‹ Les finances des cités grecquesChapitre 60 sur 64 · I. — Immunités des citoyens · texte numérisé non relu

I. — Immunités des citoyens

Pas de documents épigrapbiques, sauf à Pergame pour Asclépiadès , prêtre d'Asclépios : [eîva'. Sjk xai, àxé'ktia.'^ 'A(7x)v7]Trt.â6r,L TcàvTWV [wv] r| tcÔXiç x'jpia (').

Quelques mots dans le discovirs (^) déjà cité, qui attestent d'abord que les Etats grecs en général se montraient très avares d'immunités pour les citoyens : ainsi Sparte et Tlièbes n'en auraient jamais concédé('). Ensuite, àAtbènes, même rigueur : en aucun cas, les citoyens ne peuvent

(') J'ai déjà étudié cette question dans : De la condition des éti'augers, Musée Belge, 190e; de nouvelles recherches m'ont amené j

à compléter et à rectifier divers points de mon exposé.

(2) Inschr. von Pergamon, aSr ^ DS, 592= M. 519.

(3) XX, io5.

(*) Cf. Thumser, De muneribus, p. m s. et les notes, lequel montre que cette règle n'était pas aussi inflexible.

être dispensés ni de latriérarchie(^), ni de l'eisphora perçue en vue de la guerre, telle est la règle.

Démosthène cite quelques exemples d'atélie accordée à des citoyens : l'atélie des descendants d'Aristogiton et d'Harraodius, et encore ne s'étend-elle pas aux choses sacrées, àreT^eCi; aÙToùç evvat, xeT^euôvTWv Tikr^v lepwv ; puis les décrets rendus pour Conon, Cliabrias, Aristoplion.

Comment s'étonner de la parcimonie des Athéniens ? Qui dit privilège, dit infraction à la grande règle démocratique de l'égalité devant la loi.

Sous quelle forme les immunités étaient-elles accordées aux citoyens ? En termes généraux, semble-t-il : c'était l'atélie que les décrets leur concédaient; mais la loi, remarquons le bien, avait limité l'immunité : ainsi les citoyens restaient tenus de paj^er l'eisphora. Notons un cas unique où une immunité spéciale est accordée à un citoyen, IG, II, 421, infra.

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