A PROSPER BLANCHEMAIN
e fut, dit-on, jadis un paisible couvent oquettement caché sur les bords où la Creuse ivec un bruit d’écluse, en serpentant se creuse
Ln lit sonore et frais sous le saule mouvant,
es grands arbres perçant la voûte ténébreuse, a tour jumelle luit sous le soleil levan.
‘e ne l'ai jamais vu ; mais, en rêve, souvent
l'ai suivi les détours de son allée ombreuse.
restos
Près du parterre en fleurs, un homme au front serein Où le génie à mis son cachet souverain,
Contemple avec amour l’ange de sa famille ;
Son fils est là, tout près, qui se penche à demi Sur trois gais chérubins jouant sous la charmille. .…
Je n’en connais aucun, mais je suis leur ami !
t serein
lle. LE LAC DE BEAUPORT |
Quel frais miroir! Sa nappe humide se découpe, ! : . + : gs S Dans les sables, un lit paisible, au creux d’un val ; Les montagnes lui font un cadre sans rival ;
Et lui, dans son flot clair, mire leur ronde eroupe.
Sur la rive, un baleon d'aspect oriental Emerge d’un massif d'érables qui se groupe Ar fond de l’anse où dort une svelte chaloupe
Dont le flanc touche à peine au limpide cristal,
ee E—
C'est le Inc de Beauport, ce joyau solitaire, Ce petit coin béni, ce paradis sur terre,
Ce croquis merveilleux, ce délicat pastel,
Où la blonde légende, en repliant ses voiles, Laissa tomber, avant de monter aux étoiles,
De sa robe d'azur un reflet immortel !