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LE PORTUGAL JUSQU'A

jour en jour, et il atteint bientôt le chiffre de 600 millions d’escudos, ce qui, pour le Portugal, est une somme considérable si on tient compte de sa population relativement faible. Puisque à tout prix il faut vivre, et que la vie de l'Etat ne peut s’arrêter : on a recours à la « planche à billets ». Et, pour masquer l'inflation, c’est la classique émission de bons du trésor (3).

Il faut ajouter à toutes ces raisons d’autres causes inerrantes à la technique fiscale et budgétaire elle-méme : la mauvaise tenue des comptes, les autonomies budgétaires multiples. C’était la confusion.

Le déficit annuel moyen était de 5 millions de livres anglaises, plus de 30 millions en 6 ans. Et l’argent était gâché, dépensé inutilement.

Bref, c'était le désastre.

Une dernière tentative va être faite pour sauver le pays : l’appel à la Société des Nations. Mais la Société des Nations, naturellement, consent en exigeant des garanties sous forme d’un contrôle des finances portugaises. L'amour du pays est froissé ; le Portugal refuse, c’est alors que pour la seconde fois on va chercher Salazar, perdu dans le calme de ses études à Coïmbra.

(3) Leur taux d'intérêt était de 11 %.

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