LES PINS
O mes vieux pins touffus, dont le tronc centenaire : dresse, défiant le temps qui détruit tout, Et, le front foudroyé d’un éclat de tonnerre,
[ndomptable géant, reste toujours debout !
J'aime vos longs rameaux étendus sur la plaine,
Harmonieux séjours, palais aériens,
Où les brises du soir semblent à chaque haleine Qt Caresser des milliers de luths éoliens. Cc jé . A Q . »
J'aime vos trones noueux, votre tête qui ploie Pu PR A Quand le sombre ouragan vous prend par les cheveux, Re Votre cime où se cache un nid d'oiseau de proie, Ou | F : PRE 7 Vos sourds rugissements, vos sons mystérieux. Vo Ma
Un soir, ïl m'en souvient, distrait, foulant la mousse
gantesques pieds.
Qui tapisse en rampant vos gig
J'entendis une voix fraîche, enivrante, douce,
Ainsi qu'un chant d'oiseau qui monte des halliers,
Et j'écoutais rêveur...et Ja note vibrante
Disait : Ever of thee !—C'était un soir de mai ;
La nature était belle, et la brise odorante...
Tout, ainsi que la voix, disait: Aime !—et j'aimai.
ee me sm qu Éame ss von a SRPPIE ALI
O mes vieux pins géants, dans vos concerts sublimes, Redites-vous parfois ce divin chant d'amour Qui résonne toujours dans mes rêves intimes,
Comme un écho lointain de mes bonheurs d’un jour ?
Puissé-je, un soir encor, sous vos sombres ombrages, Rêver en écoutant vos bruits tumultueux Ou vos longues clameurs, quand lailé des orages
Vous secoue en tordant vos bras majestueux !
Mulheur à qui prendra la hache sacrilége Pour mutiler vos fàncs par de mortels affronts !... Mais non, à mes vieux pins, le respect vous protége,
Et des siècles encor passeront sur vos fronts.
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