I. — Première période
Le système. — On peut concevoir plusieurs façons de lever un tribut. Tout d'abord, d'après le bon plaisir du souverain et un peu au hasard : l'essentiel est le revenu que l'on obtient, les moyens employés ne comptent pas ; l'Etat tire de ses sujets le plus possible, ou, s'il a fixé leurs obligations financières à une certaine somme, il n'a pas précisé les moyens de déterminer la quote-part de chacun ; ses agents dressent les rôles d'après les renseignements qu'ils possèdent et trop souvent selon leurs caprices.
(') Musée Belge, XI, 3, i5 Juillet 1907, p. 178 s. — Principaux ouvrages cités : Agricola, De Aristidis censu, Berlin, 1899, Diss. — Beloch, Zur Finanzgeschichte Athens, Rhein. Mus. 1884, xxxix et 1888, XLIII. — G. Busolt, Der Phoros (1er Athenischen Biindner, Philol. XLI, 1882 et Griechische Geschichte, III, i. — Cavaignac, Études sur l'Hist. financière d'Athènes au V* siècle, Paris, 1908. — Kirchhoff, Der delischeBund wilhrend des ersten Decenniums seines Bestehens, Hermès, 1876, XI. — Kohler, Der attisch-delische Bund, Akad. Berlin, Abhandl. 18G6. — Nôthe, Der delische Bund, Magdebourg, 1889, i)rogramme, et Bundesrat, Bundessteuer und Kriegsdienst der delischen Biindner, ibid., 1890, progr. — Pedroli, I tributi degli alleati d'Atheue, Studi di storia antica, I.