‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 15 sur 86 · CS · texte numérisé non relu

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(Qui pourrait sur chacun jeter quelque manteau

Bien neuf et bien épais, et dans chaque famille

Allumer au foyer comme un grand feu de grille, Que l'hiver serait beau !

“ Pour nous, riches enfants, Fhiver est bien aimable :

C'est le temps de Noël, et c'est le temps du bal,

Où l'on va voir Jésus couché dans une étable.

Où, le soir, au salon, tout n'est qu'or et cristal,

Et parure nouvelle, et frais bouquets de roses,

Mais l'hiver ne fait point du tout les mêmes choses

Pour le fils de la veuve aux haillons tout pendants Que pour d'autres enfants !

‘Je n'aime plus là neige, à présent que je SOHL'e Aux pauvres orphelins qui pleurent de la voir, Lorsqu'ils n'ont pas de feu, que cest bientôt le soir, Et que, depuis deux jours, l'ardente faim les ronge. C’est bien triste pourtant, et c'est très ennuyeux D'avoir le chemin noir et gluant sous les yeux... Mais il est tant de gens que la misère assIè Ce !

Je n'aime plus la neige,”

[Il parla bien longtemps, le petit Canadien.

Son père près de lui dans son lit dormait bien. Et sa mère écoutait son ingénu langage, Trouvez-moi, dans le monde, une mère assez Sare Pour s'endormir la nuit quand parle son enfant ! Pour celle-ci, du moins, elle fut éveillée.

Et sous ses blancs rideaux sur son coude appuyée, En souriant parfois et d'autres fois pleurant, Tout le temps qu'une voix suave, jeune et fine S'éleva doucement de la couche voisine.

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Cependant, de l'enfant, le lendemain inatin,

Je ne saurais vous dire au juste la pensée, : + Quand il vit au réveil, partout sur le chemin, ï | La neige éblouissante et nouvelle, et posée Du Comme est sur un gâteau le sucre appétissant, 1 Vu Ni sil fut tout de suite aussi compatissant, À Ou S'il tit éclater une joie enfantine :

Mais on dit seulement qu'à la maison voisine, à Où l'on n'avait jamais de bois pour se chauffer, Ni rien pour se couvrir, ni de pain pour inanger j “( On eut chau lee jour-là, 6 lon fit bonne table, 1 Qu Et lon nomma souvent Le dance charitable, À k Po rie \, DONNACUONA! 1 ù (ISG1) { “ ( I î Ne € TADACONÉ dormait sur son fier promontoire : À \ D) Ormes et pins, forêt silencieuse et noire, EL TA Protégenient son sommeil, À Ja Le roi Donnacona, dans son palais d'écorce, | Attendait, inéditant sur sa gloire et sa force, ÿ « ] Le retour du soleil. i $ Li La Suerre avait cessé d'aticer ses domaines : ï \: [l venait de soumettre à ses lois souveraines : Et Douze errantes tribus. i :

Ses sujets poursuivaient en paix, dans les savanes, $ Le lievre où la perdrix :autour de leurs cabanes | «] Les ours ne rodaient plus. À L£ : A

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