‹ Les finances des cités grecquesChapitre 9 sur 64 · VI · texte numérisé non relu

VI

LA CONTRIBUTION FONCIERE EN DEHORS d'aTHÈNKS. 5i

à propos des Thasiens : ils étaient riches, remarque-t-il, à cause de leurs possessions sur le continent et de leurs mines, à tel point que, bien que xapTuwv âTeXe^ç, exempts de la dîme, ils possédaient un revenu de 200 ou 3oo talents La dîme, semble-t-il, n'était donc pas en pays grec une exception extraordinaire. Rappelons l'inscription déjà citée de Cos où on lit toI TrptàfjLevot. ràv wvàv a-ixou.

Nous retrouvons la dîme en Crète, mais dans des conditions toute spéciales : chez les Lyctiens, chacun contribuait pour le 10® des fruits de sa terre aux frais des repas publics et aux dépenses de la cité (^).

Peut-être ce passage du traité de Priansos et de Hiérapytna (*) fait-il allusion à une véritable contribution foncière : E^Éttw 8k rw Te 'lepaTi'JTVia) a-jreîpev év rci. Ilp'.avo-ia xal T(ô Ilp'.ava'.e'r iv Ta 'leoaTT'JTvia, S'.Swat. Ta 'zé'ktcf. xaOâîrsp ol a)^Xo[!.] TtoÀvra!, xaTa tÔç vd|Jioç tÔç éxaTspr^ x£t,fX£voç.

En Thessalie, la dîme est attestée à Crannon : d'après Polj'en (3), la ville en mettait la perception en adjudication; l'adjudicataire était Dinias de Phères; il avait sous ses ordres plusieurs o-jXAovéaç twv SexaTeuojjievwv xapTiwv.

M. Haussoullier a publié (^) une inscription de Chio qui nous donne quelques renseignements sur la contribution foncière dans cette île; les Klytides louent certaines de leurs propriétés; parmi elles, plusieurs sont exemptées de l'impôt foncier, yri aCoaiTij.Oi; ; les autres en sont grevées, èxaTOTTYipîri y/). L'impôt représente le 100^ du loyer ,

De même, dans le bail d'Amorgos (^), il est prévu que les preneurs auront à payer une taxe aux trésoriers de

C) Dosiades, FHG, IV, p. 899, Cf. Aristot. Polit. II, 7, 1272 a i5.

(2) Ch. Michel, 16, 1. i5.

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