LES OISEAUX DE NEIGE
^UAND le rude Équinoxe, avec son froid cortège, Quitte nos horizons moins inhospitaliers, Sur nos champs de frimas s'abattent par milliers Ces visiteurs ailés qu'on nomme oiseaux de neige.
Des graines nulle part! nul feuillage aux halliers ! j^»^^*^ Contre la giboulée et nos vents de Norvège,
Seul le regard d'en haut les abrite, et protège Ces courriers du soleil en butte aux oiseliers.
Chers petits voyageurs, sous le givre et la grêle, Vous voltigez gaîment, et l'on voit sur votre aile Luire un premier rayon du printemps attardé.
Allez, tourbillonnez autour des avalanchers ;
Sans peur, aux flocons blancs mêlez vos plumes blan-
[ches :
Le faible que Dieu garde est toujours bien gardé !