‹ Les fleurs boréales, les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 48 sur 65 · LE NIAGARA · texte numérisé non relu

LE NIAGARA

L'onde majestueuse avec lenteur s'écoule ; Puis, sortant tout à coup de ce calme trompeur, Furieux, et frappant les éches de stupeur,

Dans l’abîme sans fond le fleuve immense croule.

C’est la chute ! son bruit de tonnerre fait peur Même aux oiseaux errants, qui s’éloignent en foule ‘ Du gouffre formidable où l’are-en-ciel déroule

Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.

avalanche

enorme £

Tout tremble ; en un instant cette

D’eau verte se transforme en monts d'écume blanche,

ISssan

perdus, bondissant, mug

Farouches

Et pourtant, Ô mon Dieu, ce flot que tu déchaînes,

Qui brise les rochers, pulvérise les chênes,

Respecte le fétu qu’il emporte en passant !

anche

anche,

LONGEFONT

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