‹ Les fleurs de givreChapitre 36 sur 51 · SUR LA PLAGE · texte numérisé non relu

SUR LA PLAGE

La tempête a fermé son aile furibonde,

Qui tout à l’heure encor fouettait les matelots;

La rafale du large étouffe ses sanglots;

Mais la vague toujours déferle, écume et gronde.

La nuit tombe. Vers l’est pâli l’étoile blonde S’allume comme un phare illuminant les eaux. A terre tout se tait, la brise, les oiseaux,

La charmille touffue et la forêt profonde.

MARINES

Tout se tait, sur la route et dans l’enclos bénit,

Sous la feuille qui pousse, au bord de l’eau qui coule> Sur l’herbe de la plaine et la mousse du nid.

Et, pendant qu’à mes pieds la lame se déroule,

Je promène mon œil enivré d’infini

Entre le bleu du ciel et le blanc de la houle.

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