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Vieille Stadaconé ! sur ton lier promontoire,
Il n’est plus de forêt silencieuse et noire :
Le fer a tout détruit.
Mais sur les hauts clocher
s, Sur les blanches murailles,
manon É
Sur le roc escarpé, témoin de cent batailles,
Plane une Ombre la nuit.
Elle vient de bien loin, d’un vieux château de France, À moitié démoli, grand par la souvenance Du roi François premier.
Elle crut au Dieu fort qui souffrit en silence, Au grand chef dont le cœur fut percé d’une lance,
Elle crut au guerrier !
Donnacona ramène au pays des ancêtres Domagaya lassé de servir d’autres maitres,
Aussi Taiguragni.
Les vieux chefs tout parés laissent leur sépulture, On entend cliqueter partout comme une armure,
Les colliers d’ésurgni,
Puis ce sont dans les airs mille clameurs joyeuses,
Des voix chantent en chœur sur nos rives heureuses, Comme un long hosanna.
Et l’on voit voltiger des spectres diaphanes,
Et l’écho sur les monts, dans les bois, les savanes, Répète : Agouhanna!