‹ Les fleurs boréales, les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 23 sur 65 · SEUL · texte numérisé non relu

SEUL

Un jour, errant, perdu dans nn Gésert sans borne, Un pâle voyageur cheminait lentement ; Autour de lui dormait la solitude morne,

Et le soleil brûlait au fond du firmament.

PAU 7 QC

’as une goutte d’eau pour sa lèvre en détresse ! Pas un ombrage frais ! pas un soufile de vent ! Nulle herbe, nul gazon ; et la plaine traîtresse

N'offre à son pied lassé que du sable mouvant.

I avance pourtant ; inais la route s'allonge ;

Il sent à chaque pas son courage tarir ; Un sombre désespoir l’'envahit quand il songe

Qu'il va falloir bientôt se coucher pour mourir.

Il se roidit en vain sous le poids qui Pacenble ; Il marche encore, et puis s'arrête épouvanté ; Sur son sein haletant, cauchemar implacable,

Il sent avec effroi peser l’immensité !

Fatigué de sonder l'horizon qu'il implore, Sans force, il tombe enfin sur le sable poudrenx ;

Et son regard mourant se ble cherc er encore

Les vertes ousis et leurs palmiers ombrenx.

Voyageurs égarés au désert de la vie.

Combien de malheureux, vaincus par la douleur, Dans leur illusion sans cesse poursuivie,

Meurent sans avoir vu l’oasis du bonheur !

Le]

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