‹ Les fleurs boréales, les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 24 sur 65 · VIEILLE HISTOIRE · texte numérisé non relu

VIEILLE HISTOIRE

C'était un lieu charmant, une roche isolée, Seule, perdue au loin dans la bruyère en fleur ; La ronce y rougissait, et le merle siffleur

Y jetait les éclats de sa note perlée.

C'était uu lieu charmant. Là, quand les feux du soir Empourpraient l'horizon d’une lueur mourante, En écartant du pied la luzerne odorante,

Tout rêveurs, elle et moi, nous allions nous asseoir.

Ce qui se disait là d'ineffablement tendre, Quel langage jamais pourrait le répéter !...

La brise se taisait comme pour écouter ;

Des fauvettes, tout près, se penchaient pour entendre

Propos interrompus, sourire épiés,

Ces serrements de cœur que j'éprouvais près d’elle,

Je me rappelle tout, jusqu’à mon chien fidèle

Dont la hanche servait de coussin pour ses pieds.

O mes vieux souvenirs ! O mes blondes années ! Quand remonte mon cœur vers ces beaux jours passés, Je pleure à chaque pas, car vous m'apparaissez

Comme un parquet de bal jonché de fleurs fanées,

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Le temps sur nos amours jeba son froid linceul..…. L'oubli vint ; et pourtant, —colombes éplorées, — Vers ce doux nid, témoin de tant d'heures dorées,"

Plus tard, chacun de nous revint souvent...mais seul {

Et là, du souvenir en évoqüant l'ivresse, Qui cherchions-nous des veux ? qui nommions-nous tout bas ? -L'un l'autre, direz-vous?—Oh ! non: c'était, hélas !

Le doux fantôme blane qui fut notre jeunesse !

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