‹ Les fleurs de CannesChapitre 8 sur 55 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

IJes amours que l'espèce humaine Porte gravés au fond du cœur, 48 Quel est celui qui peut sans peine Résister au temps destructeur?

L'amour conjugal? Mais la femme, Pour tant qu'on la dise moitié, Sent bientôt la plus vive flamme Se changer en douce amitié.

L'amour paternel ? Mais pour faire Bon mariage ou bon métier, 49 La lille devient étrangère Et le garçon banqueroutier.

L'amour filial ? Mais la tombe S'ouvre sous les pas des parents; Et presque toujours il succombe Faute de pieux aliments.

L'amour fraternel? Mais d'usage Les élans de cet amour-là Ne résistent pas au partage Des chiffons qu'un aïeul laissa.

Sur notre pauvre grain de sable Où tout semble être en carnaval, Je ne vois qu'un amour durable :

C'est l'amour du pays natal.

.i.VOR HONOR L.iBon

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