JUIN
L'Eté met des fleurs à sa boutonnière ; Au fond des taillis et dans les roseaux, Lvres de soleil, Les petits oiseaux.
Eutonnent en chœur l’hymne printannière ;
Sur les clairs sommets, les champs et les eaux, Tombent de l’azur des jets de lumière ; Au nid, au palais et sous la chaumière,
Le parfait amour tourne ses fuseaux.
De]
Le:
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Tout chante, s'émeut, palpite, étincelle
Transports infinis ! joie universelle !
A son créateur la terre a souri !
Sous les bois touffus la source murmure La brise en jouant berce la ramure :
Le papillon vole au rosier fleuri ;
air: JUILLET
Depuis les feux de l’aube aux feux du crépuscule, Le soleil verse à flots ses torrides rayons ; Où voit pencher la fleur et jauüir les sillons : A
Voici les jours poudreux de l’âpre canicule !
Le chant des nids a fait place au etant des grilions ; Une effluve brûlante autour de nous circule ; La nature, qui vit dans chaque animalcule,
Fait frissonner d’émoi tout ce que nous voyons.
Mais quand le bœuf qui broute à l'ombre des grands chênes Se tourne haletant vers les sources prochaines
P , Quels sont donc, dites-vous, ces groupes affolés Déroulant sous les bois leur course furieuse ? Comme ils sont loin de nous ces beaux jours envolés !
C’est la vacance, ami, la vacance rieuse !
nds chênes
envolés !