TENS». FRANCS
Enseignement 35 1,102 912,865
Elaiix (distribution) . . . , 147,682 384,973
Eclairage 14,127 36,73i
Egouts (entretien) 146,710 38i,446
Voie publique 4i4,6i9 1,078,010
— (balayage) i4,44i 37,546
Le total des dépenses ordinaires et exceptionnelles a été :
YENS. FRANCS.
En 1878 (le ... . 333,277 866,521
1888 .... 827,738 2,l52,Il8
La Préfecture de police est institution d'État et ne reçoit aucune subvention de la ville; c'est elle qui assure le service d'incendie.
I. Nous avons calculé le yen au change de a fr. 60 c, qui nous a été indiqué comme change moyen de l'année 1898, et non 5 fr. 16 généralement donné par les tableaux de concordance de monnaies comme équivalence pour la monnaie de compte.
Les dépenses de l'Assistance publique ne sont pas municipales.
Les chiffres qui précèdent nous ont été aimablement procurés par la Légation du Japon à Paris.
Buenos-Ayres. — La métropole de la République Argentine est une ville dont l'importance est en disproportion avec celle du reste du pays.
C'est la ville dont l'accroissement, par immigrations et par natalité, a été le plus considérable du monde entier depuis vingt-cinq ans. Sa population est cosmopolite.
La superficie de la ville, d'après le recensement du lo mai 1896, est de 1 8,584 hectares, répartis en vingt-neuf sections ou arrondissements.
La ville est construite à l'américaine, en damier, et, depuis 1888, est traversée de boulevards diagonaux facilitant la circulation. L'aspect de la métropole argentine est celui d'une capitale européenne. Elle renferme de beaux édifices dans le style français et italien : le palais du Gouvernement, celui du Congrès national, un hôtel des monnaies, un grand nombre d'églises catholiques et de temples protestants, une bourse de commerce et les hôtels d'une foule de sociétés savantes, commerciales, et de clubs.
L'enseignement y est distribué par 220 écoles publiques à environ 3o,ooo élèves, et par i35 écoles particulières à environ 12,000 élèves.
L'Université, fondée en 182 1, régit un collège national, des écoles militaires, une école de médecine, une faculté de droit et de sciences sociales.
Le commerce de Buenos-Ayres absorbe les trois quarts des affaires traitées sur le territoire de la RépubUque Argentine.
L'administration est dirigée par une municipalité, ayant à sa têle, avec les fonctions executives, un intendant, placé sous l'autorité du ministère de l'intérieur.
Des travaux considérables pour l'amélioration du port, pour
ESS.U DE STATISTIQUE COMPARATrV'E. 768
la création d'un réseau complet d'égouts et pour l'assainissainent et la transformation des habitations, ont été entrepris depuis 1889.
Un annuaire statistique est publié depuis 1897 par les soins de M. François Alcobendas, intendant municipal, et de M. Albert B. Martinez, directeur général de la statistique municipale. L'ensemble de ces publications constitue une source inépuisable de renseignements précieux sur la vie, les transactions et le développement de cette grande métropole.
La population était :
En 1878 de 234^029 habitants.
D'après le dernier recensement en 1896 de 662,763 —
Et d'après l'évaluation du bureau de statistique en
1898 de 765,744 —
Les bases de revenus municipaux ou des taxes communales perçus en 1898 peuvent être classées en cinq groupes :
Rémunérations de service. . . . S papier 1,010,817 ou 1,966,070 l'r. Produits du domaine privé ou d'entreprises municipales 3,607,873 7,019,205
Impôts directs 5,349<i6i 10,406,935
Impôts indirects 1,791, 353 3,485, 120
Ressourcesdiverses et éventuelles. 2,282,894 4»44i»425
Le total des recettes pour l'exercice 1898 s'est chiffré par
5 papier 14,0^2,098 ou 27,319,205 fr. Le total général des dépenses municipales a atteint, en 1898, en y comprenant les dépenses normales ou ordinaires et les dépenses extraordinaires, S papier 14,060,790 ou 27,336, 1 65 fr.
La dette municipale, au i" avril 1899, s'élevait à: piastres papier 34,85o,8oo, piastres or 1 3, 1 62,358, ce qui équivaut, en tout, à 133,634,355 fr.
Le taux moyen de l'intérêt payé pour cette dette est de
Une partie du service de la dette est assurée par le gouvernement; mais la ville a déboursé pour ce service, en 1898,
\fi somme de $ papier 2,588,478.26, soit, au change moyen de l'année, 5,026,220 fr.
L'enseignement, le service des eaUx et des égouts, et celui des diverses administrations de la police, constituent des charges supportées par le Trésor de la République Argentine, comme équivalence des importantes ressources que, sous diverses formes, l'État tire des habitants de la capitale.
Il résulte de cette situation, que nous ne pouvons indiquer comme charges municipales, pour 1898, que les dépenses suivantes :
Édairage (gaz) 8 papier 966,623 iC
— (pétrole) 145,792 53
— (électricité) i43,o43 4'
— (dépenses du service) 36, 740 »
Total. . . . $ papier 1,296,099 10
Ou 2,619,646 fr.
Entretien de la voie publique, y compris l'incinération des
gadoues $ papier 1,246,760
Ou 2,464,000 fr.
Nous n'avons pu établir les charges de l'Assistance publique que pour l'exercice 1 897 ; en voici le détail :
Subvention aux établissements de bienfaisance. . S papier 96,347 »
Dépenses des établissements hospitaliers , . . . 653,226 10
Réparations et constructions d'hôpitaux 486,948 01 "
Total. . . . $ papier 1,1 34, 621 11 Ou 2,207,238 fr.
Saint-Pétersbourg. — La capitale de l'empire russe occupe, à l'extrémité orientale du golfe de Finlande, une superficie d'environ 100 kilomètres carrés.
C'est une ville toute moderne, pour le développement de laquelle des sommes immenses ont été dépensées, et que la volonté des empereurs de Russie a peuplée de palais, de musées, d'églises et d'édifices administratifs qui, avec les somptueuses demeures de la noblesse, ses grandes artères et ses quais monumentaux, lui donnent une physionomie grandiose.
Saint-Pétersbourg possède une université, diverses écoles secondaires et supérieures, une académie militaire et des écoles spéciales pour le personnel supérieur des forêts, de la marine et des ponts et chaussées.
Un réseau de tramways a été construit et assure les communications entre les principaux quartiers de la ville.
La population est surtout composée de fonctionnaires, de militaires et des personnes vivant des dépenses du monde officiel. On a calculé qu'en 1890 il y avait un militaire sur 2y habitants et un fonctionnaire sur 69. Cette proportion n'a pas dû beaucoup varier depuis.
Le commerce et l'industrie donnent lieu, en dehors des transactions des affaires de détail, à un mouvement important, mais qui se développe assez lentement.
La population était, en 1890, de 929,100 habitants, dont 1 3 1,9.30 militaires; elle est, en 1899, ^^ i,35o,ooo habitants.
Le montant de la dette municipale était, au 3i décembre 1898, de 19,683,165 roubles ou, au change de 2 fr. 67 c, de 52,554,051 fr.
La charge sur le budget municipal de 1899 du service de la dette municipale était de R. i,o54,853 ou 2,8x6,458 fr.
Le total des dépenses ordinaires municipales a été de R. i2,oo5,655 ou 32,055,099 fr.
Les dépenses extraordinaires ont atteint R. i, 362,835 ou 3,638,769 fr.
Les principales dépenses inscrites au budget de 1899 ont été les suivantes :