SCÈNE PREMIÈRE SHARP, DICK, AMANDA, Buveuks et Joueurs
VOIX D1VEHS3ÏS, parlant de différents cotés. Utl g'i'Og 1 Du gill i
A boire ! Du wiski ! Garçon 1 par ici !
amanda, au comptoir. Un grog à ce bel homme ! <X vous sert! C/csl bien ! Un peu de patience! (a un mineur au comptoir.) Vous dites? Ah ! un verre d'eau sucrée, cinq dollars ! (a un antre.) Et vous? que je vous rende sur votre sac de poudre d'or ! Je n'ai pas de monnaie ! Tiens, quel est ce bruit? Encore un incendie ?
voix diveuses. On ne voit que cela tous les jours. La ville
a déjà brûlé trois fois! (On se groupe. On monte sur des chaises, des laides.)
sija'kp, h un monsieur. Ah ! cinq piastres pour la chaise, je
suis Curieux, moa. (tt monte sur la cliaise et prend la place du monsieur. F.e cortège est arrivé en scène; an fond roulement de tambours )
tous. Attention ! Attention !
DICK, l'homme à l'iiabil, monté sur un buffet. Habitants de Satl-
Francisco. (a Amanda.) Pardon, madame, prêtez-moi le coin de votre comptoir pour cinq minutes, (n tousse.)
HiAur*. Tiens! c'est Dick... le banqueroutier de New-York... Brave Dick ! Bonjour, honnête Dick !
dick. Tiens! c'est mailre Sharp, le failli de Washington. Je vous saine cordùdcnienl. digue maître Sharp... Habitants «e San-Fnmciseo, quelle que so'itvotre nationalité.. ..Américains;
Siex'Cîiins, Brésiliens. Ynnkoes, Anglais, Portugais, Français, jmuens.pnuestants. mabomélans s'il s'en trouve, mineurs, chercheurs, d'or, gambusinos, vendeurs de tout el propres à rien. <V.owtoz Ions! ..Noire aimable viheestpleine de filous!...
vus s. nui... oui... c'est vrai !
rm;K. Silence, messieurs! je suis déjà 1res- enroué. J'ai vis .Me tous les enviions depuis ce malin, il est pnriaiiemenl reconnu 'jue les plus dignes et les plus honorables gentlemen de t'eudroi! ne dédaignent pas parfois de piper aux dés... mi dp iuire s;m!er la carte au lansquenet, 11 y en a même quelip.ies-u.rss qui vous assassinent...
siiahp. Oui, oui, on est irès-expéditif en affaires ici.
rnr.K. En i"ybseuce de toute justice régulièi'Cincut constituée, un comité composé de gens de toutes les nations représenté! s à Sr-n-Francisco. s'est réuni el a proclamé la loi de Lynch.
tous. îbnvo ! oui, oui. la loi do Lym b !
mut Ln ioi de Lynch ! c'est à-dùvoeil pour œil e! dent pour dmiilEn conséquence, messieurs les filous, messieurs les fnces, messieurs les assassins, el en général les chevaliers du couteau, le gentleman du revolver, la corporation des jji.ick-pockctSj sont prévenus rpril sufiirn, pour cunstïlimr un irmucm vivant force de loi, de ions eei-N qui auraient, assisté à la perpéiralion d'un délit. Que celui qui s'en sera rendu *:mipabl«', sera pris, jugé el exécuté dans le délai d'une îiontT-. (Mnnvrnuni.) î m moindre des peines est 1 i mort : (»\ou- ^ciïioi)!.) mais ie tribunal aura toute liberté d'en régler h torum: fur-iliemen!. pendaison, écarlèlcmcnl, étranglement, i'ais, fer, U:u, corde ou poison, suivant les circonstances 1 i) eu vous garde de tout mal, messieurs les filous : j'ai dit!
rocs. Hourra' hourra ! pour la loi de Lyuehj niorl aux voleurs !
jsMAMM. Ça fait frémir la nature, et ils appellent cela nnn loi J
:>jm;i\ ]Uais s'ils pondent, tous les voleurs, il n'y aura plus ; risoime.ci îiycc qui fera-ton des affaires. Oh 1 ils ne savent l'iis coloniser ici 1 (Il mol la main ii s;i podio (;l a a lieu de sou i- .'rrlifiir, il misii la main ù'un pult-poïka.) liai ! ditCS donc, VOUS,
elSa loi de Lynch.
le vouant". Pardon, je me trompais!
sharp, s'cfKtiyani le nom avec sa msiifiio. Oh ! il avait fait le élue échange ;ivec ma monire, il a\;iil chipé ma montre. Oli ! very spirituel, very ingénieux! (i/c.u-orio s'éloigne, rouleitticut <iu tambour. On a repris sus places ;. 3u luiu, on joue à la roule T. c.)