‹ Les fleurs de givreChapitre 30 sur 51 · A UN LAURÉAT DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

A UN LAURÉAT DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

Tu voulais recueillir, comme en un reliquaire,

Les noms des vétérans du groupe audacieux Qui s'obstine à lutter pour garder sous nos deux. Le verbe si fécond de la France, ta mère.

Tu fis un livre aussi viril que gracieux,

Une œuvre de justice, une œuvre salutaire..... Et la Gloire, là-bas, au pays des aïeux,

Hier, a sur ton chef posé sa main austère.

INTIMA VERBA

Bravo ! merci ! bravo ! — ■ Devant l’altier fleuron

Qu’on verra désormais resplendir à ton front

Mon cœur français s’enflamme et mon âme est en fête.

Et, parce que mon nom à ton livre est scellé. Je sens, moi qu’un désert sans palmes a brûlé, L’ombre de tes lauriers descendre sur ma tête.

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