OBSERVATIONS
Osservarion Î (Professeur LEGuEU)
Néphreclomie, fistule par fil de soie sur un pédicule entouré de péri-néphrile. Ablation du fil de soie. Guérison
immédiale.
Femme S.., 25 ans.
Observation déjà publiée dans le chapitre V, $ 1.
Osservariox IT (Professeur LEcuEu)
Périnéphrite suppurée ouverte dans l'uretére après néphrectomie pour pyonéphrose lu berculeuse. Echecde l'incision, fistule. Guérison après pyélèclomie et urelérectomie lotale.
Observation déjà publiée au chapitre V, $ 2.
OBservATION III
Double lombotomie, fistule lombaire, purulenle après néphrec lomie pour tuberculose rénale gauche, landis que la plaie se cicatrise rapidement du côlé sain qui a élé ouvert. Guérison
complète sans {raitement.
GrLouis #32 "ans, Tuberculose rénale avec le syndrome complet : pollakiurie
intense, douleurs vésicales, urines troubles et décolorées.
Entre à Necker : l'impossibilité d’un examen fonctionnel impose une lombotomie double.
Le 18 mars 1922 intervention. On ouvre la paroi lombaire à droite : rein d'extérieur sain.
On ouvre à gauche : gros rein bosselé, néphreclomie gauche ; fermeture de la plaie lombaire à gauche puis fermeture de la plaie lombaire à droite.
La plaie se cicatrise très vite.
Le 2 avril 1922 la plaie est complètement fermée.
Le 10 avril 1922, léger suintement au bas de la plaie.
Puis écoulement abondant de pus par un orifice nettement localisé.
Fistule lombaire purulente gauche, à droite où le rein n'avait aucune lésion extérieure Ia plaie reste absolument cicatrisée, ce qui prouve bien l'influence du milieu tuberculeux sur la formation de la fistule purulente.
Avril 1923.
pendant un an le malade n’a fait que des applications d'alcool
La fistule vient de se fermer complètement ;
sur la plaie extérieure afin d'éviter sa contamination.
OgsEervartioN IV
Deux fistules purulentes lombaires du même côlé après néphrectomie, Guérison complèle sans traitement en neuf mois el en
même temps.
Cr 001ans:
Août 1921. — Douleurs testicule gauche, hématurie, douleurs lombaires, urines normales, mictions normales.
Septembre 1921. — Douleurs lombaires.
19 sepiembre 1921. — Les urines deviennent troubles,
François 4
douleurs lombaires, plus d'hématurie, pollakiurie diurne (5 à 6 fois), nocturne (1 ou 2 fois).
Instllations au protargol 3/300 trois fois par semaine.
6 octobre 1921. — Douleurs lombaires. Urines toujours troubles, pollakiurie identique.
7 octobre 1921.— Examen cysloscopique. — Cystite du bas fond. Orifice urétéral gauche rouge, irrégulier entouré d’une zone d’œdème. Au-dessus et à droite une petite ulcération. Orifice droit normal.
10 octobre 1921.— Entre à l'hôpital.
26 octobre 1921. — Néphrectomie gauche facile.
10 novembre 1921.— La plaie opératoire est complètement fermée.
20 novembre. — La plaie s'ouvre à sa partie supérieure.
5 décembre. — La plaie s'ouvre encore à sa partie inférieure.
Donc présence de deux fistules nettes du même côté, avec émission d’un pus verdâtre très abondant.
Le malade doit venir alors une fois par semaine faire nettoyer-sa plaie à l’alcool.
Jusqu'en mai 1922 les deux fistules coulent régulièrement.
Juin, juillet 1922, — Le trajet de la grosseur d’un crayon a diminué de diamètre et pendant ces deux mois après la formation de croûtes les orifices des fistules se ferment et s’ouvrent alternativement.
“Juillet 1922. Les deux fistules se ferment le même jour.
a TRE
OBsERVATION V
Fistule purulente après néphrectomie.
CG 9 ans.
Néphrectomie droite pour tuberculose rénale le 9 janvier 1922, Drain. La plaie se cicatrise très vite, mais à l'endroit du drain qu'il a fallu placer pendant l’opération et que l’on en retire cinq jours après, persiste un suintement. | 19 Janvier. — Fistule purulente qui s'ouvre.
Mars 1923. — La fistule persiste, le pansement est traversé. On met un peu de nitrate d’argent sur la plaie.
Mai 1923. — Rien de changé.
OgsEervarion VI
Fislule purulente après néphreclomie pour tuberculose rénale.
J... André.
29 décembre 1922. — Néphrectomie gauche pour tuberculose.
18 janvier 1923, — La plaie est complètement cicatrisée. 1% février 1923 .— S'ouvre une fistule qui donne du pus en abondance et sans arrêt, pansement tous les jours, quelques in- Jections d'huile goménolée. Jusqu'en mai 1923 deux pansements par semaine, la fistule
. . » ne u a beaucoup diminué en purulence et en profondeur, mais n’est
pas encore oblitérée à l'heure actuelle,
OgssEervarTion VII
Fistule purulente après néphreclomie désunion de la plaie, fermeture fistule persistante.
C..., lit 24 entre le 9 décembre 1922 salle Laugier. Polla+ kiurie nocturne, urines troubles, cystalgie.
11 décembre 1922. — Az — 0.409 ; K — 0,104.
20 décembre 1922. — Néphrectomie droite correcte mais l’uretère lâche, drain.
22 décembre. — Température : 40°.
24 décembre. — On retire le drain.
Le 2 janvier 1923 on retire tous les fils.
7 janvier. — Suintement par la plaie qui coule de plus en plus.
10 janvier. — La plaie se désunit. Staphyloce dans le pus.
25 janvier. — Opération : fermeture de la plaie lombaire, séparation des plans avivement catgut sur le plan musculaire un faisceau de virus de drainage.
4 février. — Malgré l'opération la fistule persiste, mais la plaie est restée unie.
Mai 1923. — Depuis février la fistule qui a beaucoup suppuré pendant deux mois, a beaucoup moins donné. Une lettre récente de la malade indique une très forte diminution de l’écou-
lement et du diamètre de l’orifice de la fistule.
SRG ed
OgsenvarTion VIII
Fistule après néphrectomie pour tuberculose el aprés fermelure rapide de la plaie.
B.. Henri, 36 ans, néphrectomie gauche pour tuberculose, fermeture rapide de la plaie en trois semaines. Mais reste un petit orifice situé an bas de la plaie par lequel file un léger suintement verdâtre. L'état général ne s'améliore pas.
3 mars. — Le malade fait 39, 398. Krissons, mauvais état général. |
6 mars. — Après trois Jours de cet état la fièvre baisse brusquement et le malade constate alors que son pansement est traversé par du pus. Depuis le malade se lève et va beaucoup mieux. &
Août. — La cystite va beaucoup mieux, la fistule suinte toujours.
Mar. — La fistule suinte déjà beaucoup moins.
Examen bactériologique du pus au microscope, polynucléaire utragène, streptocoque, staphylocoque, colibacille en grande quantité.
Culture : sur bouillon ; repiquage sur gélose la culture a une
odeur fétide ; examen microscopique : colibacile, 1% juin. — La fistule n’est pas fermée.
OnsEervATION IX
Néphrectomie pour tuberculose rénale, fistule.
A... Germaine, 19 ans. Entre à Necker le 30 mars 1923, salle
Laugier, lit 21. La malade se plaint de douleurs vésicales :
bte Le début de la maladie s’est manifesté en janvier par de la pollakiurie.
Le 30 mars 1923 à son entrée on note une pollakiurie très” intense. Pollakiurie diurne, 20 fois. Nocturne, 20 fois et plus.
Les urines sont troubles et la malade se plaint de douleur à la miction. Elle à noté trois hématuries terminales.
Elle n’a jamais ressenti de douleur lombaire.
A l’examen de la malade on note un bon état général mais une température de 38°, des reins perceptibles des deux côtés, et une pälpation très douloureuse dans la région hypogastrique.
Le 4 avril 1923 on tente une cystoscopie; la faible capacité (20 c.c.) et les douleurs rendent impossible Vexamen.
Le 14 avril on note une azotémie de 0,45 et une constante d'Ambard de 0,083.
Le 16 avril on pratique une lombotomie droite : rein médiocre; On fait ensuite une lombotomie gauche qui permet de constater de graves lésions de ce rein qui montre en outre sur toute sä surface un semis de granulations tuberculeuses. On fait l'ablation de ce rein. Puis on revient à droite pour fermer la plaie de lombotomie.
Cette dernière se cicatrise admirablement.
L'incision de néphrectomie gauche, au contraire, se rouvre partiellement le 3 mai : la déhiscence de la plaie s'effectue peu à peu. Elle est anfractueuse ; les lèvres en sont décollées. Le fond paraît formé par les muscles qui prennent peu à peu une teinte blanchâtre. Leur surface se recouvre d’un enduit puriforme, jJaunâtre, adhérent.
D'une [ACOS générale, la plaie suppure abondamment quel
que soit l'antiseptique employé. À aucun moment, on n’obsérve
d’odeur urineuse au niveau dé cette plaie.
RTE
À partir du 30 avril, la température qui avait baissé décrit à nouveau de grandes oscillations atteignant le soir 40,
La malade s’amaigrit progressivement : l’état général s’altère dès cette période et ne cessera de décliner,
Peu À peu surviennent des signes de réaction méningée : photophobie, strabisme, céphalée, inégalité pupillaire, soubresauts musculaires au niveau des membres supérieurs, Pas de vomissements, n1 de constipation.
L'abdomen est souple, non douloureux. La malade ne se plaint guère : ses facultés intellectuelles s’'amoindrissent. Elle est plongée dans une sorte de demi-coma avec agitation nocturne,
Le 19 mai, diarrhée abondante qui ‘apparaît subitement. Les selles, fluides, ont une odeur d'urine ayant subi la fermentation ‘ammoniacale. Le toucher réctal ne révèle rien de particulier. Dès cette époque, la quatité d'urines rendue par l’urètre diminue cependant d’uñe façon considérable et la malade meurt rapidement dans la nuit du 28 äu 29 mai.
Le 30 mai 1923,on pratique l’autopsie: méningite tuberculeuse énorme, foie gras et congestionné.
Appareil urinaire enlevé en bloc : à gauche la région rénale est occupée par une cavité bordée de tissu suppurant, relativement dur, probablement bacillaire, ouvert au niveau de la plaie lombaire gauche. À la coupe, cette paroi dure et épaisse est constituée par du tissu fibreux parsemé de nodules où de näppes de {issu caséeux, cette cavilé ne communique pas avec la cavité de l’uretèré sectionné assez bas et qui, gros, dur, à parois épaisses, contient de la matière caséeuse et présente une péri-
urétérile fibreuse très accentuée,