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lerniption complète du commerce entre la France et l'Allemagne nous obligeait à employer, pour le transfert de ces fonds, l'entremise des places étrangères; enCn, an moment où elle se déroulait, elle fut entra-vée par les événements qui s'accomplirent à Paris au mois de mars dernier, et ce fut sous Tinduence de cette situation anormale qu'elle dut se terminer. Cependant, malgré cet ensemble de circonstances défavorables, cette remise a pu être effectuée au change moyen de 878 fr. 25 c, qui laisse à la Ville un bénéfice de 1/2 p. 100 sur le change de 3 fr. 76 c, fixé avec le gouvernement prussien pour le paiement de cette partie de l'indemnité.
Enfin, la dernière opération consistait à faire rentrer dans les caisses de la Banque de France, en échange de billets de banque, les 5o millions de numéraire avancés a la Ville par cet établissement.
Les frais et les primes payés par nous ne s'élèvent qu'au chiffre de [\ fr. 90 c. p. 1,000, qui représente à peine les frais de port qu'il faut débourser pour faire venir le numéraire de l'étranger.
En définitive, nous croyons pouvoir nous féliciter des conditions exceptionnellement favorables auxquelles nous avons réussi k effectuer ces importantes opérations, en allégeant ainsi les charges qui pouvaient peser sur la Ville de Paris, si éprouvée par les crises successives que nous avons traversées.
11 résulte des comptes que nous avons l'honneur de vous remettre, qu'en dehors de la somme de sept millions de francs déjà remboursée par nous k la Ville, il lui revient encore un solde de 1,084,759 fr. 70 c, que nous vous remettons sous ce pli, en un mandat sur la Banque de France, en faveur de la Ville.
Nous vous prions, Monsieur le Préfet, de vouloir bien nous en accuser la réception et d'agréer l'assurance de notre considération la plus distinguée.
De Rothschild Frères.
Paris, 4 juillet 1871.
Cette lettre, qui met en pleine valeur l'habileté avec laquelle furent conduites ces importantes opérations, d'autant plus difficiles qu'elles s'efTectuaient avant la reprise normale des transactions de banque et concurremment avec celles concernant l'État, était accompagnée du compte courant suivant.
Tableau.