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Nous rappelons que ces deux tableaux sont dressés avec les chiffres des recelfes et des dépenses admises au budget et non pas avec ceux des constatations des comptes. Mais les budcjels étant maintenant préparés d'une façqn très serrée et leurs inscriptions se rapprochant de plus en plus des opérations réalisées, il n'y aura, du fait des budgets supplémentaires, que des modifications relativement peu importantes aux chiffres des budgets primitifs et l'on peut se faire, a l'aide de nos deux relevés, une idée très approximative des résultats que donneront les comptes des exercices.
La discussion de ces trois budgets n'a présenté rien de notable si ce n'est le refus du Conseil, en dépit des objurgations de l'administration, de voter de nouveaux centimes additionnels.
En 1898, les projets d'abolition des octrois et d'établissement de taxes de remplacement des droits d'octroi arrêtèrent un moment la discussion du budget; mais l'avortement du débat au Parlement fit maintenir le cadre habituel des recettes. Enfin, en 1899, ^^ régularisa un certain nombre d'opérations entreprises sans dotation. Nous dirons quelques mots de cette liquidation.
Avant d'achever Thistorique des finances de la Ville, il nous faut encore mentionner ici le vote de la conversion de l'emprunt de 1886 qui eut lieu le 9 juillet 1897 ^""^ '^ rapport de M. Ch. Bos et le vote de l'emprunt du chemin de fer métropohtain qui eut Heu le 9 juillet 1897 ^"^ '^ rapport de M. A. Berthelot.
On trouvera, au chapitre spécial traitant des emprunts (p. 276 et 3oo), tous les détails de ces deux vastes opérations.
Création d'un fonds dit « de liquidation ». — L'opération de la conversion de l'emprunt de 1886 doit procurer, quand elle sera achevée, un profit de 20 millions environ.
Le Conseil municipal a décidé de consacrer ce boni d'une opération financière à doter une série d'opérations de voirie et d'architecture engagées à découvert, telles que la reconslruc-
24o LES BUDGETS DE PARIS.
tîon de la mairie du X* arrondissement, la création d'un square devant le musée de Gluny, l'achat de l'hôtel Lauzun et l'installation de la bibliothèque historique dans l'ancien hôtel Lepelletier de Saint-Fargeau, tou à assurer le complément d'autres opérations dotées au budget d'une façon insuffisante.
Sur le rapport de M. John Labusquière, rapporteur général du budget, il a pris, le 26 juin 1899, la délibération suivante :
Article i*'. — Le solde de l'emprunt de 1898, qui restera après remboursement des obligations de l'emprunt de 1886 et des frais de Fopération, sera affecté aux dépenses suivantes :
§ I . — Achat d'immeubles pour les besoins municipaux 4)255, 000 fr. § 2. — Constructions et grosses réparations dans les
bâtiments municipaux 4» 235, 000
§3. — Service scolaire 1,075,000
§4- — Service d'incendie 1,100,000
§ 5. — Service de la voirie 2,5oo,ooo
§6. — Frais de confection du cadastre 1,100,000
§ 7. — Participation de la Ville à l'Exposition .... 1,700,000 § 8. — Exécution d'engagements envers l'État .... 2,o5i,5oo § 9. — Travaux d'amélioration et de réfection des promenades et plantations 1,000,000
§10. — Réserve 7i8,5oo
Art. 2. — M. le Préfet de la Seine est invité à faire toutes diligences pour obtenir des pouvoirs publics l'approbation du précédent tableau d'emploi du boni de la conversion de l'emprunt de 1886.
Art. 3. — La réserve ci-dessus ne pourra être employée que sur délibérations du Conseil municipal.
Le fait d'avoir ainsi dû utiliser la totalité des bénéfices de la conversion de l'emprunt 1886, dès qu'ils ont apparu et avant même qu'ils aient été effectivement réalisés, montre, mieux que toute appréciation, à quel point les derniers budgets de la Ville de Paris, laborieusement mis en équilibre, ont manqué d'élasticité.