Richmond. Enfin, pour s^ugmenter encore la confusion, les estimations s'appliquent non seulement aux charges municipales proprement dites, mais encore aux dépenses des comtés et à celles de l'État de New- York. On conçoit que, dans ces conditions, presque aucune comparaison ne puisse s'établir avec les charges similaires des grandes villes anglaises ou d'autres cités du vieux continent.

New- York est donc devenue, par sa population, la seconde ville du monde ; c'était déjà la ville la plus commerçante des Ktals-UniSj à la tète du commerce maritime, grâce à son port merveilleux, l'un des plus sûrs du monde.

D'après le projet de budget pour l'année 1899, la dépense loi aie de l'agglomération du nouveau New-York atteint S 93,520,082.03, soit, au change de 5 fr. 20 c, 486,3o4,426 fr.

Le service de la dette (il ne nous a pas été possible de

chiffrer le total de cette dette, et nous croyons qu'il serait assez difficile de le faire à l'aide des seules indications du projet de budget pour l'année 1899) figure pour un total de $ 40,777,432.46 ou 212,042,649 fr.

Dans ce total, le service des intérêts est compris pour $ 19,974,162.89, et celui de l'amortissement ou remboursement pour $ 20,808,269.57. Mais, pour cette dernière partie, une somme de $ 2,688,110.74 ne parait pas s'appliquer à l'année 1899, mais à un exercice antérieur.

Voici le résumé des principales charges municipales prévues pour 1899 *

Voie publique, parcs et promenades. S 12,442,988 94 ou 68,708,282^80

Eaux 1,450,817 17 7,544,248 4o

Égouts 787*479 92 4,094,896 »

Bienfaisance et Assistance publique. 3, 860, 000 » 20,072,000 »

Police. 11,182,53190 58, 149,1 66 4o

Service d*incendie 4,448,664 i5 23,107,062 80

Enseignement :

Instruction primaire et supérieure. 13,040,06295 ou 67,808,276^60 Collèges 376,000 » 1,960,000 »

L'administration est dirigée par un maire qui reçoit S 1 5,ooo d'appointements et qui est assisté d'un Conseil municipal, composé de 60 aldermen, de 28 conseillers et d'un président. Le président de l'assemblée municipale a $ 5,ooo d'appointements annuels, les 28 conseillers touchent chacun $ i,5oo par an et chacun des 60 aldermen s i ,000 par an.

Chicago. — Le développement de cette grande cité tient du prodige. Sa charte municipale ne date que du 4 mars 1887; et sa population, qui, en 1878, atteignait 486,781 habitants, avait doublé en 1888 (8o2,65i habitants) et s'élevait, en 1898, à 1,85 1,588 habitants. La rivalité de New-York et de Chicago est un fait bien connu, qui n'a pas été étranger à la conception du greater New-York. La population actuelle de Chicago

est estimée, d'après le comité scolaire, à environ 2,080,000 habitants.

Capitale de l'État d'Illinois, Chicago est la métropole commerciale et maritime de toute la région nord-ouest des Etats- Unis. Sa situation, au sud du lac Michigan, et les nombreuses lignes de chemins de fer dont elle est le centre, en ont fait l'entrepôt naturel de l'immense commerce de céréales et de bestiaux de la région. Elle est située à 912 milles de New- York et à 7,35o kilomètres de Paris.

La superficie actuelle de Chicago est de 186 milles carrés divisés en trente-quatre quartiers {vuards).

Les bases des revenus municipaux sont, avec les Ucences, surtout les taxes communales, établies annuellement d'après les estimations des assesseurs. Le produit de ces laxes était :

En 1878. ... $ 3,778,856 80 ou i9,65o,o56^4o 1888. . . . 5,728,067 75 29,759,953 60

1898. . . . 12,207,80682 63,48i,ii6 4o

Le total des dépenses normales ou permanentes et des dépenses extraordinaires a été :

En 1878. ... $ 6,759,212 4i ou 35,147,902^40 1888. . . . 15,874,38767 82,546,81760

Le montant de la dette municipale, à la fin de l'année 1898, s'élevait à s 16,922,450 ou 87,996,740 fr. Le taux moyen d'intérêt payé pour cette dette est de 3 fr. 65 c. p. 100. Les dépenses d'assistance publique ne sont pas supportées par la ville, mais par l'administration du comté de Cook. Grâce aux renseignements que le maire de Chicago, M. Carter H. Harrison, a bien voulu nous faire transmettre par le consul de France, nous pouvons donner le relevé des principales dépenses municipales en 1878, 1888 et 1898.

Voici le relevé de ces charges en dollars et en francs, le dollar étant toujours compté au change de 5 fr. 20 c. :

Enseignement. . . j^ 262,861 » 2,646,i5i 55 11,706,242 i5

I fr. 1,364,277 20 18,759,988 06 60,872,458 »

Eaux. ^ ^ 9^1,869 90 2,425,086 88 5,700,597 42

I fr. 4»947»i28 89 12,610,188 81 29,648,104 »

PqIj^,^ J $ 549,478 18 1,475,189 o5 8,860,601 52

r fr. 2,857,260 58 7,670,728 06 17,475,120 »

Éclairage. M 254,77^ ï3 loi.il^-j 07 761,472 7>

( fr. 1,824,880 67 8,645,964 76 8,959,654 »

Égouts * ^ 37,565 64 4i8,548 4^ 807,141 08

} fr. 195,341 82 2,176,451 94 1,597,188 »

Voie publique et pro-( $ 46,870 88 1,752,824 89 1,519, 545 ^^

menades I fr. 241,128 81 9,112,089 42 7,901,684 »

Service d'incendie. .) ^ ^^'^Vi ^6 949»o49 9^ i,56i,382 33

( fr. 261,418 67 4^935,059 58 8,118,926 »

Philadelphie. — Cette grande ville n'est pas la capitale, mais le chef-lieu du comté du môme nom et la ville principale de l'État de la Pensylvanie; le siège du gouvernement est à Harrisburgh. Philadelphie est située sur deux rivières, la Delaware et le Schuylkill, à i35 kilomètres de la mer, à 209 kilomètres au nord-est de Washington et à 6,i5o kilomètres de Paris. Son port est vaste et sûr. Philadelphie fait un grand commerce avec l'Angleterre, la Chine, les Indes occidentales, la France, la Belgique et le Brésil : elle importe des vins, des eaux-de-vie, des fruits et, comme produits fabriqués, du fer, du liège, de l'huile, des soies écrues, etc. ; elle exporte surtout des farines de froment, des bois de teinture, de la houille bitumée de Clearfield, des houilles maigres et de l'anthracite, tirés des vastes mines de Lehigh, de Wilkesbarre, du Schuylkill. Ses principales industries sont : les manufactuces de tapis de laine, les fabriques de meubles et les raffineries de sucre. Les disciples de William Penn, le fondateur de l'État, y sont encore nombreux et influents; ils possèdent six temples et plusieurs écoles importantes.

La ville est d'aspect agréable et renferme plusieurs monuments, i4 théâtres, 43 banques, des bibliothèques publiques et de nombreux établissements charitables.

La superficie de la ville est de 129 milles carrés et demi, divisée entre quarante quartiers. La population était, en 1898, évaluée à 1,200,000 habitants. Les bases des revenus communaux ou des taxes communales sont : i* un impôt sur les propriétés immobilières, évaluées en 1898 à $ 840,496,600 ou 4,270,582,580 fr. ; 2* un impôt sur les propriétés mobilières, évaluées en 1898 à $ i,834,o5o ou 9,587,060 fr. (Nous ne nous expliquons pas l'extrême modicité de ce dernier chiffre.)

En 1898, d'après une note fournie au vice-consulat de France par le secrétaire général du maire de Philadelphie, le total des dépenses, normales et ordinaires, a atteint s 29,616,999 ou 154,008,894 fr. 80 c.

A la fin de l'année 1898, le montant de la dette municipale était de $ 58,107,928 ou 802,161,225 fr. 60 c.

Nous n'avons pu savoir quelle est la charge annuelle sur le budget municipal du service de cette dette, ni quel est le taux moyen d'intérêt.

Voici quelle a été la dépense, en 1898, des principaux services municipaux :

Enseignement. $ 3,686,981 ou 19,072,041 fr.

Eaux 1,068,843 5,557,984

Police 2,692,489 14*000,942

Éclairage. 275,980 1,485,096

Egouts 621,260 8,280,552

Voie publique et promenades :

Entretien. . . $ 1,672,070) -o a o o t t oo-

Balayage. . . 909,588)

Assistance publique (y compris services pénitentiaires) 708,818 8,659,828

Service d'incendié 977,812 5,084,622

Boston. — Celle ville du comlé de Suffolk esl une des plus anciennes des Elals-Unis. Sa première cliarle municipale renionle à i63o.

Bâlie dans une silualion admirable, elle est la capitale de l'Etat de Massachusetts. Son port de commerce, d'un accès facile, est vaste et sur, et son port militaire constitue à l'Est

ESSAI DE STATISTIQUE COMPARATIVE. ySS

le dépôt naval le plus important de la marine de guerre des Étals-Unis; l'amirauté y possède d'importants chantiers de construction, un bassin de carénage, et y a établi son principal arsenal.

Boston fait un grand commerce maritime, principalement avec l'Europe.

On semble d'accord pour reconnaître que l'administration municipale y est bien organisée. La base des revenus municipaux est une taxe frappée sur la valeur imposable des propriétés. Mais depuis i885 ces taxes, pour la ville de Boston (exclusives des impôts d'Etat et des taxes spéciales établies légalement pour le service des intérêts et de l'amortissement des dettes de la ville), ont été limitées à 9 dollars pour 1,000 dollars, sur la valeur admise par les agents municipaux (assessors) de la propriété imposable pendant les cinq années précédentes.

La superficie occupée par Boston est actuellement de 27,261 acres ou 11,026 hectares 76 ares 46 centiares.

Sa population était :

En 1878 de 354*322 habitants.

La ville est divisée en vingt-cinq arrondissements. L'ensemble des revenus municipaux a atteint les chiffres suivants :

Produit (les taxes . ... $ 8,754,214 $ io,023,o32 $ 13,956,958 60 Autres revenus 2,306,960 2,261,080 3,488,234 »

Totaux. . . $ ii,o6i,i64 $ 12,284,112 $ 17,445,192 60

Le total général des dépenses pendant ces trois exercices (dépenses ordinaires et dépenses extraordinaires) a atteint :

$ 17,681,792 38 71,467,053 27 27,880,017 49 Fr. 91,945,318 4o 90,828,675 60 1 44*978,690 »

L'écart entre le total général des dépenses et le montant des sommes reçues sous forme de taxes ou de revenus, représente les sommes empruntées par la ville et consacrées à des travaux d'amélioration d'une nature permanente.

La dette municipale constatée était, en 1878 (dette brute), de $ 42,359,816.28 ; elle s'est élevée en 1888 à $ 499920,475.26 et elle atteignait en 1898 la somme de $ 82,595,970.72 ou 429,499,049 fr. L'intérêt moyen de cette dette était en 1878 de 5.5o p. 100, en 1888 de 4-9i p« 100 et en 1898 de 4 p- 100.

Voici, pour ces trois exercices, le relevé des principales charges municipales :

Intérêt de la dette . . M 2,862, 160 a6 2,824,476 5o 3,826,127 7^

j fr. 12, 281, 288 85 12,087,277 80 17,295,860 »

Enseignement. . . . | * i,532,5oo » 1,764,180 » 2,700,689 »

I fr. 7,969,000 » 9,178,786 » i4, 042, 068 »

Y,(i\ix \ ^ 886,900 » 660,780 » 981,000 »

I fr. 2,006,680 » 2,864,066 » 4)84i,200 »

PqUcc j 3 828,000 » 1,181,972 » 1,682,500 ]»

I fr. 4,279,600 » 6,146,264 4o 8,749,000 »

Eclairage I ^ 47^,000 » 667,600 » 645,ooo »

( fr. 2,470,000 » 2,901,000 » 8,864,000 »

Éqouts. I ^ 125,000 » 261,861 » 860,000 »

f fr. 65o,ooo » 1,859,077 20 1,820,000 »

Voiepublique. . . .i ^ 912,000 » 884,174 » 928,000 »

1 fr. 4,742,400 » 4*887,684 80 4,799,600 »

Pg^pçg j $ 5i,ooo » 98,806 » 226,000 »

Balayaqe | ^ Ci\ /A 816,000 »

^ ^ I fr. ^^ ^^ 1,688,000 »

Assistance publique . I * 463,4oo » 671,226 » 1,097,000 »

I fr. 2,867,680 » 8,490,870 » 5,704,400 »

Service d'incendie. .1^ 586,249 » 849,640 » 1,171,000 »

1 fr. 3,048,49480 4,418,128 » 6,089,200 »

Saint-Louis. — La capitale de l'État de Missouri, sur le Mississipi, est au centre de la plus grande navigation intérieure de l'Amérique. Elle compte 470^000 habitants, dont 69 p. 100

X. En 1878 et en 1888, la dépease du balayage o'a pas été comptée téparcment.

de population étrangère. Saint-Louis a une superficie de 62 milles carrés et demi et possède i8 banques, 9 théâtres, 1 musée, i collège et i bibliothèque publique. Un pont magnifique fait communiquer Saint-Louis avec son faubourg de rillinois, East-Saint-Louis.

La population recensée a été :

£n 1880 de . . 35o,9i5 habitants. 1890 de . . 45i»770 — Elle a été évaluée en 1898 à. . . 470*000 —

Les revenus communaux sont basés sur les taxes, licences et sur quelques autres impositions peu importantes.

Les taxes de ville sont d'un tant pour cent, frappé sur la valeur imposable de la propriété réelle et personnelle, dans la limite de la ville, à l'exception des marchandises garnissant les magasins et boutiques des commerçants, des matières premières, machines, outils et ustensiles divers employés par les usiniers ou manufacturiers, ces commerçants et fabricants étant assujettis à une taxe de licence.

Cette taxe de Hcence est frappée sur ces marchands et fabricants, sur les bureaux, offices et agences des sociétés de banque, d'assurance, de transport, sur les voitures publiques, les gérances d'immeubles, hôtels et pensions, marchands ambulants, préteurs sur gages, théâtres, concerts, etc. Il y a plusieurs taux de taxe, établis d'après le chiffre de la population du quartier du contribuable et représentant la charge des services urbains; une taxe moindre frappe les districts qui ne bénéficient que partiellement des services municipaux, et une autre taxe concerne les districts qui n'ont pas de services urbains.

En 1878, il n'y avait que deux taxes de $ o.5o et $ 1.90 pour $ 100 de valeur imposable; le montant de la perception a été $ 2,880,499.74-

En 1888, il y en avait trois : de $ 0.90, $ i.4o et $ i.5o pour $ 100 de valeur imposable; le montant de la perception a été $ 3,299,721.75.

En 1898, les taux étaient $ i, $ i.4o et $ i.5o; le montant de la perception a été $ 5,o56,479*29 ou 26,293,690 fr. 80 c.

La ville possède quatre sources distinctes de revenus, savoir: l'impôt pour les intérêts et le service de la dette publique [Interest and public debt revenue)^ l'impôt municipal {Municipal revenue)^ l'impôt pour les travaux hydrauliques ( Water works revenue) et le revenu du port [Harbor fond).

Les sommes tirées de ces quatre sources de revenus ne peuvent être employées que pour l'objet pour lequel elles ont été perçues; les titres indiquent assez clairement leur affectation .

Les revenus tirés des diverses sources susindiquées ont été les suivants * :

Impôt de la dette . . . 8,i44»io6^25 6,253,478^89 7,859,401^39

— municipal. . . . 12,636,322 81 20,018,402 09 28,939,584 08

— pour les travaux

hydrauliques . 2,860,783 12 4)964)234 75 7,188,1 13 24

— du port 269,282 72 388,422 82 292,990 65

Les dépenses ont été les suivantes :

Intérôte et dette . . . . 7,635,3i5^82 6,577,879^25 6,281,489^50 Dépenses municipales

générales. 13,677,814 02 19,788,027 01 28,347,715 80

Travaux hydrauliques . i,i83,638 69 6,996,834 07 6,382,393 47

Port et quais. .... 260, 55o 42 476,255 20 310,597 19

Il y a lieu de noter que lorsque les dépenses sont en excédent sur les recettes, c'est le reliquat des années précédentes qui a comblé la différence.

I. Les chiffres sont traduits en francs au change de 5 îr, ao c. par dollar et ne c-omprennent pas les reliquats de l'année précédente.

Les principales dépenses ordinaires ont été :

Eaux i,i83~638f7i 1,708,793^16 2,761,640^33

Police 2,466,838 o3 2,960,384 78 4,954,712 77

Éclairage i,324«33o gb i,63o,7i3 55 1,790,391 98

Égouts (entretien et nettoiement) 160, 566 95 217,547 82 4i2,55o 84

Voie publique (entretien) 1,245,804 81 1,648,673 62 1,656,559 16

Voie publique (parcs) . 401,487 73 509,542 02 717,716 58

— (balayage) 3 11,247 42 888,537 '^ i,2i4,i45 24

Assistance publique . . 1,206,477 ^^ 1,842,424 53 2,471, 2o3 17

Service d'incendie . . . 1,422,200 i5 2,661,289 95 3,86o,o8i 16

Le montant de la dette en 1899 était de $ 19,392,278.80, soit 100,839,846 fr. Le taux moyen d'intérêt est de 4-367 p. 100.

San-Francisco. — Cette ville, métropole commerciale de rOcéan Pacifique, a dû une grande partie de son expansion à la découverte des mines d'or de Californie. Bien que son accroissement ne soit pas comparable aux grandes villes de l'Est, sa situation ne laisse pas d'être prospère, et son commerce et son industrie suivent une marche ascendante bien marquée.

Outre le commerce d'exportation, qui porte principalement sur les céréales et les farines, les vins, les conserves alimentaires, les laines, le mercure et l'argent, San-Francisco a une grande activité industrielle et possède des chantiers de construction pour la marine et pour les chemins de fer, de grandes manufactures de tabacs, d'importantes fabriques de chaussures et de vêtements.

Ce grand port est également la tête de trois des plus importantes lignes de chemins de fer du réseau nord-américain.

Le mouvement intellectuel y est également très actif; la ville possède deux collèges de médecine, cinq bibliothèques publiques, dont deux très importantes, quatre-vingts écoles publiques, douze théâtres, et plusieurs associations scientifiques, artistiques et littéraires.

•y^O BUDGETS FRANÇAIS ET ETRANGERS.

La superficie de San-Francisco est d'environ 4i milles carrés trois quarls, et la ville est divisée en douze arrondissements.

Le Conseil municipal, qui a été jusqu'à présent composé de 12 membres élus, en comptera i8 l'année prochaine.

La population était :

En 1878 de . . . . 3oo,ooo habitants. 1888 .... 33o,ooo — 1898 .... 36o,ooo —

Les. ressources de la ville sont constituées principalement par une taxe directe sur toute propriété^ réelle ou personnelle, existant sur le territoire municipal. Le taux de cette taxe, pour l'année 1898, a été de $ i.So p. 100 au profit du budget municipal et de $ o.5o p. 100 au profit des dépenses de l'État.

L'ensemble de ces deux taxes a produit, en 1898, environ $ 6,363,335 ou 33,089,342 fr.

Le total de la valeur imposable de la ville a été évalué à $ 352,3445061 ou 1,832,189,117 fr. 20 c.

Le tableau suivant montre la progression des revenus municipaux et d'Ltat depuis vingt ans :

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