‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 54 sur 86 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

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De célestes lueurs seintillante, embrasée,

La mer, en se calmant, semble se réjouir.

Le rivage s'endort, et la vague apaisée

Ose à peine se plaindre en y venant mourir.

Je chante en contemplant ces scènes toujours belles, Et mon âme vers Dieu se plaît à remonter.

Qui sait si cette lune, aux splendeurs immortelles, N'est pas son œil divin, revenant visiter

Notre globe qu’il aime en dépit de ses fanges ?

Et ces astres sans nombre iluminant la nuit,

Qui sait s'ils ne sont pas les prunelles des anges Dont la troupe fidèle en l’adorant le suit ?

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