‹ Les fleurs boréales, les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 35 sur 65 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Le lendemain matin, deux pêcheurs du village, Passant près de l'endroit, trouvèrent sur la plage Les seuls restes épars de ce drame émouvant.

On planta sur la rive une croix ignorée,

Et l’on dit que le soir une mère éplorée

Y revint pleurer bien souvent,

En

Et depuis lors, la nuit, sur la vague dormante,

On voit courir, dit-on, une torche fumante

Projetant sur les flots comme un long filet d’or ;

Est-ce l'enfant des bois qui pleure sa victime ? Est-ce l’ange vengeur du crime ?

Nul mortel ne le sait encor !

LA FORÉT CANADIENNKE

C’est l'automne. Le vent balance Les ramilles, et par moments Iuterrompt le profond silence

Qui plane sur les bois dormants,

Page 1