‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 185 sur 212 · SUPERFICIE. POPULATION · texte numérisé non relu

SUPERFICIE. POPULATION

£111878 3,178^72' 209,120 hab.

1898 4,188 49 383,3oo

Le motif de l'augmentation de la superficie et de la population, noté en 1898, est l'annexion, en 1892, de deux communes, et de deux autres en 1897.

Pour l'exercice 1898, les principales recettes du budget municipal ont été les suivantes :

Produit du domaine de la ville M. 620,000 ou 776,000 fr.

Produit /le^ du service du gaz 1,080,000 i,35o,ooo

Taxe sur le revenu 5, 162,000 6,440)Ooo

Taxe foncière 786,000 918,760

Produit /le^ de Toctroi 1,700,000 2,126,000

Redevances des compagnies de tramways . i49>ooo 186,260

Taxe de mutation sur les immeubles . . . 1,200,000 1,600,000

Le total de la dette au i" janvier 1899 était de M. 41,622,000, et la charge des intérêts et de l'amortissement de cette dette pesait pour M. 1,877,000 sur les dépenses de l'exercice 1898.

Le taux d'intérêt était de 3.5o p. 100 sur M. 28,200,000, et de 4 p- 100 pour le surplus de la dette.

Les principales charges annuelles du budget municipal étaient pour 1898 :

Enseignement M. 4)^4^)000 ou 6,681,260 fr.

Eaux 819,000 398,760

Contribution pour la police 276,000 346, 000

Éclairage 1,060,000 i, 3 12, 600

Egouts. 337,000 421,260

Entretien de la voie publique (balayage ?). 884,000 i , 1 06,000

Les recettes et les dépenses du service des eaux ne figurent pas au budget municipal.

La police est un service d'Ltat pour laquelle la ville accorde une subvention.

Les charges d'assistance publique incombant à la ville de Dresde ont été, en 1898, de M. i, 552, 000 ou 1,940,000 fr.; en outre, la dépense des fondations administrées par le Conseil municipal s'élèvent annuellement à environ M. 1,280,600.

On ne fait pas de distinction entre les crédits pour dépenses ordinaires et ceux pour dépenses extraordinaires; néanmoins, d'après les comptes de 1897, les dépenses de certains travaux publics alimentées sur fonds d'emprunt ont atteint M. 1,257,200.

Vienne. — La capitale de l'empire d' Autriche-Hongrie s'est récemment étendue par l'annexion de neuf communes. Cette annexion a porté le territoire de Vienne à une superficie de 17,812 hectares 17 ares 11 centiares et sa population à 1,583,978 habitants.

La ville a un aspect très agréable et possède un grand nombre de monuments remarquables, anciens ou modernes, d'une architecture pittoresque. L'Hôtel de Ville, les nouveaux musées impériaux, le Burgtheater, l'église votive, le monument de Tegetthoff, celui de Schiller et celui de Haydn, ont récemment embelli les divers quartiers de Vienne, où d'importantes opérations de voirie ont créé un ensemble de voies magistrales.

Vienne, dont la population a certains points de ressemblance avec celle de Paris, a vraiment l'allure d'une grande capitale.

Son Université est renommée, et son école de médecine est certainement Tune des premières du monde.

L'activité économique de Vienne est importante; mais c'est surtout la fabrication et le commerce des articles de luxe qui ont pris un grand développement.

Sept voies ferrées se rencontrent à Vienne, et il y a, pour desservir toute la ville, un réseau de tramways, de lignes d'omnibus et quantité de voitures publiques.

L'administration municipale est exercée par un Conseil élu qui choisit dans son sein un bourgmestre dont l'élection est soumise à la ratification de l'Empereur.

De grands travaux d'assainissement et d'adduction d'eaux de source ont été entrepris depuis 1878.

Le total de la dette municipale au 1" janvier 1898 s'élevait à la somme de 79,462,527 fl. 76, ou, au change de 2 fr. 47 c., 196,272,463 fr. Le service des intérêts et de l'amortissement de cette dette, compté au budget de 1898 pour 6,264,290 fl., ressort au taux moyen de 5.5o p. 100.

Les revenus du budget municipal sont tirés des sources

ci-après, dont le produit a été le suivant pour les années 1877, 1887 et 1897:

Revenus du patrimoine de

la ville 1,199,900(1. 2,578,4430. 3,472,767(1.

Taxes et contributions communales 3,732,494 5,872,695 12,116,891

Revenus des fondations hospitalières, de bienfaisance et de prévoyance . 2,287,140 2,246,470 3,321,532

Revenus divers i,557,3o8 1,666,374 126,699

Impositions directes communales 9,479,866 10,771,023 18,676,696

Le total général des recettes a été aux mêmes époques :

Recettes ordinaires. . . 18,256,708 fl. 23,i35,oo5 fl. 37,714,586 fl. Recettes extraordinaires. 10,074,026 4,7^3,953 19,816,749

Totaux. . . 28,330,784 fl. 27,848,9080. 57,53i,335fl. Ou, au change de 2^47, 7^,976,913 fr. 68,787,126 fr. 142,102,397 fr.

Le total général des dépenses s'établit de la manière suivante pour les mêmes exercices :

Dép.ordinair. sur fonds gén. 16,950,959 fl. 20,079,2020. 34,378,256 fl.

— extraord. — 3,186,079 1,817,941 9,362,759

— — surfondsspéc. 4, 199, 9^5 ' 4,607,679 i4,o68,856

Totaux 24,336,983fl. 26,504,822». 57,809,871 fl.

Ou, au change de 2^47» 6o,i02,348fr. 65,466, giofr. 142,790,381 fr.

Les principales dépenses inscrites aux budgets municipaux de ces trois exercices ont été les suivantes :

Police (contribution aux dé- i fl. 657,664 673,875 5oo,ooo

penses de l'Étiit) ( fr. 1,624,429 1,664,47^ i, 235, 000

Édairaqe. . 1 ^- ^94,049 332,781 687,043

' fr. 973,301 821,969 1,696,996

Voie publique (entretien).

— — (nettoiement).

— — (arrosage) . .

Eaux (entretien)

— (constr. de conduites).

Egouts (construction) . . .

— (nettoiement). . . .

fl.

fr.

fl.

fr.

fl.

fr.

fl.

fr.

fl.

fr.

fl.

fr.

fl.

Budapest. — La capitale du royaume de HongTrie, formée de trois villes : Ofen ou Buda, Alt-Ofen ou 0-Buda et Pest, n'a été constituée administrativement qu'en 1878. Depuis le jour où les représentants des trois villes votèrent leur réunion déGnitive, la métropole hongroise a pris un développement considérable, et la vie politique, la vie intellectuelle, l'essor artistique ont pris un développement parallèle à celui de la vie commerciale et industrielle.

D'immenses travaux de viabilité ont fait disparaître les vieux quartiers, et leur ont substitué de grands boulevards et de larges avenues bâtis de superbes maisons.

L'administration municipale jouit d'une autonomie administrative presque complète; elle a, du reste, été puissamment secondée par l'État hongrois, et la prospérité économique de la nation, qui s'est surtout afGrmée depuis la grande Exposition de i885, a fait de Budapest une place de tout premier ordre pour le commerce des céréales et des farines, des vins, des laines, des bestiaux et des bois de construction.

Budapest possède des moyens de transport très développés. C'est le centre du réseau considérable des chemins de

fer hongrois, et un tramway à traction électrique, ainsi qu'une petite ligne souterraine de chemin de fer électrique assurent les transports en commun dans d'excellentes conditions.

Le Conseil municipal est assisté d'un comilé spécial qui a la charge des constructions neuves.

La superficie de Budapest est de 20,090 hectares 29 ares; la ville est divisée en dix arrondissements administratifs.

La population était :

En 1878 de 34 1,866 habitants.

1898 648,io4 —

De ce dernier chiffre, pour avoir le total réel de la population, il faut défalquer la garnison (16,220 soldats), ce qui donne un total définitif de 63 1,884 habitants.

Les revenus de la ville ont atteint en 1897, d'après le compte ou bilan, le total de 28,207,648 fl. ou 57,822,891 fr., et en 1898, d'après le budget, 26,261,976 fl. ou 64,567,081 fr.

Le total des dépenses, sans y faire entrer la charge des entreprises communales industrielles, mais en y comprenant les dépenses ordinaires et les dépenses extraordinaires, a atteint, d'après le compte de 1897, 20,715,801 fl. ou 51,166,798 fr.

En 1898, d'après le budget, le total général des dépenses, toujours sans y comprendre la charge des entreprises industrielles, a atteint 26,479,559 fl. ou 65,4o4,5ii fr.

Les bases des revenus communaux ont été en 1898 :

1° Vingt-cinq centimes additionnels aux impôts directs d'État

produisant 8,200,000 fl.

2° Une taxe de 3 p. 100 sur le revenu brut des locations et une taxe de o.o4 p. 100 sur ce même revenu pour Tenlèvement des ordures, produisant i,55o,ooo

3° DifTéjents droits d'octroi produisant 2,o85,465

4° Une participation de 4o p. 100 au produit net des droits

de débit de boissons produisant 760,000

5° Une taxe de pavage frappée sur tous les articles introduits dans la ville — c'est au fond une ta^e d'octroi et selon un tarif établi par la municipalité — produisant. 1,743,262

G*' Une taxe sur les chiens (5 florins en ville et i florin

dans les lauhourgs), produisant 26,8^0 fl.

7° Une taxe sur les mutations d'immeubles (i p. 100 de

la valeur), produisant 545, 000

8® Des taxes diverses de police, de licences et d'inspection sanitaire produisant 498, iG3

9° Diverses recettes scolaires s*élevant k 3oo,5o2

10° Divers droits de stationnement et d'occupation de la voie

publique produisant 296,852

1 1° Les produits de baux, fermages et loyers s'élevant à. 1,339,1 34 12° Les intérêts de sommes appartenant à la ville produisant 291,583

i3° Los contributions reçues pour travaux de pivage, etc.,

produisant 173,880

i4" Les revenus nets des diverses entreprises de la ville' (bains, abattoirs, halles et marchés, boutiques, eaux, vignes, entrepôts) s'élevant k 1,526,427

Les principales dépenses des services municipaux ont été en i8(j8 :

FUtlURS. FRANCS.

Enseignement* 2,727,267 6,736,349

Eaux 3 586,074 i,447»6o3

Police (contribution de la ville) 804,570 1,987,288

Eclairage 21 5, 060 531,198

Egouts 245,965 607,534

Voie publique (balayage et arrosage). . . 720,000 1,778,400

A partir de 1899, la ville a perçu pour les dépenses de l'instruclion publique une taxe de 5 centimes additionnels aux contributions directes d'État, et percevra, à partir de 1900, une taxe d'incendie de o.io p. 100 du revenu brut des loyers.

Le montant de la dette municipale était, en 1898, de 52,018,690 11. 28 ou 128,480,179 fr.

Le service d'intérôt de cette dette, non compris l'amortissement, a nécessité en 1898 une somme de 2,o35,448 fl., qui fi\it ressortir le taux d'intérêt à 4-266 p. 100.

1. Os diverses entreprises ont produit, en 1898, une recette de 3,794,741 A- «t nécessité une dépense de i,968,3i4 fl*» soit un bénéfice de i,5a6,4a7 fi* 3. Les recettes de l'enseignement ont été, en 1898, de 3oo,5o3 fl. 3. Les recettes du $er\'ice des eaux ont été, en 1898, de i,544>i7<'> fl.

La plupart des emprunts semblent devoir être amortis dans une courte période qui varie entre dix et quarante années.

Avant de terminer cette notice succincte sur les charges communales de Budapest, conmie statisticien nous devons rendre hommage à la générosité intelligente avec laquelle la capitale hongroise a doté son service de statistique, dont le directeur, M. Kôrôsi, a pu, grâce au concours financier de la ville, publier de très coûteux et très intéressants travaux.

Tokio. — Ancien Yédo et ex-capitale de l'Est de Fempire du Japon, située à l'embouchure de la Ténégawa ou Sumidagawa, au fond du golfe de Yédo. Ouverte aux étrangers depuis 1869, cette grande ville est devenue la métropole politique et commerciale de l'empire, la résidence du mikado, du parlement et des diverses administrations publiques.

La superficie de la ville, qui est divisée en quinze quartiers, est très considérable. En dépit d'une transformation rapide, Tokio a gardé sur la plupart des points l'aspect des anciennes villes japonaises; cependant, dans la Cité, où il n'y a ni palais ni temples et où les rues sont tracées géométriquement à l'américaine, la physionomie générale est celle d'une grande ville européenne.

Le commerce maritime, les banques et les manufactures ont pris, surtout depuis 1878, un grand développement, et de puissantes compagnies de navigation envoient leurs paquebots dans les principaux ports de l'Asie, de l'Amérique et do l'Europe.

Sous l'influence du parti réformateur, une incroyable impulsion a été donnée à la culture intellectuelle; la valeur de l'enseignement de l'Université est réelle et les travaux scientifiques des diverses sociétés savantes japonaises — il y a notamment plusieurs sociétés de sciences exactes et deux sociétés de statistique — ne sont nullement à dédaigner.

Tokio occupe une superficie de 4 lieues carrées 7, c'està-dire de près de 19 kilomètres carrés.

La population était :

En 1878 de 8i3,4oo habitants.

La base principale des impôts municipaux sont des taxes additionnelles aux impôts nationaux et départementaux. Nous n'avons pu nous procurer le total des recettes pour 1898.

Au 3r décembre 1898, le total de la dette municipale était de 6,160,000 yens ou 16,016,000 fr. Les intérêts de cette dette sont supportés par les recettes que la ville tire de ses égouts et, ce revenu étant insuffisant, par une subvention spéciale de l'État.

Au budget de 1898, la somme destinée à Tamortissement de la dette municipale s'est élevée à 692,120 yens ou 1,539,512 fr.*

Voici quelles étaient les principales charges du budget de l'année 1898 :

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