‹ Les fleursChapitre 8 sur 16 · AU COLONEL ALPHONSE DE FOISSY · texte numérisé non relu

AU COLONEL ALPHONSE DE FOISSY

J'ai quelquefois réuni les divers noms d'une plante dans un certain nombre de langues. Il est singulier de voir combien le nom de la rose varie peu et est a peu près le même partout". Ainsi les Grecs l'appelaient $ 'j Wf — les Arabes, rod, — les Latins, rosa, — les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Russes, l'appellent rosa, — les Polonais, roza, — les Allemands, les Anglais, les Français, les Danois, rose, — les Suédois, ros y — les Hollandais, roos.

11 n'y a pas de livre ancien où il ne soit question de la rose. Homère, Saadi, Hérodote, Virgile, Horace, lui ont adressé quelques hommages; Ana-

créona fait pour elle deux odes intitulées toutes deux : eu K* CT -

J'étais fort surpris que Salomon n'en eût pas parlé, lui qui a composé cinq mille poèmes et trois mille paraboles (Livre III e des Rois, rv, 32), et qui avait sept cents femmes et trois cents maîtresses à qui il avait à dire quelques douceurs (Livre III des Bois, xi, 3).

J'avais relu le Cantique des Cantiques et j'étais surpris que Salomon comparât la Sulamite à tout, excepté à a rose. Il la compare au vin, à une tente, à une vigne, à une cavale, à une tourterelle, à un collier, à une fontaine, à une tour , à un rayon de miel, à l'aurore, an soleil, à la lune, à on jardin, à un lis, etc. ; et, nie disais-je, il ne 4* compare pas h la rose!

Heureusement que le hasard m'a fait rencontrer un jeune savant qui a fait une nouvelle traduction littérale du Cantique des Cantiques et qui a releva plusieurs erreurs des traductions précédentes, au* applaudissements dequelques vieux savants consciencieux.

Sans la rencontre de M. Dartiaud, j'aurais toujours cherché comment Salomon, qui, dit le Livre des Rois (111, nr, 33) à traité de tous les arbres ,

les FLEua*. m

depuis le tfdr* jmqu'fr l'bywpe, n'avait ;\as profité d'une pareille occasiop de parler de la rpser'

Mais, selon % Jjarnaudi on s'esti trompé sur l* sens et sur les racines du mot hébreu bcbatselelh, que le Itf a&re de &çy traduit paç fcur. des champs, et que d'qutrçs ont appelé simplement bebatieUOi.

% D^aruaudL établit, que ketmtseleth est tout uni* meut la rose, et U donne les ratines de ce pot : Jtftëafr, i^ a aimé, et tsûgl, il a de l'éclat, — Amour e( éclat. Cette étjmologie a été approuvée par M. S.

C^çn, célèbre traducteur de la Bftle «t directeur des archives i§raétUea,

Il est ^090 constant ç[w Salomou a comparé la SjiianpUe w )a ro^e, m mftme twp& qu'au lis de» ya^ées.

Nous retrouvons la rose dans la fêta de la rosière, instituée à Saleucy par saint Jlédard, évêque de Noyw, du tftnps. de devis.

Ou dit que sa inte Rose, née à Lima et morte eu JQ17, s'appelait eu réalité Isabelle, mais que sa mère l'avait appelée Rose à cause du doux éclat de sou visage.

&int $asile dit qu'à la naissant* du monde le» roses étaieut sans épines,

Anacréou prétend Que la rose est devenue rouge

parce que les dieux ont versé sur elle du nectar.

Un autre poète ancien avait dit que c'était le sang de Vénus, blessée par une épine du rosier, qui avait donné à sa fleur son brillant incarnat.

On pourrait faire un dictionnaire curieux des erreurs et des mensonges auxquels chaque mot de la langue a servi de prétexte : la rose y aurait un article assez long. Sans parler des mensonges que font tous les jours à son sujet les catalogues des marchands, il y a quelques erreurs qui subsistent encore dans certains pays. — Madame de Genlis donne quelque part la recette pour avoir des roses noires et des roses vertes. Le procédé est simple : on greffe un écussen de rosier sur un cassis ou sur un houx. — Il n'y a pas quinze^ours qu'un homme se disant jardinier m'a encore communiqué cette recette. Ce qui est plus étonnant, c'est que Valmont de Bomare, qui écrivaitaprès Buffon, après Réaumur, après Linnée, après Tournefort, etc., c'est-à-dire à une époque où l'histoire naturelle et la botanique étaient dans un grand état de splendeur, dans son dictionnaire fort estimé d'histoire naturelle, publié pour la première fois à Paris en 1765 (l'édition que j'ai est de 1775), dit très* sérieusement que « l'on voit communément en Italie des roses bleues, et, aux environs de Turin,

un rosier dont les pétales des fleurs sont tachetés de vert. » Il ajoute que « Ton dit que le rosier h fleurs rouges, enté sur le houx, produit des fleurs vertes La sève du houx force apparemment les filières du rosier. » Valmont de Bomare ne parle pas des roses noires. Les auteurs du dictionnaire de Trévoux parlent d'une rose de la Chine qui change de couleur deux fois par jour ; elle est alternativement rouge et blanche. C'est sans doute ce qui a donné l'idée à certains commerçants d'annoncer et de vendre, il y a deux ou trois ans, une rose de ta Chine, à cinq couleurs; laquelle rose, souvent unicolore, n'est pas plus et pas si bien panachée que beaucoup de nos roses de Provins. Elle figure encore sur un certain nombre de catalogues. Disons en passant que le sujet sur lequel on greffe n'a pas d'action ni sur la couleur, ni sur l'odeur, ni sur la saveur de la greffe et de ses produits : le sujet qui supporte la greffe est complètement asservi.

J'ai parlé dans le précédent article de la baillée des roses, cérémonie du parlement. 11 y avait aussi à Rome, pendant le carême, un dimanche de la rose, dominica in rosa. Par un usage tombé, je crois, en désuétude, le pape bénissait une rose et renvoyait h quelque prince ou princesse de l'Europe,

comme marque d'estime. Je crois que la rose envoyée était en or.

L'Académie des Jeux Floraux de Toulouse, fon<fé dès 1322. rétablie en 1500 par Clémence Isaure, et aujourd'hui encore existante, donne ponr pr^ fle poésie une rose simple, uue violette et un souci d'oç ou d'argent.

La rose entre dans le blason, o\i elle ïïtsQutexwt ou non soutenue . Le noble à la rose fyqii une motyi naie qui avait une rose pour effigie.

La rose rouge et la rose blanche ont été faneuses en Angleterre, comme symbole des deux maisaus d'York et de Lancastre, qui se disputèrent le trônç de 1450 à 1485.

On dit généralement que le signe de ralliement des partisans du duc d'York était la rose blanche et que les Lancastre avaient la rose rouge. he$ pères de Trévoux attribuent an contraire la rose blanche aux Lancastre et la rouge aux partisans de la maison d'York.

Toujours est-il que lsi guerre entre ces deux roses finit par une hybridisation ou par une greffe, et que Henry Tudor, qui descendait des Lancastre, époiisa Elisabeth d'York, et réunit ainsi les prétentions des deux familles.

A propos 4e greffe, qu'il me sait permis d'ouvrir ici une parenthèse pour constater un nouveau barber mm que noua devons à la politique. Nuus connaissops plusieurs manières de greffer une plante sur une autre : ou a la greffe en écussqn, lu grçffe en eaurange, la greffe en fente, U greffe en placage, la greffe à la Poutoise, la greffe par approche, etc.; mis nous ne savons pas ce que c'est que la jfcsioa (te 4eux branches, dont ou parle depuis quelque temps. Peut-être veut-on dire la confusion, les orateurs politiques, en général, pourraient fournir une série d'exemples in ne pas suivre en fait de métaphores. On se rappelle la véritable base du l'tft social de M, Berryer. M. Pasquier plaçait la source de la prospérité sous Y égide du roi Louis-Philippe, laquelle source 3e trouvait un peu plus loiu admirablement soutenu* par la sagesse du même roi, etc.

Ce n'était pas une petite besogne. que de faire une liste des cent plus belles roses ; aussi n'y ai-je pas tout à fait réussi. Je ne voulais pas assumer la responsabilité de rejeter, d'exiler des jardins deux mille neuf cents roses environ. J'ai pensé à réunir un certain nombre de juges irrécusables en concile œcuménique, à mettre aux voix les roses les plus estimées et enregistrer l'arrêt des maîtres.

Jusqu'ici on compte dans l'histoire dix-neuf conciles œcuméniques qui ont traité des" opinions des hommes sur Dieu : ce vingtième concile est consacré à l'admiration de ses œuvres ; c'est une manière de l'adorer qui peut-être en vaut plusieurs autres.

Les pères qu'il a été possible de réunir en concile sont au nombre de cinq. Je me suis moi-même nommé secrétaire, avec voix délibérative. Les Grecs, ai-je lu dans un gros livre, écrivaient en cercle les noms de leurs sept sages, pour ne pas paraître leur assigner un rang relatif : nous ferons la même chose en nommant nos maîtres par ordre alphabétique :

Ont voté : MM. Hardy, fils du célèbre jardinier en chef du Luxembourg et jardinier habile lui-même, nourri dans le sérail, c'est-à-dire au milieu d'une collection célèbre en Europe ; Laffay, heureux père d'un grand nombre de belles roses ; Margottin et René dit Lévéque, dont les semis ont été souvent si heureux; et Van Houtte, de Gand, collecteur savant et intelligent, et auquel l'horticulture doit l'introduction d'une foule de plantes du plus grand mérite.

Quelques autres, également conviés, n'ont pu répondre à l'appel qui leur était fait, par diverses raisons.

Tous ont d'abord été d'accord que le nombre de

cent roses était bien restreint ; mais j'ai insisté, et voici le résultat obtenu. Au nom et à la couleur des roses élues, j'ai ajouté, grâce h d'assez difficiles recherches, la date de la naissance d'un assez grand nombre et le nom de celui qui les a obtenues. Je regrette de n'avoir pas pu compléter ce travail, que je , n'ai pu ébaucher qu'en ayant recours à des recueils nombreux.

Les roses élues sont au nombre de cent quarante. Ceux des lecteurs qui voudront faire un choix plus restreint sent avertis que Tordre dans lequel sont placées les roses ayant obtenu un même nombre de * voix est dû au hasard.

Ont obtenu six voix :

Duchesse-deSutherland, rose tendre; provenant d'un semis de M. Laffay. — Géant-des-batailles, cramoisi éclatant ; semis de M. Guillot. — Souvenir* de-la-Malmaison, carné pâle; semis de M. Beluze, à Vaise, près Lyon, 1843. — Rose-de-la-Reine, trèsgrande, rose lilacé; semée par M. I.affay en 1835, elle a fieuri pour la première fois en 1841 .

Cinq voix :

Dn{ietit-Thonar&, rouge violacé. — Duchesse- de-

142 LES FLEUflS.

itontpensïer, rose tendre, cœur rose vif; obtenue pjt M. Margottin en 1846. — Madame-La f[ay, rouge clair; semis de ty. Laffay, — Vicomtesse-Çeçafit (thé), jaune pâle, centre j^ne cuivré. — ChnmSr. tella (poisette), jaune vif. — f. rince- AlhrU ro&$ # violet; né chez M. Laffay, à ÇeUevue, en 184(1 —, Paul- Joseph, pourpre et cramoisi.— JSew-JPçrtiçjayellow, jaune éclatant.

Quatre voix :

ntadame-Angelinq, blanc jaunâtre, dçvenaut $rné; semis de M. Chanet, à Gentilly (Seine). — Ftcomte-de-Cussy, rouge-cerise. — Comtesse-de-Duchâtel, rose très-vif; semis de fi. Laffay. — - Lady-

Mce-Pe$l, rose çanainé ; semis de M. kafay. — Devoniemi* (thé), blanc jaunâtre, centre plus jaune, — Adam (thé), blanc ; veau de semis h Reims, çkty M. Adam, vers 183$.— Madame-Aimée, carné tendre. ~ Solfatare (noisette) , jaune-soufre. — Comte-deMontalivet, rouge violacé à reflets pourpre. — Georges-lecQmUt rose clair. — Jacques- Laffitte, rose-càrmin; semis de M. Vibert, 1846. — Marguerite d' Anjou, rose satiné. — Édouard-Desfossés, rose clair ; né en 1840, chez M. Renard-

LES f LEURS. 418

Courtin, & Ortéahs. — William-Jess, carmin-liias. — Aimée-VîbeH (hofefctte), blanc en bonnets ; settofe de M. Albert. — L'amarque-, btenc, neutre Jaune:— Itose-du-ttoi, fôUg*. — ïiMu-SeFonleweltèi VWfel fonteé. — Cent-fefvttles, rose. — CVftfaW-, W$fr, calice crête; née ètt Siïfesê en 1827; îaiseditfcfc commerce par M. Vfofevt. — Aclâalie, ttanc WgfcrëFment rosé; fiée en 1*837 à Angers, chefc M. ilotifcseati. — Souchet, pourpre-violet ; semis -de M. Sottchet, à Bagnolèt.— Ilfistress-Bosaltquet, blanc cantë. —Triomphe-du-tuXetiibô'nrg (thé), rose enivré ; 86- • mis ffè M. Haïdy. — Attïtertooft, irostë tohcé • îrë ëta 1840, cte M. Dflval, h MnMtttorëttty. — Prîttte- (TEsterhazy (thé), rosé Anancé.

Trois voix :

Menmx. ronge vif. — Jfoir^ (thé), carné jnunâtfe; né en 1840, chez M. Moiré, à Angers. — - Princesse- Adétaïde (thé), soufre, pins foncé an centre. — Safiano (thé)-, jaune. — Sowenir-d'un-Ami, rose tendre. — Antheros (thé), blano, centre carné jaunâtre ; semis de M. Lepage, A Angers. — MadûmeBrétm (Bengale), rose*; semis de M. Verdier, 1841.— Bour yère (thé), rose-kortensta. »> Comte-de-Paris (hv

bride), rose violacé, quelquefois strié. — Pactole, blanc, cœur très-jaune. — Comice-de-Seine-et Marne, rouge violacé.- 1 — Reine-des-îles-Bourbon- carné jaunâtre. — Baronne-Prévost, rouge-violet vif; obtenue de semis par M. Desprez, k Yèbles, en 1842.— Henri-Lecoq, rose vif nuancé de carmin. —Belle-Américaine, rouge clair. — Cornet, rose tendre. — Duchesse-de-Galliera, rose nuancé ; gain de M. Portemer, à Gentilly. — Général-Cavaignac, rose foncé vif. — Noëmi, rose clair. — Robin-Hood, rose. — Sidonie, rose. — Marquise-Boccella, blanc rosé. — Madame-Pepin, rose tendre ; semis de M. Verdier, 4848. — Comte-Bobrinsky, carmin foncé vif. — Étendard-de-Marengo, cramqisi vif. — Jeanned'Arc, blanc, centre rose pâle ; semis de M. Verdier, 1848. — Général-Négrier, rose. — Louis-Bonaparte, rose carminé; obtenu de graine en 1840 ou 1842, par M. Laffay, et dédié à Louis Bonaparte, roi de Hollande, frère de Napoléon. — Madame-Trudeau, rose foncé. — Comle-de-Rambuteau, ronge clair violacé. — Proserpine % cramoisi vif; semis de M. Moïideville, près Mennecy. — Georges-Cuvier, cerise, bordé de rose clair ; semis de M. Souchet.— Mistress-Elliot, rose; semis de M. Laffay. — Docteur-Marx, pourpre vif; semis de M. Laffay. —

LES FLKUHS. 145

River* , rose; semis de M. Laftay, 4840. — Noisette- Desprez, jaune cuivré ; semis de M. Desprez, à Yèbles. — Ophirie, jaune-cuivre rouge. — Césarine* Souchet, rose clair ; semis de M. Souchet, 1846. — Henry-Clay, rose foncé lilacé.— Clémence-Seringe, carnée. — Dumont- de-Cour set, nuancé cramoisi et carmin; semis de M. Souchet. — Mélanie-Villermo%, blanc ombré de saumon. — Madame-Hardy, blanc ; semis de M. Hardy. — RosineMargottin, rose clair taché de lilas. — Unique-panachée, blanc marbré de rose. — Cent-feuilles-des-peintres, rose. — Pompon-de-Bourgogne, très-petit, rose. — Géniede- Chateaubriand y amarante- carmin, glacé de violet ; semis de M. Oudin, à Lisieux. — Mousseuseordinaire, rose.

Deux voix :

Gnillaume-le-Conquérant , rose vif; semis de M. Ogier, 4847. — ConUe-de-Pari$ (thé), rose clair. — Prince-Charles, cerise vif. — Niphetos (thé), blanc pur. — La Victorieuse, blanc légèrement carné • — Docteur-Roques, rouge violacé. — Her* mosa, carné vif . — Marbrée-d'Enyhten (pimprenelle). jaune pâle marbré de rouge ; semis de M. Parmen-

146 LES *L*UH8.

tier, acquis par M. Van tionite.*~Naretm*ée-Snlvandy (frwto*), pourpre, bordé de MHfc ; mfo dans te commerce par M. Vwi Hmitte; — €ëttha->Dubés, Hanc carné, p**feaàt su Marie pfrtr, — Œtffetftff- /bét, rrôge «trié de blfime»^-/^^^, roèe-aifitfè, bordé et panaché de btane. ^^Wfcre-d^Ffttrtttre {Provins), Tond blanc «trié d'amarante et de litas (Van Bonne). -^ Mercédèë (Provenu}, fOAd Manc panaché le rwe4ilas ; semis de M. Vibert en 1847. ** êmUkii (thé), Manc, centré jjàné. — Mtétatèie- Cornu, rwige violacé vif; aemte deM. €drw&, k Versailles, en i%Vè.—Princè~Euqène (Bengale), pour- {ff^craittoisi. —* SoleM'Atiêtêrtiu, rouge ftfotant. — ^Praire * incarnat tfrè&4eftAtë; — » frtht-Mmçais, blanche. — Cymédor, couleur de gfirëfléè. — Mù* dame-Frémion, cerise vif. — Louis e-Péronay, rose foncé ombré de carmin. — Laur*Rom*nd, rose très-tendre. — Béranger, rose carminé. —Pie-IX* rttogé-cramolsf. — Bundts-dè-la Chine, blanc à grande* fleflrs.^J0/i*^&ifl%* (ffié), jatitrê pale j seuffa de M. Itefflfo, k Esquîè'rràèi, en Wn^tirtÊStàÈ* pfflft; hfcfe-fflas.— itm&chùl-Êufrlaud (tW), blaèc (Stftréde couleur satrmon.--#ôrî^rf^*kaux, blanche, centré enivré. — ' Oscat-tederc, /ôti^Vffiîet ; Mû Ôè Û. tfeflflè'M84B. -"' àitdàûe^lex-dts

LES J»LEtJRS. 147

Clûparèâe, fàfntft tlf. — $faâttmc-fïéfli! , &, drné tendre. — Pc*nponcramoisi, cramoisi éclâtâttt. — Adëe*Mnu*é f rose, feuillage stagtilié*; «èfftia de M. Vibeft, Ï847.— Génétd-Chûtlyâtftlèr; vfôtetpourpre, centre ardoisé. — Madarhe-Lâmoticîtft, rose v!f traflspareftt.— Bouquêt*de-Mùré, rt>i!ge.— WtflW^dBoà' Orléans, pourpré iefoxAè.^Càlhéë, rose pâle, pliis foncé tfu ftfftré; *~ CûiWfirtfW& Bunsdy eafné dâlr. — CôMesèe<#Bljtiltiit; ilas. foncé. — Madame- Guïtt&t, itek.^Êrh#tïhri' (FM*veftce), blanc jaunâtre. — mou&éu$'è-blàlit%ë. — fvé-itiattssense y cramôfel, ffitfûsSéuSé partout, *^ tâMtèPaméiitiert tothék. -^ PHhté-dfààtlèi, tsërfsô. — Éo(de-âé-neiùe (Wd¥étîcé]f, ftattuffift. *^ ift^ô-ifer^BUf (tké), rôuge ftmté. — #dtofc$ : 8fiêuïs-jqttnà, très-petites Aeurs jaunes efl #ifl¥étile?&.

— Èancks-à-ftétirs-btanches, trèfc-pêtitës ÛMti blaïï- 6hes en panîcules, odeuï dé vibîéffê.

Seul, avrt M. Laffay y je m suit rappelé l'MKaenne grosse roe jaune, aussi double qu'«*e4we»à.4<ttt feuilles;

Seul, une rose de Provins panachée de bfanc, Se rose et de violet, qu'on appelle en Normandie paysanne ;

Les deux églantiers à fleurs simples, le jaune et le capucine ;

L'églantier Brownii, qui donne de grandes panifies de roses simples blanches, tachées de rose à la base des pétales ;

Une multiflore ancienne, qui s'étend presque aussi vigoureusement que le rosier de Bancks et donne des fleurs aussi petites, d'un rose charmant ;

Les laurenceanas, bengales hauts de cinq à six pouces, chargés de fleurs toute Tannée.

Avoue rai -je que j'ai aussi les anciennes roses blanches et cuisse-de-nymphe et bengale de la Floride, qui forment de si magnifiques buissons, et l'églantier à fleurs rose pâle, que les Anglais appellent sweet-bryer (il est probable que j'écris mal le mot), et dont le feuillage a une très-douce odeur de pomme de reinette, avantage qu'ont du reste à divers degrés l'églantier à fleurs jaunes et l'églantier à fleurs capucines?

Oserai-je dire, en donnant une liste de cent quarante roses, que, sur k peu près trois cents rosiers que j'ai dans mon jardin, il n'y a pas plus de soixante variétés?

Je répète ici ce que j'ai dit dans mon premier article sur les roses : « J'aime mieux dix fois cent

belles roses que mille roses différentes dont les deux tiers seraient médiocres. »

Trois horticulteurs m'ont fait l'honneur de donner mon nom à trois roses : un horticulteur normand dont je ne sais pas le nom; — M. Van Houtte, de

Gand; — et M. Portemer, de Gentilly. — Aucune des trois n'a réussi à entrer dans la liste.

Il y a des roses dans tous les pays. La nature, en ayant voulu faire le type de la grâce et de la beauté, a répandu la rose sous tous les climats; aussi les plus mauvais jardins, les sols les plus ingrats peuvent donner des roses. La rose est presque de tous les végétaux qu'on cultive celui qui demande le moins de soins à l'homme, ou plutôt celui qui en exige le moins; car elle sait récompenser ceux qu'on prend. Si vous avez un jardin petit, maussade, mal situé, un sol maigre, il y a un certain nombre de roses qui s'épanouiront cependant chez vous, et qui vous donneront leur éclat et leur parfum.

Culture. — Les rosiers, en général, aiment une terre franche un peu légère ; je les ai cependant vus prospérer dans des terres fortes et dans des sols pierreux. Un labour à leur pied tous les ans, une fumure tous les deux ans avec du terreau non passé,

voilà tout ce qu'ils exigent. On prescrit dans Ijeaucoup de livres de les placera mi-omjMre} néjinmqips il m faut pa* les planter $eu3 le* arbree, ni trop pr£$ d'eux, Ofl )aq faille au prûjteflipa. Le* rosj^ pjfppr^pelles 9 quelque noispt^s, }es banç)is f je$ muWflores ne doiyeRt 4trp tâjljés qp' après leur florife son. Les bancks doiye^ simple^pt être débarrassés

du bois mn ei F^ourcis daw# k w Iwuwhes trpp

vigoureuses.

Une question grave en cette aaison, „£'esfc eeJle des gazons et tes pelouses, le preroiep devoir du» gazon, c'est d'être v#rt> Efc bien, si l'g&.ne peut le* tenir inondés une heure par jour pendant *** & ** de juin, de juillet et 4'aeftl> vous êteaato Savoir de* gazons jaunep. (J'eat m eapecl déwtë qui attriste le» yeux.

Cela vient en grande partie de ce <p'«n «£m$ 1«$. gazons d'après une mode, H y a une *9rte ^ehiesdent que les Anglais appellent ray-grm* Qi> a parlé de ces belles pelouses de l'Angleterre : on a attribué les belles pelpusee £ j-'eiaplui dp rey-gra§* \ q$ n'a plus semé que du rayeras*, £> bien, le ray-gras$ t qui vient trèfrbien en terre forte et argileuse rpt$pept l'eau, est maigre» ehétif, et .ip^rt dess&hé si on le sème en terre Légère et sablonneuse.

Si vous voulez avoir des pelouses vertes en terre légère, cherchez d'autres herbes. Le poa nemoratis croit sous les arbres, la fétuque ovine pousse dans le sable: mais comme ces deux plantes tapissent la terre plus lentement que le ray-grass, semez le raygrass en même temps : il ne tardera pas à périr; mais le poa ou la fétuque seront levés et le remplaceront. Ajoutez-y un peu de trèfle blanc, qui couvrira parfaitement la terre, et sur lequel vous pouvez marcher sans lui nuire.

A LÉON GATAYKS

Des amis m'envoient ce prospectas, qu'ils ont reçu :

Page 1