‹ Les fleurs de la poésie canadienne. 2. éd., augmentée et précédée d'une préfChapitre 54 sur 73 · LE NIAGARA · texte numérisé non relu

LE NIAGARA

t'oNDE majestueuse avec lenteur s'écoule ; Puis, sortant tout à coup de ce calme trompeur. Furieux, et frappant les échos de stupeur. Dans l'abîme sans fond le fleuve immense croule.

C'est la chute ! son bruit de tonnerre fait peur Même aux oiseaux errants, qui s'éloignent en foule Du gouffre formidable où l'arc-en-ciel déroule Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.

Tout tremble ; en un instant cette énorme avalanche D'eau verte se transforme en monts d'écume blanche, Farouches, éperdus, bondissant, mugissant . . .

Et pourtant, o mon Dieu, ce flot que tu déchaînes. Qui brise les rochers, pulvérise les chênes, Respecte le fétu qu'il emporte eu passant !

186 LOUIS FKÉCHE'ITE

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