‹ Les fleurs de givreChapitre 35 sur 51 · L’AURORE · texte numérisé non relu

L’AURORE

La nuit pâle s’enfuit; l’étoile d’or s’éteint.

Dans les joncs somnolents s’éveillent des bruits vagues*. La mer blanchissante a des frou-frous de satin Sur les galets polis et clairs comme des bagues.

Dans l’anse tout s’anime, hommes, bateaux et dragues.. Sur la dune, grisé de l’arome du thym,

Le bouvreuil se querelle avec l’écho mutin.

La mauve et le pétrel rasent le pli des vagues.

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MARINES

La brume, qui voilait le fluide cristal De ses plis opalins, dont la blancheur éclate, S’envole sous le feu du flambeau matinal.

Et, rougissant la lame aux chatoîments d’agate. Le soleil qui se lève, ardent et triomphal,

Sur l’horizon déroule une écharpe écarlate.

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