INTRODUCTION
Au cours de son histoire, la France a été engagée dans des guerres malheureuses; elle a éprouvé parfois de grands désastres. Mais à aucune époque, elle n'a eu à supporter des charges et à vaincre des difficultés financières comparables à celles qui sont résultées pour elle des événements de 4870.
Les deux invasions de 1814 et de 1815, les guerres des dernières années du premier Empire, dont les dépenses ont été liquidées depuis la paix, avaient créé une dette considérable.
Le traité du 29 novembre 1815 attribua aux puissances alliées une indemnité de 700 millions payable en cinq ans.
Il mit à la charge de l'État les frais de l'entretien des troupes étrangères pendant l'occupation de notre territoire. Ces frais s'élevèrent à la somme de 663 millions.
Il imposa encore l'obligation de payer des indemnités aux sujets des puissances ennemies, à raison des réquisitions et autres préjudices provenant du fait des armées françaises ; de dédommager les négociants anglais, spécialement, des pertes qu'ils avaient subies par suite de confiscalions et de séquestres pratiqués à leur détriment* Les conventions de 1818 fixèrent ces indemnités à 500 millions.
LES FINANCES FRANÇAISES. \. — a*