‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 14 sur 86 · JOIES NAÏVES · texte numérisé non relu

JOIES NAÏVES

que j'aime la neige ! Oh ! que j'aime à la: voir Descendre par Hbons sur le sol encor noir > Ou bien, quand elle tombe en poussière si fe Que l'on croirait qu'un ange épand de la farine Pour donner des gâteaux à nous, petits enfants. Et puis, maman, j'en fais des bonshommes tout blancs, Et j'élève des forts que mon grand frère assiège :

Oh !'que j'aime la neige !

Vois-tu, c'est si plaisant ! Et le soir nous glissons Si loin sur nos traineaux ! Et nous recommençons À descendre et monter mille fois les collines, Jusqu'à ce que la lune aux lueurs argentines Nous montre dans le ciel son visage riant :

Alors, mon frère et moi, nous revenons ensemble Vers toi, vers le foyer qui toujours nous rassemble

Vois-tu, c'est si plaisant !

“ Oh ‘qu'on glisserait bien sur tous ces beaux nuages Qui, l'hiver, sont si blancs ! Je les crois des rivages De neige épaisse et dure et de brillants glaçons Que chez lui, dans le ciel, le bon Dieu nous fait faire Pour y laisser jouer les bons petits garçons.

Tu dis que pour marcher le Seigneur nous éclaire, Et que nous irons là, si nous faisons le bien : Oh ! qu'on glissera bien :

20 l,-J,-0, CHAUVEAU “Te plait-il, comme à moi, dans l'épaisse fourrure (ui | Enveloppés tous deux, de voler en voiture Bien Sur la plaine blanchie et sur les lacs glucés ? Allu Voir passer devant nous les clochers élancés, Voir passer la montagne avec sa cime nue, } La forêt de sapins qui toujours nous salue : C'est Voir s'enfuir la corneille avec un eri d’effroi, 0! ù | Te plait-il comme à moi / Où. | PR ear ; Et Pi “Moi, j'aime les sapins! Ils conservent leurs branches | Mais L'hiver comme l'été, Jamais on ne les voit “ Deurt Comime ces arbres fous, qui lors des neiges blanches Se dépouillent tout nus, et pensent que le froid Est pour eux un grand bien. La forêt n’est plus belle, °) Et c'est bien de leur faute, et la neige nouvelle Aux Ne les couronne pas comme mes arbres fins, à Lorst Comme mes beaux sapins. 3 Et qi C’est “ Les petits oiseaux blancs viendront-ils, cette année, 4 D'ave Sortant de la forêt, jouer dans la vallée 2 à Mais [ls n'ont point peur de nous, et ne sont point frileux ; : Car si pour eux la neige est une couche molle, : Il] Elle est aussi bien froide. Oh ! je serais heureux 1 Son] Si, comme l'an dernier, notre maitre d'école ; Et sa Vouluit laisser encor sautiller sur les bancs 3 Trou: Les petits oiseaux blancs ! ; Pour:

À Pour * Que l'hiver serait beau, n'était-ce que la bise, Et so Dont le souffle cruel poursuit les oiseaux blancs, En so Et fait toujours pleurer les bons vieux mendionts, Tout À la voix si tremblante, à la barbe si grise ! S'élev

rurc

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belle,

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