‹ Les fleurs boréales, les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 39 sur 65 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

La tempête a cessé, L’éther vif et limpide À jeté sur le fleuve un tapis d'argent clair, Où l’ardent patineur, dans sa course intrépide,

Décrit mainte hyperbole à dérouter Képler.

La promeneuse, loin de son boudoir tépide, Bravant, sous les peaux d'ours, les morsures de l'air, Au son des grelots d’or de son cheval rapide,

Sous vos yeux éblouis passe comme un éclair.

Et puis, pendant les nuits froidement idéales,

Quand, au ciel, des milliers d’aurores boréales

HU à ae e ’ | | LU Battent de l'aile ainsi que d’étranges oiseaux, | HU]

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| si à Dans les salons ambrés, nouveaux temples d’idoles,

ji . Aux accords de l'orchestre, au feu des girandoles,

Le quadrille joyeux déroule ses réseaux !

8 d’idoles,

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Aux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor ; Au firmament, l’azur de tons roses s'allume ;

Sur nos trottoirs, un vent plus doux enfie la plume

Des petits moineaux gris qu’on y retrouve encor ;

Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort ; Et, dns les ravins creux qui s’emplissentfde brume, Aux franges du brouillard malsain qui nous enrt àe,

L'Orient plus vermeil met une épingle d’or.

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Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées! La neige à flocons lourds s’amoncelle à foison, Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées :

C’est le dernier effort de la rude saison.

C'est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ; Des frimas cristallins l'étrange floraison EBrode ses fleurs de givre aux branches constellées ; —

Là-bas un trait bronzé dessine l'horizon.

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Plus d’orignaux géants, plus de biches coquettes,

Plus de course lointaine au lointain Labrador ! La sève de l’érable en brûlants bouillons d’or.

En regardant mouter, sur un feu de

Il s’en consolera, dans la comb

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