LE NIAGARA
L'onde majestueuse avec lenteur s'écoule ; Puis, sortant tout à coup de ce calme trompeur, Furieux, et frappant les éches de stupeur,
Dans l’abîme sans fond le fleuve immense croule.
C’est la chute ! son bruit de tonnerre fait peur Même aux oiseaux errants, qui s’éloignent en foule ‘ Du gouffre formidable où l’are-en-ciel déroule
Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.
avalanche
enorme £
Tout tremble ; en un instant cette
D’eau verte se transforme en monts d'écume blanche,
ISssan
perdus, bondissant, mug
Farouches
Et pourtant, Ô mon Dieu, ce flot que tu déchaînes,
Qui brise les rochers, pulvérise les chênes,
Respecte le fétu qu’il emporte en passant !
anche
anche,
LONGEFONT