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M. ADOLPHE POISSON est né & Gentilly, le L4inurs 1849. I fut admis au barreau en 1873. Il est régistrateuwr à Arthabaskaville. Il a publié deux volumes de poésies : Chants canadiens, ZSSU ; Heures per-
dues, 2594.
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IENVENUE aux enfants de la vicille Acide!
Déjà leur tige reverdie
4 Etend avec orgueil ses rameaux Horissants,
Aux champs témoins muets de leur lutte olympique Ces fils d’une race héroïque,
Fidèles au passé, vont toujours grandissants.
Notre mère est la France et Vous êtes nos frères ! Lorsque jadis les vents contraires Déchiraient nos drapeaux tronés par le canon, Vous avez COMME nous sur mille champs de Scrit vaillamment votre histoire E& pour la renommée inscrit plus d’un grand nom !
gloire
Vous aimiez Comme nous le feu de la bataille, Le fauve éclat de la mitraille, La elameur des clairons et le bruit du tambour. Jaloux de labourer Ja terre néricaine, Aux vieux canons du fort Duquesne Répondait aussitôt le canon de Louisboure !
Avec nous VOUS avez succombé sous le nombre.
Mais à travers la date sombre
Rayonnera toujours l'éclat de vos exploits.
Vous fütes en ces jours de lutte et de souffrance Les disnes enfants de la France,
Et l'éternel honneur du noble sang gaulois.
De la proscription vous fûtes les victimes :
Grands citoyens, soldats sublimes,
Pour cesser de vous craindre on vous à dispersés ! Vaincus et désarmés mais toujours indomptables, Vous étiez encor redoutables !
L'Anglais tremblait devant les héros terrassés !
Pour éteindre à jamais votre race héroïque, Sur tous les points de l'Amérique Les vaisseaux d'Albion vous jetérent meurtris, Mais, spectacle inouï, l’on vous à vus renaître Et sous les yeux du nouveau maître D'un peuple dispersé rassembler les débris !
Car le pur sang français vous l'avez dans vos veines ! Ce n'est pas pour des œuvres vaines
Qu'avec profusion jadis 1l à coulé :
Ce n’est pas pour qu'nn jour, nobles fils de Bellone, Comme les Juifs à Babylone
Se trainât malheureux tout un peuple exilé !
Aussi vous avez fui les iles meurtrières, Les rives inhospitalières, Tombeaux qu'on vous creusait dans des pays lointains, Pour revenir aux champs que possédaient vos pères, Et, tils courageux et prospères,
Poursuivre dans la paix vos superbes destins.
spersés !
ptal les,
’ L t 1SS6S :
vos veines !
unes
le Bellone,
ilé !
Ays lointains,
; vos pères,
tins.
ADOLPHE FOISSON 219
Entonnez avec nous, dans la fête bénie, Les chants joyeux de la patrie ; Mélons nos vieux drapeaux, et donnons-nous la main, Plus tard, s’il faut lutter, répétant notre histoire, À ces jours rayonnants de gloire
Donnons avec orgueil un brillant lendemain,
Bienvenue aux enfants de la vieille Acadie !
Voyez! leur tige reverdie
Relève avec effort ses rameaux florissants.
Des rivages du golfe aux bords de l'Atlantique, Ces fils d’une race héroïque,
Fidèles au passé, vont toujours grandissants,