‹ Les fleurs animéesChapitre 26 sur 51 · ERRATUM · texte numérisé non relu

ERRATUM

de-nuit dans la 18e livraison, est celui d’une fleur qui appartient évidemment à la famille des liserons. Dans le dessin ci-joint, on trouvera la véritable belle-de-nuit telle qu’elle est décrite par Linnée, Tournefort, de Jussieu et de Candolle. Trop heureux si nous nous montrons dignes, par cette rectification, de la bienveillance et des éloges du congrès scientifique.

Un impardonnable oubli nous avait fait négliger, à côté du myrte et du laurier, de placer l’olivier. 11 était digne cependant de figurer dans notre galerie allégorique. L’olivier est l’astre de Minerve; il représente la sagesse et la paix. Le lecteur le reconnaîtra sans peine sous son bonnet de coton.

Dans cette jeune fille à l’allure vive et dégagée qui fume avec tant d’intrépidité le havane de la régie, nous avons personnifié le tabac, dont nous n’avions donné dans les livraisons précédentes que les attributs. Pour aller au-devant de toutes les objections, nous avons appliqué à l’immortelle le même procédé qu’au myrte, au laurier et au tabac. De l’emblème mort nous avons fait une créature vivante. Le dessin de l’immortelle qui figure dans le groupe joint à cette livraison, a été copié par Grandville dans les cartons de Phidias, récemment découverts à Athènes par un voyageur français. L’artiste grec comptait sans doute en faire une statue de l’éternité.

Maintenant que nous avons réparé les fautes, et comblé les lacunes signalées par la critique, il ne nous resterait plus qu’à nous féliciter d’avoir mené à bonne fin un ouvrage de cette

Prenez garde, — ils veulent vous rendre savantes. — Défiezvous d’eux comme des hommes qui veulent vous faire fumer des cigarrettes. — Au nom du ciel, — au nom de votre beauté , au nom de notre amour, restez femmes, — n’espérez pas devenir rien de mieux.

Vous devez savoir quelque gré à l’éditeur des ldeurs animées, de ce qu’il a fait dans votre intérêt.

Il n’a pas osé ne pas mettre un petit traité de botanique dans son ouvrage; — mais il a voulu écrire devant : Ici est un piège; ici est l’ennui.

A qui a-t-il demandé un introduction? — Certes, il n’avait pas besoin de moi. — M. Dclord lui a fait un livre spirituel, et dix autres mieux que moi lui auraient écrit son introduction ; dix autres qui demeurent à Paris comme lui , — qui sont ses voisins, qu’il rencontre tous les jours.

Eh bien ! il est allé me chercher aux bords de la mer, loin de Paris , — au lieu de dire à M. Delord : Monsieur Delord , finissez le livre , tout le monde y trouvera son compte ;

Au lieu de dire à un botaniste : Monsieur le botaniste, faitesmoi ici un éloge de votre science.

Il s’est adressé à moi , — parce qu il sait que moi qui suis jardinier, — que moi qui aime toutes les fleurs, et que les fleurs aiment un peu, — j’ai écrit bien des pages contre des gens qui ont dit que la rose à cent feuilles est un monstre.

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