CONCLUSIONS
I — L'apparition d'une fistule lombaire peut être considérée comme presque la règle après la néphreclomie pour tuberculose.
IT. — Elle survient d'ordinaire dans les trois à six semaines qui suivent la néphrectomie el se manifeste par un écoulement purulent abondant qui peut contenir du bacille de Koch mais surtout des microbes dus à l'infection secondaire (streptocoque, staphylocoque, colibacille, ete...).
II. — Les causes de ces fistules peuvent être la présence dans la plaie d’un fil de soie, d’un fragment d’organe, bassinet ou uretère. Exceptionnellement l’uretère seul peut être mis en cause. Le plus souvent la loge rénale, la graisse périrénale, périurétérale et péri-pyélique restent la cause essentielle des fistules lombaires, qu'il s'agisse d’une infection spécifique tuberculeuse de l'atmosphère graisseuse ou d’une infection banale secondaire.
IV. — Pour prévenir ces fistules ilne faut pas craindre d'exagérer les minuties de technique au tours de la néphrectomie. Le rein doit surtout être enlevé sans avoir été ouvert et l’uretère sectionné au thermoeautère le plus bas possible. Les chances de ces fistules seront considérablement augmentées avec les néphrectomies sous-capsulaires.
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V. — Pour les guérir, si la fistule est due à la présence - d'un fil de soie utilisé pour assurer une ligature difficile du pédicule rénal, il faut de toute nécessité relirer ce fil dans les trois à six semaines quisuivent la néphrectomie. Si elle est due à un fragment de bassinet agis. sant comme corps étranger, l'ablation de ce fragment d'organe s'impose et seule peut amener la guérison rapide de la fistule. Si la fistule est provoquée par l'infection tuberculeuse de l’atmosphère périrénale, et c’est la cause essentielle de ces fistules, mieux vaut ne pas la traiter directement, mais simplement la panser asepüiquement, et par de petits moyens (injections de teinture d'iode, huile goménolée, pâte de Beck — héliothérapie — injections intraveineuses de sels de terres rares) essayer. d’en abréger la durée.
On peut être certain que la fistule lombaire purulente se fermera spontanément, car la néphrectomie a supprimé un organe qui réaclivait constamment ses lésions tuberculeuses et dont la disparition favorise nettement l’évolution de la graisse périrénale infiltrée vers la sclérose. Il faut donc avertir le malade et le mettre en garde contre les tentatives opératoires directes qu’on pourrait
lui proposer et qui peuvent parfois dangereuses.
Vu : le Président de la thèse, F. LEGUEU Vu : le Doyen, G. ROGER
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Le Recteur de l’Académie de Paris,