Deux décimes sur les sucres 20000000 fr
Droit de sUtistique 6000000
Allumettes 5000000
Marine marchande 5000000
DroiU d'enregistrement i21 000000
Tabacs 30000000
Répression de la fraude sur les spiritueux. . . 10000000 Fabrication des liqueurs et droits d'entrée sur
les liqueurs 2000000
Patentes 6000000
Transmission de valeurs mobilières au porteur 8700000
Dépêches télégraphiques 2300000
Droits de garantie sur les matières d*or et
d'argent 2000000
Droits de timbre des récépissés et des connaissements 7000000
Total 125000000 fr.
budget et couverts avec les recettes ordinaires. Ils ne figuraient dans le budget de 1872 que pour une somme de 494524381 francs; le surplus, soit 18775619 francs, a été compensé jusqu'à due concurreuce avec un crédit ouvert par la Banque de France en 1871. La première annuité de remboursement aux départements et aux communes des contingents de la garde nationale mobilisée, mise à la charge du budget, fut portée au compte de liquidation pour une somme de 31 837 155 francs. Les dépenses budgétaires obligatoires avaient été réduites ainsi de 50 612 774 francs.
Déficit rëei D'un ^utrc côté, les recettes normales avaient été aue-
de plus de 95 ' , *^
miiiious. mentées d'une somme de 55 millions prise sur les frais disponibles de l'emprunt de deux milliards. Pour avoir la situation budgétaire vraie de l'exercice 1872, il fallait donc augmenter les dépenses de 50612774 francs et diminuer les recettes de 55 000 000 francs, ce qui constituait un écart de 105 612 774 francs entre les dépenses et les recettes. Le budget voté était ainsi en déficit pour une somme de 95 576 023 francs ^
Il faudrait même y ajouter encore les sommes dues aux compagnies de chemins de fer pour les garanties d'intérêts, évaluéesà41 millions, dont l'État était resté débiteur, et une . autre somme de 48 000 000 portée extraordinairement aux recettes, provenant d'un produit exceptionnel des forêts. Le déficit du budget était en réalité de 184576023 francs. Il est vrai que nous avions compris dans le budget ordinaire deux dépenses ayant un caractère essentiellement extraordinaire, l'amortissement de la créance de la Banque