A PAUL VIBERT
Ce soir, mon ami, les pieds aux chenets, Dont un froid de loup attisait la’flamme, J'ai pu savourer tes charmants sonnets,
Et, le cœur ému, ma muse t’acclame !
Je ne dirai point que je m’y connais ; On prendrait cela pour de la réclâme ; Mais en te lisant je te devinais,
Et c'est beaux vers-là m'ont remué l'âme.
ils sont lumineux ;
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Pourtant du passé, l’on respire en eux
se
Je ne sais quel doux et suave arome
Bercé par leur rythme, on croit, par instant — Vaine illusion ! -de ses dix-huit ans,
aintôme !
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asser au loin le va
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tants,
A M. NÉRÉE BEAUCHEM:)
J'aime à gravir les monts sauvages, le matin, A l’heure harmonieuse et pleine de mystère
Où le brouillard des nuits, rafraîchissant la terre,
, erle en bruines d’or au feuillage du thym.
Et si, du fond du val, quelque timbre argentin Soudain dans l’air sonore éclate solitaire, Toutes les autres voix pour moi semblent se taire,
Et j'écoute ravi la chanson du lointain.
anal ;
al !
Poëte, ouvre joyeux l'aile de ton génie, Chante ! ton chant si pur rompt la monotonie Des vulgaires accents du grand concert b Et moi—dont le soleil à l'horizon déciine, Je veux monter souvent sur la sainte colline, Pour entendre de loin ton refrain matin
tonie
anal ; Fe line, À MME JEHIN-PRUME 1! | e Aux frais bourdonnements des abeilles dorées, Aux chants du rossignol se prolongeant sur l’eau, Aux confuses rumeurs des limpides soirées, i \ \ : Aux duos amoureux de l’onde et du roseau,
A l'orchestre euivrant des brises éplorées Qui bercent des forêts l’harmonieux réseau, N’as-tu pas dérobé ces notes inspirées
Qui vibrent, Rosita, dans ton gosier d'oiseau ?
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Oui, berce-nous toujours dans des flots d'harmonie, O pianiste ! la foule acclame ; et pour ma part, Même quand ta main court sur l’ivoire au hasard,
J'éprouve les frissons d’une ivresse infinie !
Mais quand ton poing bondit sur un clavier d'Erard, En voyant tant de force à tant de grâce unie, Chacun sent que la Muse alluma ton génie
À l’immortel flambeau des grands maîtres de l’Art,
Fanfares du clairon, doux cri des hirondelles, Grondement du tonnerre ou bruissement d’ailes,
La nature à ton jeu prête ses mille voix.
Comme Litz et Thalberg, ces nouveaux Prométhées, Tu sais donner une âme aux touches enchantées
Du royal instrument qui chante sous tes doigts !
iles,
néthées, 1tées gts !
À Miss WINNIE HOWELLS
Bravant dans ses rigueurs notre zone neigeuse, Tourterelle échappée à l'Orient vermeil, Qui done a dirigé ton aile voyageuse
Vers nos pays du Nord oubliés du soleil ?
Toi dont Venise, au chant deïsa lagune heureuse, Berça le premier rêve et le premier sommeil ! Quel caprice a conduit ta course aventureuse
Vers ces bords où l’été n’a qu’un tardif réveil ?
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(É k 1] Hit hi À gr:
Oh! je le sais, enfant ! A la plus pure flamme
Ton père, doux poëte, alluma ta belle âme
Et, fier de nous montrer un cœur comme le tien,
-à barde à la voix sympathique !—
ès avoir,—
Apr
Chanté nôtre pays Sur sa lytre exotique,
1en
Il t'envoya vers nous pour faire aimer le s
lamme me ;
e le tien,
hique !—
le sien !