‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 180 sur 212 · VALEUR QUOTITÉ · texte numérisé non relu

VALEUR QUOTITÉ

POPULAZioic. imposable. des taxes perçaes.

1878. . . . 532,681 hab. £ 2,819,549 5 sh. 1 i/4** par £ 1888. . . . 599,788 3,121,244 3 — 41/2 —

Le système de coniptabihté usité pour les budgets et les comptes de la ville s'inspire de la comptabilité industrielle ou commerciale. On a établi des comptes par doit et avoir résumant trois catégories de gestions: i* le compte capital de la Cité; 2** le compte des impositions générales; 3* le compte du service des eaux. Ce dernier service constitue une exploitation industrielle faite par la ville et à son profit.

Le total des dépenses du budget a été, en 1897, de £ 1,194,378 ou 29,859,450 fr., se décomposant ainsi: dépenses ordinaires, £ 877,843 ou 21,946,070 fr., et dépenses extraordinaires, £ 3 16,555 ou 7,913,370 fr.

La dette, au 3i décembre 1898, s'élevait à £ 9,G2i,o3i ou 240,025,785 fr.

Le service de la dette a absorbé, au budget de 1898, une somme de £ 4 10,000 ou io,25o,ooo fr. Le taux moyen de rintérét de cette dette est de 3.20 p. 100.

Voici le relevé des principales charges inscrites au budget de 1898:

Police. — Dépenses ordinaires. . . . £■ 77,664 — Dépenses extraordinaires. . i ,809

Total £ 79,609 ou 1,927,726 fr.

Eclairage. — Dépenses ordinaires . . £ 42,63 1 17/8 ou 1,076,800

Service ( Dépenses ordinaires . . . £ io,i55 19/6 d'incendie. / Dépenses extraordinaires. 12,948

Total £ 23,io3 19/6 ou 677,600 fr.

Voie publique. — Dépenses ordinaires. jC 36,727 i/io — (pavé). — Dépenses extraordinaires . . 36,926

Total £ 72,663 i/io ou 1,816,326 fr.

Egouts. — Dépenses ordinaires. , . . £ i3,i56 ikjii — Dépenses extraordinaires . 8,796

Total £ 21,962 i4/ii où 648,816 fr.

Enseignement. — Dépenses des écoles. £ 1 1 4,683 6/6

— Enseignement indus-

triel 11,931 6/2

— Musée 6,429 18/10

Total £ i32,o44 00/06 ou 3, 3o 1,1 00 fr.

Service des eaux. £ 266,796 i5 6,669,900

La dépense de £ 114,083 6/5 pour les écoles est entièrement remboursée par l'administration d'Etat : le School Doarcl.

Les recettes du service des eaux figurent dans le compte du budget ordinaire pour £ 263,533 3 ou 6,588,325 fr. La dépense nette des eaux pour le ser\'ice municipal ne serait donc (pie de £ 3,262 12 ou 81,575 fr.

Manchester. — La superficie du grand centre manufacturier du comté de Lancastre était en 1898 et est actuellement de 12,911 acres ou de 9,268 hectares 79 ares.

Cette grande ville se trouve à i83 1/2 milles N.-O. de Londres, et sa population, y compris le faubourg de Salford, a été évaluée, en 1898, à 589,080 habitants.

Manchester est surtout un centre industriel et renferme de nombreuses filatures et manufactures d'articles de coton, des fabriques de percale, de calicot, de basin, de mousseline, d'articles de caoutchouc, dé petite mécanique et de quincaillerie; mais c'est également un centre intellectuel qui a marqué dans révolution des idées et qui est resté jusqu'à ces dernières années la forteresse du libéralisme politique et économique.

Grâce à un emprunt spécial contracté récemment, Manchester possède depuis quelques années un canal maritime reliant directement la ville à la mer.

Les navires, même de fort tonnage, peuvent ainsi charger ou apporter directement leurs marchandises dans cette ville, qui a son port et ses docks. La ville possède également une bourse des marchandises et une importante chambre de commerce.

Le total de la dette se montait, en 1898, à £ 10,881,994 ou hlMcf,ij5o fr.

Le service de cette dette a absorbé, en 1898, £ f\(J^9^G^ ou

1 2,444, 17^ fr- Les principales dépenses faites au cours de l'exercice 1898

ont été, d'après un relevé qui nous a été communiqué à la

date du i3 février 1899 par le trésorier municipal:

Enseignement ..... jC 85, 000 ou 2,126,000 fr.

Service (les eaux . . . . 35,178 879,820

Police 55,984 1,899,600

Égouts 47»648 1,191,200

Roules et égouts. . . . 81,908 2,047,576

Nettoiement 129,179 8,229,476

Service d*incendie . . . 11,247 281,176

Éclairage 46,960 1,148,760

^jS budgets français et étrangers.

Promenades et parcs. . -^ 28,212 ou 58o,3oo fr. Hospices et hôpitaux. 10,726 268,126

Assistance publique. . . 161,981 4>o49,525

Le service de l'Assistance publique n'est pas municipal; il est assuré, comme dans la plupart des villes anglaises, par l'administration des pauvres, contrôlée par la municipalité et par le pouvoir central.

Au point de vue des recettes, les taxes purement munidpales ont produit, en 1898, £ 806,996 ou 20,174,875 fr., pour une valeuf imposable de £ 2,955,770;

Le tableau suivant montre le développement de la superficie de la ville en 1878, 1888 et 1898, comparé à la population, à la valeur imposable, au montant des impositions municipales et au service de la dette. Il indique également le montant de la dette constituée aux trois dates considérées :

Superficie. 4» 298 acres 5,933 acres 12,911 acres

Population (évaluations). 31^1^,0'] t^hah, 878,164 hab. 689,079 hab. Base (les impositions. —

Valeur imposable (5/6

(lu revenu brut) . . . £ 2,229,186 £ 2,486,4o4 ^ 2,956,776 Montant des impositions

municipales 846,887 889,046 806,996

Dette constituée. . . . 4»994»i73 6,794,976 16,881,994 Service d'intérêt de la

dette i99»283 272,491 497*7^7

11 faut noter, pour le chiffre représentant les impositions municipales en 1898, qu'il comprend £ 158,960 pour les intérêts de l'emprunt spécial du canal maritime.

Cet emprunt figure dans le chiffre de la dette, en 1898, pour £ 5,127,980 ou 128,199,500 fr.

Birmingham. — Cette grande cité mailufacturière est célèbre dans tout le Royaume-Uni pour sa bonne administration municipale. C'est une ville en plein développement, située à 1 12 1/2 milles N.-O. de Londres. Elle possède un hôtel de ville, plusieurs hôpitaux, un collège royal, un hôtel des monnaies,

plusieurs théâtres et salles de concerts, une bourse et l'une des plus importantes chambres de commerce de l'Angleterre.

Son industrie et son commerce, des plus considérables, consistent en constructions de machines à vapeur et autres engins mécaniques pour les manufactures, en armes de guerre et de luxe, en grosse et fine quincaillerie, en cycles et pièces détachées de bicyclettes, en coutellerie, en bijouterie et en or^ fèvrerie d'or, d'argent, de plaqué et d'étain. Birmingham possède aussi d'importantes fonderies de cuivre.

C'est un centre important de chemins de fer, et la station de New-Street, commune aux diverses compagnies (jui desservent la ville, est réputée pour l'une des plus belles gares modernes de chemins de fer.

Le t^ableau suivant montre les progrès réalisés, de 1888 à 1 898, au point de vue des revenus municipaux :

y aleuT imposable (Ratable value) jC 1,772,855 jC 2,250,095

Produit des taxes urbaines ordinaires (i5o-

rough raie) 221,607 3i4,395

Produit des taxes urbaines extraordinaires

(Jmprovement raté) i35,i54 208,676

Produit total des taxes municipales .... 356,761 518,071

La population était, d'après le recensement de 1891, de 478,118 habitants, dont 76,157 électeurs municipaux; en 1898, elle était de 5 10, 343 habitants, dont 87,826 électeurs municipaux.

La superficie de la ville est, depuis 1898, de 12,706 acres ou 5,i4o hectares 44 ares 3o centiares.

La dette était, au 3i mars 1898, de £ 8,786,768 18/8 ou 218,419,100 fr. Le taux moyen d'intérêt est de 8.492 p. 100.

Voici le résumé des principales opérations de dépense du budget municipal pour l'exercice 1898:

Total des dépenses ordinaires. . . £ 1,699,859 ou 42,496,475 fr. — des dépenses extraordinaires

et spéciales 11,107,3702/1 277,684,250

Total. . . . . £ I2,8a7,2a9 2/1 ou .320,180,725 fr.

Mais les services alimentés par les ressources extraordinaires et spéciales (Eaux-Gaz) qui constituent des entreprises industrielles municipalisées et dont la dépense totale est de £ 11,107,3702/1, produisirent en 1898 une recette totale de £ 1 3,0 12,1 56 10,2, soit un bénéfice de £ 1,904,786 1/8 ou 47,619,600 fr. Les deux principales sources de profit sont les eaux et le gaz.

Le service* des eaux est devenu municipal depuis 1879, croyons-nous. Les recettes de ce service ont été, en 1898, de £ 3,802,160 6/5 ou 95,o54,ooo fr., alors que les dépenses n'ont atteint que £ 2,097,869 18/8 ou 52,446, 5oo fr.

La ville de Birmingham a racheté plus récemment les usines à gaz et municipalisé ce service, dont elle tire de grands bénéfices tout en ayant notablement abaissé le prix du pi^d cube de gaz livré au public. Pour l'exercice 1897-1898, le montant des bénéfices et intérêts sur le fonds de réserve spécial de l'entreprise du gaz, montant versé au crédit des taxes extraordinaires [Iniprovement raie) y a atteint £ 34,ooo ou 85o,ooo fr. Cette simple constatation donne une idée de l'extrême prospérité de cette dernière exploitation.

Voici quelle a été la charge des principaux services municipaux, en dehors des entreprises industrielles dont nous venons de parler, au cours de l'exercice 1898:

Service de la dette £ 301,980 (intérêts).

— 129,006 7 (amortissement).

Total 429,935 7 ou 10,748,893 fr.

Enseignement (non compris renseignement professionnel) . . . . £ 117,000 ou 2,925,000

Eaux 2,097,859 18/8 52,44C,5oo

Police. 74,669 ^/9 1,865,725

Incendie 9,888 2/2 246,626

Eclairage 28,748 17/4 686,860

Egouts. iG,2o6 7/2 4o6,i5o

Voie publique et promenades. . . 69,14010/9 1,478,626

Edimbourg. — La vieille métropole de l'Ecosse est une

grande el belle ville bâtie sur trois collines, à 897 milles de Londres.

Sa superficie actuelle est de 8,8o4 acres ou 3,562 hectares 10 ares. C'est le siège d'une université célèbre, fondée en 1802, et de laquelle dépendent de grandes bibliothèques publiques, un muséum et un jardin botanique.

Edimbourg a, à la tête de sa municipalité, un magistrat élu qui porte le titre de Lord-prévôt de la ville [Lord-Provosi of the City).

La capitale de l'Ecosse possède de nombreuses banques, des imprimeries, librairies et fabriques de papiers ; l'industrie de la verrerie et de la savonnerie y est également florissante ; enfin, on y a créé des usines considérables pour la construction des machines à vapeur, notamment des locomotives.

Les revenus de la ville proviennent de quatre sources distinctes: les impositions bourgeoises {Burgh Assessmenls)^ la contribution des eaux {Water Assessmenis)^ qui se subdivise en taxe publique, taxe domestique et taxe de magasin ; l'imposition de bienfaisance {Poor Assessmenf) et l'imposition d'instruction publique {Education Assessmeni).

L'imposition bourgeoise est frappée sur la valeur locative brute des difi'érentes sortes de propriétés de la cité, excepté les lignes de chemin de fer, les usines à gaz ou autres canalisations, les terrains utilisés pour la culture et quelques autres propriétés qui ne sont frappées que pour le quart du revenu imposable.

Celte imposition ne frappe pas les occupants — qui ne sont pas propriétaires — des immeubles évalués comme revenus au-dessous de 5 £ par an. Sont aussi exemptés les établissements d'intérêt public ou ayant un caractère religieux ou charitable.

Outre cette imposition, la ville tire des revenus de ses propriétés mobilières et immobilières et du produit de différentes administrations municipales. Tous ces revenus sont affectés aux charges municipales et de police.

Les revenus du service des eaux sont constitués principalement par la taxe spéciale et par le produit de la vente de Peau au compteur.

Le revenu des écoles est constitué par les allocations du Parlement (Parliamentary Grants)^ par les rétributions scolaires et par les impositions spéciales.

La base des recettes du service de bienfaisance est le revenu des terres et héritages sous déduction de certaines sommes pour réparations, etc. Celte taxe est la suivante : maisons, lo p. 100 ; canalisations d'eau, 25 p. loo ; tramways, 27 1/2 p. 100; lignes de chemin de fer, 3o et 35 p. 100.

Les propriétés occupées par des étabhssements ayant un but d'utilité publique, religieux ou de bienfaisance, sont exemptées de cette taxe.

Voici le tableau du produit de ces quatre sources de revenu, impositions et accessoires, depuis vingt ans :

Revenus municipaux, de police et

autres £- 1 68,882 £ 195,088 £ 899,008

Service des eaux 58,120 82,776 io4}06i

Service des pauvres 69,486 66,756 67,167

Service d'enseignement 8o,65o • 78,654 189,521

Totaux £ 816,598 £ 418,268 £ 710,257

Le tableau suivant permet de suivre la progression de la population et des dépenses municipales depuis vingt ans :

TOTAL

poPULATioif. des dépenses

municipales.

1878 .... 219,722 hab. £ 445,488 OU 11,187,200 fr. 1888 .... 262,345 449»o8i 11,225,775

Pour l'exercice 1898, le total des dépenses se décompose en :

Dépenses ordinaires £ 678,648 ou 16,961,200 fr.

— extraordinaires. . . 659,772 i6,494»8oo

Le montant de la dette était, à la date du i5 mai 1898, de £ 3,897,901 ou 84,947>525 fr. ; Pintérôt moyen payé pour cette dette n'était que de 8 p. 100.

Voici les sommes employées pour les principaux services d'après le budget de 1898:

Service de la dette £. 92,167 ou 2,404,170 fr.

Police ; 62,598 i,3i4 900

Éclairage 32,4ii 810,276

Lgouts 22,212 555, 3oo

Voie publique et promenades. .... 182,980 3,324,5oo

Incendie 9,4^1 236,276

Service des eaux 104,299 2,607,476

Assistance publique 66,3oi 1,667,625

Enseignement 112,326 2,808,126

Calcutta. — La capitale de l'empire anglo-indien, cheflieu de la présidence du Bengale, est une des plus belles villes de l'Asie. Elle occupe, sur la rive gauche de l'Hougly, une superGcie de 20 milles carrés ou 3,2 18 hectares 63 ares, à 21,857 kilomètres de Paris.

C'est une ville en progrès, centre d'un grand commerce d'importation et d'exportation et d'une industrie qui devient de jour en jour plus considérable. La fabrication de tissus et de sacs de jute s'y est beaucoup développée. Le mouvement commercial est également très actif; la valeur annuelle des transactions, d'après les dernières évaluations, dépasse i milliard 600 millions de francs.

Calcutta est la résidence officielle du vice-roi des Indes, gouverneur général de l'empire anglo-indien, et celle du lieutenant-gouverneur du Bengale. C'est le siège de la haute cour d'appel pour l'Inde. Calcutta possède une université, une bibliothèque publique, un musée, un jardin zoologique et botanique, une société d'agriculture, d'horticulture et d'histoire naturelle ; une chambre de conunerce importante, une bourse et des docks.

La population de Calcutta a été :

En 1881 (recensement). . 584,658 habitants. 1891 (recensement). 741,1 44

1898 (estimation) . . 810,000 —

Ces chiffres de population comprennent la ville et les faubourgs.

Les renseignements que nous résumons ci-dessous nous ont été fournis par le consul général de France.

Le total général des recettes a été, en 1898, de 4,908,383 roupies ou 8,344)251 fr. 10 c. *.

Le total général des dépenses a été, en 1898, de R. 5,o3i,366 ou 8,553,212 fr. 20 c.

La dette de la ville de Calcutta, à fin 1899, s^établissait à R. 24,635,375 ou 4ij88o,i37 fr. 5o c.

Les revenus municipaux se divisent en quatre parties. La première, qui, en 1898, s'est élevée à R. 2,819,227, comprend: les revenus généraux, les licences municipales, les taxes sur les voitures, chevaux ou autres animaux et les charrettes; les recettes du service des ponts et chaussées; de la voie publique, des abattoirs et marchés, et du domaine municipal. La seconde partie, qui, en 1898, s'est élevée à R. 893,950, comprend les contributions perçues par le service des égouts. La troisième partie, qui s'est élevée, en 1898, à R. i,3o3,2o6, comprend les revenus du service des eaux. La quatrième partie, qui s'est élevée, en 1898, à R. 892,000, comprend les revenus et contributions du service de l'éclairage.

Le budget des dépenses est également constitué en quatre parues. La première a atteint, en 1898, le total de R. 3,072,829 et comprend : le service de la dette, les frais d'administration et des bureaux, de perception, du service des ponts et chaussées, de la voie publique, des abattoirs et marchés, ainsi que

I. Birn que, sur beaucoup de tableaux de concordance des monnaies, la valeur de la roupie comme monnaie de compte soit indiquée à a fr. 38 c, nous avons fait notre calcul au change de 1 fr. 70 c, change moyen de 1899.

différentes dépenses sanitaires, parmi lesquelles nous relevons une dépense de R. i44)58o pour mesures préventives contre la peste. La seconde partie des dépenses, qui a atteint, en 1898, R. 278,350, enregistre les dépenses du service des égouts et de l'assainissement. La troisième partie, qui enregistre les charges du service des eaux, a atteint, en 1898, un total de R. 1,212,882, sur lequel près de R. 860,000 sont absorbées par les intérêts et T amortissement des emprunts contractés pour les eaux. La quatrième partie des dépenses, qui a atteint en 1898 un total de R. 467,804, enregistre les charges de l'éclairage, au gaz, au pétrole et à l'électricité.

,Voici quelques-unes des principales dépenses du service ordinaire du budget municipal de 1 898 :

Éclairage R. 467,804 ou 8o4,4i6^8o

Service des eaux ........ 1,212,882 2,061,899 4©

Égouts et assainissement . . . . 414^262 704^24540

Assistance publique, hôpitaux et

mesures contre la peste. . . . 212,700 361,690 »

Voie publique et promenades. 1,007,604 1,712,926*80

L'enseignement ne constitue pas un service municipal.

La dette constituée à la fin de 1899 atteindra, comme nous l'avons indiqué, le total de R. 24,635,875.

Le service de la dette, en dehors de la constitution de deux caisses de réserve dont l'actif a été défalqué pour obtenir Je chiffre de la dette consoUdée, a absorbé en 1898 R. 862,745 ou 1,466,666 fr. 5o c.

La ville de Calcutta a tenté de réaliser, en 1899, un emprunt de 20 lacs de roupies (le lac vaut 100,000 roupies) offrant un intérêt de 4 P- 100, emprunt amortissable en vingt et un ans.

Mais, en raison de la situation défavorable du marché monétaire, cet emprunt n'a été souscrit que partiellement et les souscripteurs sont même en procès avec la ville.

Il a été consacré à l'amortissement des emprunts, pendant l'année 1898, une somme de 288,277 roupies 4 annas et 6 pies.

Sydney. — Cette grande métropole est la capitale de la Nouvelle-Galles du Sud et le chef-lieu du comté de Gumberland. La ville, bâtie dans une position magnifique, sur un des plus beaux ports du monde, le port Jackson, est à 22,788 kilomètres de Paris. C'est le siège du gouvernement, la résidence du gouverneur de la colonie et du parlement local.

Elle possède une chambre des députés et un sénat, un archevêché catholique et un évêché anglican, une belle université, une cour d'appel et une cour d'assises.

Sydney possède encore, dans l'enceinte de la vieille ville ou dans ses faubourgs, plusieurs théâtres, de grandes banques, une école des arts mécaniques, une école de commerce, une école d'agriculture, une belle bibliothèque publique.

Le commerce d'exportation, considérable, porte principalement sur les laines, les bois de construction, les minerais de cuivre, d'or et d'argent, la houille, les diamants, les cuirs et peaux.

La population de l'agglomération (ville et faubourgs) de Sydney est évaluée à 420,000 habitants ; mais la ville proprement dite, pour laquelle les constatations ci-après ont été relevées, avait:

En 1878 une population de. . 94)228 habitants. 1888 — — . . 118,020 . —

L'organisation actuelle ne répond pas à l'extension des faubourgs ni à l'union étroite de ces agglomérations suburbaines avec la ville, et il en résulte de graves difficultés pour l'administration municipale. On étudie l'annexion des faubourgs afin de faire de Sydney une vaste métropole d'une superficie de 93,094 acres englobant les 4^0,000 habitants de la ville et des faubourgs.

Les recettes ordinaires de cette grande métropole atteindraient £ 427,567, et sa dette, qui serait ainsi portée à £ 9,694,182, pourrait rapidement s'amortir, les services des

eaux, des égouls, des tramways et des abattoirs, pour lesquels elle a été contractée, devant produire alors un revenu de £ 1,015,567 par année.

Ce projet d'extension est présenté et soutenu par le maire actuel, M. Matthew Harris, et il sera sans doute prochainement réalisé. Il entraînerait une modiflcation de l'organisation municipale sans changer sensiblement la base des revenus de la ville.

La superGcie de la ville actuelle est de 2,670 acres, partagée en 8 districts. Ses sources de recettes sont diverses, mais reposent principalement sur une taxe de i sh. 4 d. par £, imposée sur la valeur locative des propriétés urbaines.

Les recettes ont été :

En 1878. . . . £ 110,087 o" 2,877,175 fr. 1888. . . . 2i8,C33 5,465,820

Le montant de la dette actuelle de la ville proprement dite est de £ i,5 10,000 ou 87,700,000 fr., et le taux moyen d'intérêt payé pour cette dette est de 5 p. 100.

La charge annuelle pour les principaux services municipaux est la suivante :

Eaux £ 45, 000 ou 1,125,000 fr.

Egouts 4i>ooo 1,025,000

Éclairaçje i4»84o 871,000

Voie publique 38,ooo 950,000

Service d'incen<lie . . . 24*000 Goo,ooo

Police 882,824 8,820,600

Assistance publique . . 4o5,27i 10,181,775

Enseignement. .... 765,406 i9,i85,i5o

Les charges de l'Assistance publique, de la police et de l'enseignement sont supportées par le budget de la colonie et la municipalité n'y participe pas; mais ces charges s'appliquent à l'agglomération entière et non pas seulement à la cité de Sydney.

o BUDGETS FRANÇAIS ET ETRANGERS.

ibourne. — Cette ville, capitale de la province de Vic- . ^gj Ij^lie dans la baie de Porl-Philip, el la distance qui la sépare de Psiris est de 22,290 kilomètres.

La ville* proprement dite ne comptait en 1898 qu'une population de 70,176 habitants, mais, avec les faubourgs, la populalion s'élevait alors à 491 9^00 habitants.

Melbourne possède une bourse des valeurs et une bourse de commerce; elle est le siège du gouvernement, d'un archevêché catholique et d'un évêché anglican.

Son université a une grande importance et, outre les collèges adjoints, a institué un collège pour les artisans.

La ville possède de nombreux édifices publics, plusieurs bibliothèques, des musées, des théâtres, un hôtel des monnaies et des docks.

Elle est desservie par un réseau de tramways à traction mécaniJjue.

Le commerce d'exportation porte principalement sur les laines, les peaux de moutons et de lapins, viandes congelées, suifs, cuirs, céréales, beurres, cires et miels.

Melbourne exporte aussi une assez grande quantité d'or monnayé ou en lingots.

Les renseignements suivants ne concernent que la ville proprement dite, qui n'a qu'une superficie de 6,000 acres ou 2,427 hectares 60 ares.

La dette, constituée de 1878 à 1892, a nécessité une dépense moyenne, pour intérêts et amortissement, de £ 18,073 de 1878 à 1890.

En 1894, le service de la dette a atteint £ 50,876; en 1899, il a été de £ 68,876, et il sera de £ 68,876 en 1900.

La dette, à rembourser de 1878 à 1927, en additionnant les intérêts au principal, formait un total de £ 2,701,948 8/1 1, sur lequel £ 686,610 18/ 11 avaient été remboursées au 81 décembre 1898, ce (|ui laissait comme dette a cette époque

2,116,487 10 ou 62,880,987 fr. 60 c.

L'intérêt moyen payé pour cette dette est de 4-25 p. 100.

Voici la dépense de quelques-uns des services municipaux pour rexercicc 1898 :

Service de la dclle jC 59,370 ou 1,484,370 fr.

Service d'iiiceudio'. 77,822 i,945,55o

Lclairage 32,434 8 10, 855

Voie publique 27,666 691,650

Les dépenses de la police, celles de l'inslruclion publique, ainsi que celles du service des eaux et des égouls sont entièrement supportées par le budget de la colonie. Nous n'avons pu obtenir de renseignements suffisants sur les recettes purement municipales.

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